Aussi j'allai m'accouder tranquillement au parapet du canal, sur la
place, et je passai la une heure de complète quiétude. J'ai dit que je
n'étais pas un poète, mais l'amour jeune et profond dégage toujours
une très grande quantité de poésie. Ce serait une vanterie puérile de
prétendre que je n'ai jamais cédé aux avances de la folle du logis.
J'entends toujours par ces mots n'être pas poète, la disposition
habituelle où je suis à voir les choses de sang-froid, sans les
embellir ni les grossir; j'entends aussi par là le peu d'influence
qu'exerce sur ma pensée l'aspect d'une nature dite poétique.
Ce sont les intolérables refrains de certains poètes en l'honneur du
printemps, du feuillage, du moulin, des bluets et autres jolies choses
qui m'ont fait penser de très bonne foi que le sens poétique est
oblitéré en moi. Je vois tout cela autrement qu'eux, à ce point que
cela me repose tandis que leur chanson me fatigue. Aussitôt que
j'entends leur voix quelque part dans le paysage, je ne veux plus du
paysage: leur petite métaphore me gâte l'immensité du désert, et il
m'a semblé ouïr parfois le prétentieux gloussement de leur phrase
jusque dans les vastes rumeurs qui vont se propageant, la nuit, sur
nos grèves.
Je ne suis pas poète, puisqu'ils sont poètes.
Tout ce que je sens est en moi; j'ai dans mon amour tous les sourires
du printemps et tous les rayons du soleil. J'aime à ce point que, pour
moi, le bonheur est en elle, indépendamment du reste de l'univers. Mes
meilleures joies, mes heures les plus radieuses, je les ai eues entre
les quatre murs d'une mansarde, d'où l'on voyait six mètres de toiture
et un tuyau de poêle. Je veux bien un palais pour elle; pour elle, je
veux bien les enchantements de la mer ou le cordial parfum de la
nature alpestre; pour moi, je ne veux qu'elle.
J'ai ma jeunesse et j'ai mon admirable passion. Qu'ai-je à faire
d'être poète?
Faut-il de la musique aux repas vaillants de nos paysans? J'ai soupçon
que la poésie comme l'entendent ceux dont je parle, n'est que le
stimulant nécessaire à l'appétit lassé. Qu'ils se versent l'absinthe
ou qu'ils pulvérisent la cantaride, j'ai ma jeunesse. Je serai poète
plus tard.
J'ai ma passion qui ne rêve rien, en face de la réalité plus splendide
que le rêve, et qui, loin de l'objet aimé, ne rêve que la réalité
même.
Je les ai vus, vieillards de vingt ans, finir leur chanson sous la
table. Je ne suis pas poète. Je les ai vus flétrir eux-mêmes
l'adorable fleur de leur génie et broyer, ivres qu'ils étaient, le
bouquet de leurs pensées. Ils faisaient cela en beaux vers. La barbe
leur venait; ils parlaient d'illusions perdues. Ils étaient comme ces
enfants prodigues à qui l'heure de la majorité n'apporte que des
dettes. Ils chantaient pourtant le soleil, les roses; ils chantaient
Dieu même parfois, quand ils ne l'insultaient pas. Peut-on faire pis?
Oui. Ils chantaient l'amour! Je ne suis pas poète: je n'ai reconnu
chez eux ni mon amour, ni mon soleil, ni mon Dieu. J'aime Dieu qui me
l'a donnée, le soleil qui joue sur son front, les fleurs qui la font
sourire.
Mais, excepté Dieu qui tient sa vie, il ne me faut rien de tout cela
pour l'aimer.
Ce n'est pas un paysage inspirateur que celui du canal Saint-Martin.
Il faisait une nuit sombre et chaude. Par intervalles, les larges
gouttes d'une pluie orageuse tombaient sur mon front nu. Je regardais
la longue ligne des réverbères et je me laissais aller à je ne sais
quel engourdissement qui me charmait. Je ne voulais pas penser,
j'étais trop heureux. Je ne voulais pas me demander ce que j'avais
conquis, en définitive; je savais peut-être que le calcul m'eût
répondu: néant. Les mathématiques mentent toujours; il n'y a de
vraiment vrai que la passion dont le bilan ne se dresse pas avec des
chiffres.
