A M. HOPPNER.

«Un Allemand nommé Ruppsecht m'a envoyé, Dieu sait pourquoi, plusieurs

gazettes allemandes dont je ne déchiffre pas un mot ni une lettre. Je

vous les envoie ci-jointes pour vous prier de m'en traduire quelques

remarques, qui paraissent être de Goëthe, sur _Manfred_;--et si j'en

puis juger par deux points d'admiration (que nous plaçons généralement

après quelque chose de ridicule), et par le mot _hypochondrisch_, elles

ne sont rien moins que favorables. J'en serais fâché, car j'eusse été

fier d'un mot d'éloge de Goëthe; mais je ne changerai pas d'opinion à

son égard, si rude qu'il puisse être. Me pardonnerez-vous la peine que

je vous donne, et aurez-vous cette bonté?--Ne songez pas à rien

adoucir.--Je suis un littérateur à l'épreuve,--ayant entendu dire du

bien et du mal de moi dans la plupart des langues modernes.

»Croyez-moi, etc.»

Œuvres complètes de lord Byron, Tome 12 comprenant ses mémoires publiés par Thomas Moore · 第 75 / 366 题