_Les Alliés débarquent à Salonique_
..... Il est inutile d'ajouter que le Gouvernement, outre la
protestation qu'il a formulée, ne compte pas prendre de mesures
matérielles pour s'opposer au passage de l'armée anglo-française qui
accourt à l'aide de nos alliés serbes menacés par les Bulgares.
_Discours prononcé par M. Venizelos, le 4 octobre, au Parlement grec._
..... Pour secourir les Serbes nous devons passer par Salonique et,
dès les premiers jours de la mobilisation bulgare, nous avons engagé à
cet effet des négociations avec le président du Conseil d'Athènes. Ces
négociations étaient d'autant plus naturelles que le traité définitif
conclu entre la Serbie et la Grèce, à l'issue de la seconde guerre
balkanique, vise une agression de la Bulgarie.
..... On a dit que nous violions la neutralité de la Grèce et l'on
a même osé comparer notre action à celle de l'Allemagne violant la
neutralité de la Belgique, parjurant sa signature et mettant à feu
et à sang ce noble pays. Les conditions dans lesquelles nous sommes
allés à Salonique, les conditions dans lesquelles nous avons débarqué,
l'accueil que nous avons reçu suffisent à démontrer l'inanité de ces
accusations.....
_Déclaration de M. Viviani, président du Conseil, à la Chambre des
Députés, le 13 octobre 1915._
[Illustration]