Ravenne, 11 septembre 1820.
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«Ce que Gifford dit du premier acte est consolant. L'anglais, le pur
anglais sterling[58] est perdu parmi vous, et je suis content de
posséder une langue si abandonnée; et Dieu sait comme je la conserve: je
n'entends parler que mon valet, qui est du Nottinghamshire, et je ne
vois que vos nouvelles publications, dont le style n'est pas une langue,
mais un jargon; même votre *** est terriblement guindé et affecté... Oh!
si jamais je reviens parmi vous, je vous donnerai une _Baviade et
Méviade_, non aussi bonne que l'ancienne, mais mieux méritée. Il n'y a
jamais eu une horde telle que vos mercenaires (je n'entends pas
seulement les vôtres, mais ceux de tout le monde). Hélas! avec les
cockneys[59], les lakistes[60], et les imitateurs de Scott, Moore et
Byron, vous êtes dans la plus grande décadence et dégradation de la
littérature. Je ne puis y songer sans éprouver les remords d'un
meurtrier. Je voudrais que Johnson fût encore en vie pour fustiger ces
maroufles!»
[Note 58: C'est-à-dire de bon aloi. Nous avons conservé le trope
national du texte.]
[Note 59: Nom national des badauds anglais, appliqué aux imitateurs
citadins des lakistes.]
[Note 60: Poètes de l'école des lacs. (_Notes du Trad._) ]