LE MAGE.

Apparaissez,

Entités au néant du réel condamnées par votre félonie.

Apparaissez.

Pour une trêve, sauvées de vos entraves humaines, sous les arceaux

royaux des Rites,

Apparaissez.

Surgissent dans le ciel d'or battu, par-dessus le fronton limpide du

temple, Henriette, Marceline, Albarel. Tous trois chevauchent un

monstrueux phallus d'asémon.

Quelque temps ils planent, puis s'abattent au centre de la fête ainsi

que des étoiles filantes.

Rumeur. Des rires unanimes frissonnent dans la foule. Les Kobolds

courent aux arrivants et les battent. Les Sylphides les giflent avec des

palmes.

Des fleurs riveraines opalines agitées, de leur vol circuitant autour

des Enchantés, les translucides Lémures atténuent le charme pénal. Des

teintes de ciel au couchant illuminent les faces blêmes et ardent dans

les yeux voilés par l'atone de l'existence réelle. L'émail des sourires

commence à briller comme des lunes jeunes; les gestes évoluent avec

l'ampleur rhythmique des périodes sidérales.

Les demoiselles Goubert: mœurs de Paris · 第 40 / 53 题