À M. MURRAY.

Ravenne, 17 octobre 1820.

«Je vous envoie ci-joint la dédicace de _Marino Faliero_ à Goëthe.

Informez-vous s'il a ou non le titre de baron. Je crois que oui.

Faites-moi connaître votre opinion.

»_P. S._ Faites-moi savoir ce que M. Hobhouse et vous avez décidé sur

les deux lettres en prose et leur publication.

»Je vous envoie aussi un abrégé italien de l'appendix du traducteur

allemand de Manfred, où vous verrez cité ce que Goëthe dit du corps

entier des poètes anglais (et non de moi en particulier.) C'est

là-dessus que la dédicace se fonde, comme vous le verrez, quoique j'y

eusse songé auparavant; car je regarde Goëthe comme un grand homme.»

La singulière dédicace envoyée avec cette lettre n'a pas encore été

publiée, ni n'est parvenue, que je sache, entre les mains de l'illustre

Allemand. Elle est écrite dans le style le plus fantasque et le plus

ironique que le poète ait jamais manié; et la sévérité immodérée avec

laquelle il y traite les objets favoris de sa colère et de sa moquerie,

me force de priver le lecteur de quelques passages fort amusans[71].

[Note 71: Le lecteur aura encore ici une grande reconnaissance pour

la réserve de M. Moore!!! (_Note du Trad._)]

Œuvres complètes de lord Byron, Tome 12 comprenant ses mémoires publiés par Thomas Moore · 第 112 / 366 题