LA CARTE DE PHILIPPE.

S'il avait pu voir le flot de triomphante allégresse qui soulevait mon

cœur! La porte du sanctuaire s'ouvrait; je l'entendais rouler sur ses

gonds. Je n'avais plus besoin de l'inabordable M. Lais pour franchir

le seuil de mon bonheur; Philippe était une clef; j'avais Philippe.

Je l'avais! Il m'appartenait. Je n'étais certes pas un bien profond

observateur, mais, depuis trois semaines que j'habitais l'hôtel de

Kervigné, j'avais acquis cette conviction que le premier venu aurait

vidé la bourse de ma cousine en lui disant seulement que ses vingt

huit ans restaient là, visibles à l'œil nu, quelque part à l'horizon.

Je savais, en outre, que le marquis mon beau-frère lisait des romans

traduits de l'allemand pour parler aux cœurs sensibles _ex professo_

et conquérir ainsi les économies de ma tante Bel-Œil. Gérard mon

frère, le chef d'escadron de cuirassiers, devenait gourmand avec ma

tante Nougat, dès qu'il avait besoin de vingt louis, ce qui se

présentait fréquemment. Je n'ignorais donc ni ce que c'est qu'un

faible, ni la manière de l'exploiter.

Ce pauvre beau Philippe avait un faible; son faible était même si bien

portant qu'on pouvait l'appeler fixe. Dans les ateliers, terre

classique des partis-pris baroques et des systèmes fantastiques, on

nomme cette maladie: une _tocade_. Mon pauvre Philippe, mon vrai

beau-frère, était en puissance de tocade. Il suffisait de faire

toc-toc à l'endroit précis où sa tocade lui toquait le cerveau pour

avoir raison de lui.

Etant donné le plus élémentaire de tous les agents, la ligne nue; le

plus ingrat, le plus naïf de tous les procédés: la silhouette; le plus

offensant de tous les contrastes: l'opposition du blanc au noir; étant

supprimé le gris, cette ouate que la gravure, la lithographie et même

la photographie mettent entre les deux pôles contraires du jour et de

la nuit, Philippe Laïs prétendait faire jaillir la couleur.

Il se consentait pas même, comme M. Ingres, à mêler les matières

colorantes sur sa palette en doses homéopathiques. Son rêve se

formulait ainsi: «Donnez moi un papier blanc à mettre sur un papier

noir, et mes ciseaux qui sont un prisme, vont vous montrer toutes les

dégradations du spectre solaire.»

Au moins, le docteur Josaphat jouait un peu au hasard de la chaîne

électrique et ne savait pas bien au juste ce que c'était que la

juxtasonnance. Le docteur Josaphat, un tiers de savant, un tiers de

charlatan, un tiers d'original, n'était qu'un toqué imparfait. Mais

Philippe, bonté du ciel! l'homme le plus pur, le plus érudit, le plus

logique, le plus brave que j'aie rencontré en ma vie! Son idée fixe

était grosse comme un marteau de forge! Il avait bâti autour de sa

conviction des murs plus épais que ceux d'une forteresse. Ce qu'il

professait, il le voyait, car nos sens peuvent devenir fous.

Ce soir-là, je les suivis tous trois de bien plus loin qu'à

l'ordinaire. Désormais, j'avais quelque chose à perdre: on me

connaissait; si j'avais été surpris, adieu mes châteaux en Espagne!

Malgré son entêtement, Philippe Laïs n'aurait pu croire, en effet, que

je suivais ses découpures.

«On se fait des monstres! me disais-je en regagnant à pied l'hôtel de

Kervigné. Il ne s'agit que de voir les gens. Chacun est vulnérable par

un côté. Ce fameux fossé qui me donnait la chair de poule, un enfant

le sauterait.»

Le lendemain au déjeuner, petite maman avait sa migraine. Au dessert,

elle me dit d'un air languissant:

»J'ai vu le docteur hier soir.

--Comment va la musique? demandai-je.

