Cette épitaphe me parut triviale et malsonnante. Ce «mangé par un ours»
m'était profondément désagréable, et me ridiculisait. Je fus pris de
pitié pour notre pauvre langue; en effet ce mot «mangé» demandait une
explication; signifiait-il que j'avais été la proie d'un cannibale ou
d'un animal? Cette méprise ne saurait exister en allemand, où le mot
«essen» veut dire mangé par un homme et «fressen» par un animal. Comme
la question se simplifierait en allemand!