«Vous dites que vous m'avez écrit souvent; j'ai reçu seulement la vôtre
du 11, laquelle est fort courte. Par le courrier d'aujourd'hui, je vous
envoie, en cinq paquets, la tragédie de _Sardanapale_, fort mal écrite:
peut-être Mrs. Leigh pourra vous aider à la déchiffrer. Vous voudrez
bien en accuser réception par le retour du courrier. Vous remarquerez
que les unités sont toutes strictement observées. La scène se passe
toujours dans la même salle; la durée de l'action est celle d'une nuit
d'été, environ neuf heures ou même moins, quoique la pièce commence
avant le coucher du soleil, et ne finisse qu'après son lever. Dans le
troisième acte, quand Sardanapale demande un miroir pour se voir en
armes, songez à citer le passage latin de Juvénal sur Othon (homme d'un
caractère semblable, qui fit la même chose). Gifford vous aidera pour la
citation. Le trait est peut-être trop familier, mais il est historique
(pour Othon du moins), et naturel dans un caractère efféminé.»