--C'est lui qui ma donné ma migraine.

--Le docteur!

--Il vous a rencontré deux fois, le soir, sur le boulevard

Beaumarchais.»

En disant cela, elle me regardait attentivement. Je répondis avec un

sang-froid qui m'étonna moi-même:

«Cela n'est pas impossible.

--Aucune de ces dames ne demeure de ce côté, murmura-t-elle.

--Excepté la comtesse, place Royale.

--Très bien!» fit-elle avec un demi-sourire.

Puis elle ajouta négligemment:

«Chevalier, n'auriez-vous point pris, vous aussi, quelques actions du

théâtre?

--Quelle folie!»

Elle menaça du doigt.

«Si vous m'aviez trompé, René, prononça-t-elle d'un accent dramatique,

vous auriez agi en malhonnête homme!»

Dieu m'est témoin que je ne l'avais point trompée. Dans nos

entretiens, elle faisait assez généralement les demandes et les

réponses. Pour tromper, il faut promettre; je n'avais pas eu la peine

de promettre: c'était elle qui arrangeait nos petites affaires à elle

toute seule.

«Il faut t'aimer comme tu es, René, murmura-t-elle. J'ai fait une

folie, la punition commence. Mais quand je souffrirais un peu plus,

qu'importe, si tu es heureux.»

Ceux de mon âge sont touchés aisément.

Je baisai sa main de tout mon cœur. Elle me fit asseoir près d'elle,

essuya ses yeux où il n'y avait plus de larmes, et murmura dans son

mouchoir qu'elle avait mis entre ses dents:

«Dis-moi qui tu aimes, j'aurai la force d'entendre cela!»

Mais moi, je ne l'entendais pas ainsi le moins du monde. Beaucoup de

gens sont heureux de s'épancher, je le sais bien; je ne suis pas

d'entre eux. J'avais vécu solitaire. Mon amour se suffisait à lui-même

et je n'avais pas besoin de confident.

«Je n'aime pas,» répondis-je.

Il se répandit une telle expression de joie sur son visage que j'eus

regret d'avoir ainsi parlé.

«Tu as bon cœur et tu es incapable de mentir!» murmura-t-elle.

Puis elle s'écria:

«Je suis guérie! Je te prends ta journée.... tout entière, entends-tu?

et ta soirée! si tu refuses, je verrai bien que tu n'as pas dit la

vérité.»

Je ne refusai pas.

«Sais-tu ce que nous allons faire ce soir! me demanda-t-elle gaiement.

Mon mari a monté en grade; il protége le drame, nous irons voir Mlle

Léa Mouton, jeune premier rôle de l'Ambigu-Comique.»

Nous allâmes voir Mlle Léa Mouton, qui était une belle brune, allaitée

au théâtre Chantereine, prononçant les rrrrr à la façon de la bonne

école, et disant: Merci, mon Dieu! comme un séraphin. Le regard de

celle-là promettait qu'elle ne refuserait jamais aucun mobilier.

C'était ici comme là-bas, exactement. Laroche, en habit noir, trônait

aux stalles d'orchestre, et le président se cachait dans une baignoire

d'avant-scène. On lança des fleurs à Mlle Léa Mouton; quand on la

rappela, selon le rite, Laroche se leva pour l'applaudir galamment.

Nous sortîmes après le troisième acte: ma cousine était de mauvaise

humeur tout à fait. Elle me dit que Léa Mouton était marquée de la

petite vérole.

«Baïoque est à Paris! nous dit le docteur Josaphat sous le péristyle,

comme on annonce l'apparition d'une comète à l'horizon. Il étudie la

juxtasonnance. Comment trouvez-vous notre brebis? Eh! eh! chevalier,

avez-vous fini, là-bas, du côté de la Bastille? Vous savez que ma

chaîne a réduit en deux jours une pleuro-pneumonie double avec ictère?

