9 février 1821.

«Écrit un peu avant le dîner. Avant que je sortisse pour ma promenade à

cheval, le comte Pietro Gamba est venu me voir, pour me faire savoir le

résultat de la réunion des carbonari à F*** et à B****[102]. **** est

revenu tard la nuit dernière. Tout avait été combiné dans l'idée que les

barbares passeraient le Pô le 15 courant. Mais, d'après quelques

informations ou autrement, ils ont hâté leur marche, et ont passé il y a

déjà deux jours, en sorte que tout ce que l'on peut faire à présent en

Romagne est de se tenir en alerte et d'attendre l'approche des

Napolitains. Tout était prêt, et les Napolitains avaient envoyé leurs

instructions et intentions, le tout rapporté au 10 et au 11 de ce mois,

jours où un soulèvement général devait avoir lieu, dans la supposition

que les barbares n'avanceraient pas avant le 15.

[Note 102: Probablement à Forli et à Bologne. (_Note du Trad._)]

»Les Autrichiens n'ont que cinquante ou soixante mille hommes, armée qui

pourrait tout aussi bien entreprendre de conquérir le monde que de

pacifier l'Italie dans l'état actuel. L'artillerie marche en arrière, et

seule; et on a l'idée d'entreprendre de la couper. Tout cela dépendra

beaucoup des premiers pas des Napolitains. Ici, l'esprit public est

excellent; il faut seulement le maintenir: on verra par l'événement.

»Il est probable que l'Italie sera délivrée des barbares, pourvu que les

Napolitains tiennent ferme et soient unis entre eux. À Ravenne, on les

juge ainsi.

Œuvres complètes de lord Byron, Tome 12 comprenant ses mémoires publiés par Thomas Moore · 第 166 / 366 题