À M. MURRAY.

Ravenne, 23 novembre 1820.

«Les _Imitations_, dit Hobhouse, demanderont bon nombre de taillades

pour être adaptées aux tems, ce qui sera une longue affaire, car je ne

me sens pas du tout laborieux à présent. L'effet quelconque qu'elles

doivent avoir serait peut-être plus grand sous une forme séparée, et

d'ailleurs elles doivent porter mon nom. Or, si vous les publiez dans le

même volume que _Don Juan_, elles me déclarent auteur de _Don Juan_, et

je ne juge pas à propos de risquer un procès en chancellerie sur la

tutelle de ma fille, puisque dans votre Code actuel un poème facétieux

est suffisant pour ôter à un homme ses droits sur sa famille.

»Quant à l'état des affaires en ce pays, il serait difficile et peu

prudent d'en parler longuement, les Huns ouvrant toutes les lettres.

S'ils les lisent, quand ils les ont ouvertes, ils peuvent voir en

caractères lisibles tracés de ma main, que je les regarde comme de

_damnés bélitres et barbares_, et leur empereur comme un _sot_, et

eux-mêmes comme plus sots que lui; ce qu'ils peuvent envoyer à Vienne

sans que je m'en soucie. Ils se sont rendus maîtres de la police papale,

et font les fanfarons; mais un jour ou l'autre ils paieront tout cela;

ce ne sera peut-être pas bientôt, parce que ces malheureux Italiens

n'ont aucune consistance; mais je suppose que la Providence se fatiguera

enfin des barbares......................................................

«Votre, etc.»

Œuvres complètes de lord Byron, Tome 12 comprenant ses mémoires publiés par Thomas Moore · 第 129 / 366 题