C'est joli. J'invente un bracelet. Plus de phthisie! L'académie est

aux champs. Voici l'adresse de la pleuro-pneumonie:» Mlle Quillebœuf,

manicure, passage Tivoli, 9, chez M. Audrié.» Nous marchons. Sentez le

président: cette Léa fume comme un amour. Je vais chez Baïoque.»

Je reconduisis fidèlement ma cousine à l'hôtel. En chemin, elle me dit

de lui acheter des cigarettes. On lui eût fait avaler des sabres!

Dix heures et demie sonnant, j'étais à mon poste, assis devant une

carafe d'eau glacée à la seconde table du café qui fait le coin du

boulevard et de la place de la Bastille, Philippe arriva presque

aussitôt après en fredonnant son air favori. Je le saluai comme il

s'asseyait.

«Ah! me dit-il, vous êtes du quartier? C'est le diable. Je n'ai pas pu

enlever l'aile gauche de mon cygne.»

Puis il demanda un journal, parce qu'il y avait des nouvelles

d'Orient.

J'aurais voulu l'Orient au fin fond de l'enfer.

«Peut-on voir?.... demandai-je après une mortelle demi-heure et au

moment où il rejetait son journal.

--Ma Léda. Je l'ai guillotinée, j'en perds beaucoup par impatience. En

cherchant bien, on devrait tout faire, car le propre d'un groupe est

de ne renfermer que des lignes continues. Tout se tient dans un

tableau, à tout le moins par le sol qui supporte les personnages. Mais

le beau mérite que de rendre la vie par la vie. Délayez une vessie de

rouge et vous aurez un vrai sang. Est-ce que vous avez entendu parfois

des gens parler en vers? C'est la difficulté qui est l'art. Tout ce

qui éloigne l'art de la nature dans le sens de la difficulté est un

progrès. Voyez si les sculpteurs peinturlurent leurs statues. Je vous

ferai une statue en papier qui aura le relief que vous voudrez. J'ai

dessiné un bras tendu, en plein raccourci, avec le doigt roide comme

une épée. C'est l'_a b c_. La couleur! voilà le grand problème.

Les portes de ce misérable théâtre s'ouvraient.

Dès que les portes du théâtre s'ouvraient Philippe Laïs allait à son

devoir. Celui-là devait bien aimer sa sœur, et pour cela je l'aimais

deux fois.

Mais quelle devait être cette famille? L'intérieur de cette maison

m'apparaissait souvent comme un calme et noble sourire. Ma pensée en

était toute éclairée. Ce n'étaient pas des gens comme les autres; du

moins je ne les voyais point sous le même aspect que les autres. Ils

étaient plus beaux et ils étaient autrement beaux. Ils posaient devant

moi, purs comme un groupe de marbre. Cela venait-il de ce que je

connaissais leur origine? Peut-être, mais cela venait aussi de ce

qu'ils étaient, en réalité, modelés selon la ligne antique. J'avais

peu de littérature, je le répète, je ne pensais point, selon

l'habitude d'un grand nombre, à l'aide de poétiques réminiscences.

Avouerai-je davantage? Avant de connaître cette famille hellène, je

respectais les souvenirs de la Grèce classique beaucoup plus que je ne

les aimais.

Ce qui m'avait séduit, c'était l'harmonie vivante de cette trinité

groupée si naïvement: la fille, le trésor, gardée par le vieillard et

par le jeune homme; ce qui m'avait séduit aussi, c'était la

concordance idéale, la symétrie douce et tendre de leurs beautés. Il

eût été pour moi impossible de rêver à cette enfant adorée un autre

père. Son père l'ornait. Elle était la parure de son père, doublement

heureux, car il avait un autre orgueil: il avait Philippe, le plus

beau des trois, sans doute, le type le plus élevé de la beauté humaine

qui ait jamais frappé mes regards.

