ARIEL.

Écoutez, écoutez; j'entends

La voix claire du coq crêté

Qui crie: Cocorico.

FERDINAND.--Où cette musique peut-elle être? Dans l'air ou sur la

terre? Je ne l'entends plus: sans doute elle suit les pas de quelque

divinité de l'île. Assis sur un rocher où je pleurais encore le

naufrage du roi mon père, cette musique a glissé vers moi sur les

eaux; ses doux sons calmaient à la fois la fureur des flots et

ma douleur: je l'ai suivie depuis ce lieu, ou plutôt elle m'a

entraîné.--Mais elle est partie. Non, elle recommence.

ARIEL _chante_.

A cinq brasses sous les eaux ton père est gisant,

Ses os sont changés en corail;

Ses yeux sont devenus deux perles;

Rien de lui ne s'est flétri.

Mais tout a subi dans la mer un changement

En quelque chose de riche et de rare.

D'heure en heure les nymphes de la mer tintent son glas.

Écoutez, je les entends: ding dong, glas.

La Tempête · 第 13 / 35 题