Ravenne, 9 octobre 1821.
»Vous aurez la bonté de donner ou d'envoyer à M. Moore le poème
ci-inclus. Je lui en ai envoyé un double à Paris; mais il a probablement
quitté cette ville.
»N'oubliez pas de m'envoyer mon premier acte de _Werner_, si Hobhouse
peut le trouver parmi mes papiers;--envoyez-le par la poste à Pisw.......
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Une autre question!--l'_Épître de saint Paul_, que j'ai traduite de
l'arménien, pour quelle raison l'avez-vous retenue en portefeuille,
quoique vous ayez publié le morceau qui a donné naissance au _Vampire_?
Est-ce que vous craignez d'imprimer quelque chose en opposition avec le
jargon de la _Quarterly_ sur le manichéisme? Envoyez-moi une épreuve de
cette épître. Je suis meilleur chrétien que tous les prêtres de votre
bande, sans être payé pour cela.
»Envoyez-moi les _Mystères du Paganisme_, de Sainte-Croix (le livre est
peut-être rare, mais il faut le trouver, parce que Mitford y renvoie
fréquemment).
»Plus, une Bible ordinaire, d'une bonne et lisible impression (reliée en
cuir de Russie). J'en ai une; mais comme c'est le dernier présent de ma
soeur (que probablement je ne reverrai jamais), je ne puis m'en servir
qu'avec grand soin, et rarement, parce que je veux la conserver en bon
état. N'oubliez pas cela, car je suis un grand liseur et admirateur des
livres saints, et je les avais lus et relus avant l'âge de huit ans,--je
ne parle que de l'Ancien-Testament, car le Nouveau me fit l'impression
d'une tâche, et l'Ancien d'un plaisir. Je parle comme un enfant, d'après
mes souvenirs d'Aberdeen, en 1796.
»Tous les romans de Scott, ou les vers du même. _Item_, de Crabbe,
Moore, et des élus; mais plus de votre maudit rebut,--à moins qu'il ne
s'élève quelque auteur d'un mérite réel, ce qui pourrait bien être, car
il en est tems.»