Quatre fois de suite je revins m'asseoir auprès de Philippe avant

d'obtenir un résultat. Comme presque toutes les natures douces, il

s'attachait par l'habitude et il prenait confiance à l'usé, sans qu'il

y eût pour cela aucune valable raison. Ce n'est pas que je fusse sans

faire tous mes efforts pour captiver son affection; mais ces efforts

que je faisais, se bornaient nécessairement à bien peu de chose.

J'écoutais plus que je ne parlais, et à peine, d'ailleurs, la

conversation devenait-elle intéressante, que cet odieux théâtre

vomissait sa foule et nous séparait.

Paris est au monde la ville où se nouent le plus de relations de ce

genre. Il est à Paris des milliers d'amis de café, de restaurant,

d'omnibus et de promenade qui n'ont jamais songé à échanger leurs

noms. Ils sont réunis par une communauté d'habitude; hors du cercle de

l'habitude, peut-être n'auraient-ils plus de plaisir à se voir. On

sait l'anecdote de ces deux habitués du Théâtre-Italien qui,

partageant depuis vingt ans les mêmes enthousiasmes et les même

rancunes musicales, se trouvèrent une fois face à face hors de leurs

stalles. Le hasard avait rapproché leurs enfants à leur insu et ils

devenaient frères en apprenant mutuellement comme ils s'appelaient. Ce

fut une grande joie; mais ils changèrent de stalles.

Ce fut du reste l'impatience produite par cette interruption

périodique de nos courtes entrevues qui mit fin à mon purgatoire.

Philippe mettait à développer ses théories une inconcevable passion.

Rien n'entraîne comme la démonstration de l'impossible. Les deux

dernières fois, en me quittant, il s'était écrié: On ne peut causer

ici!

Cela m'avait donné l'espérance. Le quatrième soir, je m'arrangeai de

façon à le pousser par quelques objections faciles à résoudre. Il prit

feu comme un paquet d'amadou, et quand les bourdonnements de la foule

annoncèrent la fin du spectacle, il frappa la table d'un maître coup

de poing.

«J'ai chez moi, me dit-il, des copies de Raphaël et des copies de

Rubens. C'est seulement en voyant les unes auprès des autres qu'on

peut voir ce que j'entends par la couleur.

--Des copies de Raphaël et de Rubens en découpures! m'écriai-je.

--Comment vous nommez-vous? me demanda-t-il, au lieu de répondre.

--René, répliquai-je.

--Tout court?

--Tout court.

--Et que faites-vous? Je vous demande pardon: je suis chez mon père et

j'ai ma sœur.

--Je suis attaché au ministère de la justice.»

Il hésita, puis il reprit:

«Voulez-vous me venir voir?

--De tout mon cœur.

--A quelle heure êtes-vous libre?

--L'après-midi.

--Eh bien! demain je vous attendrai à trois heures.»

Il me tendit la main, pendant que je lui disais:

«C'est convenu.»

J'étais si transporté que je ne songeai point à lui demander son nom

ni son adresse. Je savais tout cela du reste, mais, vis-à-vis de lui,

je ne devais point le savoir. Heureusement, il eut la même idée que

moi, car, cinq minutes après, un garçon du théâtre vint me remettre

une carte portant: Philippe Laïs, rue Saint-Sabin no 19.

Il y avait maintenant six jours que je n'avais mis les pieds au

théâtre, car ma cousine avait pris, vis-à-vis de moi, le rôle de

victime et j'étais obligé de lui tenir compagnie après le dîner. C'est

moi qui étais véritablement victime, et je commençais à me regarder

comme un opprimé. J'allais au ministère tous les 32 du mois; le

concierge de l'Ecole de droit ne connaissait pas encore mon visage.

Ma cousine avait besoin de moi dès le matin, pour prendre son café;

elle avait encore besoin de moi à midi pour me parler de ses

vingt-huit ans en dévorant le second déjeuner; de midi à cinq heures,

c'étaient les emplettes, ses visites à elle et le bois, où il lui

fallait bien quelqu'un, en conscience. Le ministère n'est pas un lieu

de plaisir, l'Ecole de droit ne peut rivaliser avec le jardin

d'Armide, mais croyez que je regrettais bien souvent l'Ecole de droit

et le ministère, occupé que j'étais pendant quatre mortelles heures à

entendre vanter le sort de celles qui n'ont plus rien à ménager, ou

bien encore à compter les mois de nourrice de toutes celles qui

chancelaient au sommet de leurs vingt-huit ans. Age terrible! âge

odieux! chiffre féroce qui frappait sans cesse mon oreille comme une

baguette bat le tambour.

Ma cousine avait une demi-douzaine d'amies qu'elle nommait

spécialement: «ces dames», qui étaient comme elle un peu déclassées,

un peu ravagées, et que sa nouvelle suzeraineté sur moi rendait

jalouses. Cela l'enchantait. Elle courait après ces dames quand elle

m'avait et m'eût volontiers juché au bout d'une hampe comme un

drapeau.

Je savais, grâce à Dieu, les aventures de ces dames, par le menu.

C'était un recueil de tempêtes, quelque chose comme les _Beautés de

l'histoire des naufrages_. Au contraire de ma cousine, qui avait passé

au travers des plus horribles tourmentes sans jamais sombrer, ces

dames chaviraient à la moindre bourrasque; l'Océan parisien roulait çà

et là leurs débris. Je m'étais engagé à ne pas faire la cour à ces

dames, et sur ma foi de chrétien, je fais serment de n'avoir jamais eu

la moindre envie d'être parjure.

Chaque fois que j'ai voulu parler des soirées de ma cousine, la peur

m'a pris. Je redoutais ces soirées comme le choléra-morbus. Ces dames

en étaient l'honneur. Elles avaient toutes des _positions_, quoique

ces positions fussent toutes plus ou moins ébréchées. Leurs titres

sonnaient bien, elles formaient un sénat, présidé par ma cousine, et

dont la mission était d'écraser le _casuel_.

Le casuel, autrement dit tiers-état, se composait de visiteuses

officielles qui venaient chez ma cousine à cause de la dignité de son

mari; bonnes vieilles conseillères, avocates générales et même petites

substitutes pointues, charmantes ailleurs peut-être, mais ici en

défiance légitime et cuirassées comme des plongeurs.

Ma cousine aurait voulu qu'on lui demandât sans cesse aide et

protection; son rêve était de passer debout entre deux haies

agenouillées. Elle n'avait, au demeurant, nulle méchanceté dans le

cœur, mais je ne sais pas ce qu'elle eût fait de son mari et de la

femme du ministre, si ce double escamotage avait dû la conduire au

portefeuille.

On s'ennuyait chez elle d'une façon si navrante que le cœur

défaillait. M. Kervigné avait coutume de faire un tour de salon vers

les onze heures. S'il se trouvait là quelque magistrat important, il

restait; mais s'il n'y avait que du fretin, selon l'habitude, il

disparaissait dans un nuage. Josaphat appelait cela la bénédiction. A

partir de ce moment solennel, le casuel n'avait plus qu'une

préoccupation: la fuite. On glissait à bas bruit vers la porte; onze

heures et demie sonnant trouvaient la dernière substitute bâillant

dans l'antichambre, et ces dames, réunies en petit comité avec ces

«messieurs,» prenaient le thé au sucre de la médisance.

Qui étaient ces messieurs? Hélas! qui l'on pouvait: d'anciens beaux

fruits, des aigles empaillés où la mite s'était mise, quelques

vicomtes de Landerneau en passant, un monsignor obèse qui jouait la

contre-partie de Tartuffe, le docteur Josaphat.... Mais Josaphat était

ici comme le soleil. Toutes ces dames regrettaient ses rayons et

aspiraient à se replonger dans sa gloire.

Quel heureux perroquet j'aurais fait, si j'avais eu la moindre

vocation pour l'état de Vert-Vert!

Annette Laïs · 第 37 / 115 题