Ainsi ment tout ce qui est science exacte, tout ce qui a la prétention
de raisonner ou de calculer, en partant d'une base inflexible.
L'exactitude vous commandera impérieusement de croire qu'on est mieux
accoudé sur le velours d'un balcon que sur le pauvre parapet du canal
Saint-Martin. Qu'en sait-elle? De quoi se mêle-t-elle? La poésie
divague au moins et s'en vante. Si un baron des Adrets m'acculait à la
nécessité barbare de choisir entre cette belle éreintée que les uns
appellent la Poésie et cette vieille folle que d'autres nomment la
Raison, j'aimerais mieux livrer ma tête. J'avais tout conquis; j'étais
au pinacle, il ne me manquait rien, et aucun bras de fauteuil ne
valait la pierre poudreuse de mon parapet. Voilà le vrai.
Comme je l'avais vue belle! Quel étrange contraste entre elle et ces
hannetons femelles qu'on _agaçait_ et qui _soupaient_! Elle avait un
cadre: bienfait suprême pour tout tableau. Ce beau vieillard, ce noble
et doux jeune homme! j'avais tout conquis, puisque j'admirais tout.
Dans le jour, la place où nous sommes est une des plus vivantes de
Paris et sert perpétuellement de champ de foire. Maintenant surtout
que le canal a disparu sous le boulevard, c'est le théâtre en plein
vent où vient se délasser le pauvre, dont le meilleur ami est toujours
un charlatan. On y voit l'artiste intrépide qui arrache les dents avec
une catapulte et le fameux médecin qui a su ployer la clarinette, la
grosse caisse et le trombone à l'enseignement public de l'anatomie; on
y vend des couteaux sans manche et des saladiers sans fond, l'eau de
jouvence, le saucisson lyonnais, édité rue Mouffetard, les anglaises
blettes à un sou le tas et l'art d'être heureux en ménage. Le génie
d'or de la colonne de Juillet semble présider à ces joies plus naïves
que celles du village et calculer, lui aussi, au milieu de ces
effrontées déceptions, les conquêtes de la science populaire.
Mais la nuit, c'est un lieu désert entre tous; Paris qui veille est
bien loin; on ne l'entend même pas. Le jour travaille ici et la nuit
dort.
Il est certain que je serais resté là jusqu'au jour sans un sergent de
ville, qui vint à moi d'un pas indolent et grave. Il m'indiqua mon
chemin et me fit songer enfin à regagner l'hôtel de Kervigné.
Trois heures sonnaient aux vingt horloges des couvents du quartier
quand je soulevai le marteau de la porte cochère. Chez ma cousine, ce
n'était point du tout heure indue. Je rentrai dans ma chambre, je me
mis au lit, comptant sincèrement sur une nuit d'insomnie, et je dormis
le sommeil du juste pour ne m'éveiller qu'au grand jour.
Mon réveil fut une béatitude. La pensée d'Annette ne me vint point:
elle était en moi et ne pouvait plus me quitter. Il m'arrivait
rarement de chanter; j'eus besoin de chanter. J'aurais voulu parler à
quelqu'un de mon bonheur, et pourtant je tenais à mon secret comme à
un cher trésor. Il y avait autour de moi je ne sais quelle lueur qui
était faite de sourires.
«Madame demande monsieur,» dit Laroche, à ma porte entrebâillée.
Je fis à Laroche un petit signe de tête amical, et je m'habillai
paisiblement, sans même songer au biais à prendre pour raconter ma
soirée de la veille. Je trouvai petite maman à son café au lait. Elle
avait le plus vaporeux de tous ses peignoirs et du blanc sur les joues
au lieu de rouge, parce qu'elle était un peu indisposée. Elle me jeta
un regard languissant et me tendit sa main, que je baisai.
«Voyons, René, me dit-elle aussitôt que je fus assis, tu as quelque
chose. Es-tu amoureux?
--Moi!» m'écriai-je.
Je pense que je pâlis, car elle me regarda curieusement. Mais une
femme dans la position de ma cousine n'est jamais bon juge. Son parti
est pris à son insu, et sa fantaisie met un véritable bandeau sur ses
yeux. Quand elle parle, le mot amour et ses dérivés forment, malgré
elle, le fond de la langue; mais tout cela, dans sa pensée, ne peut se
rapporter qu'à elle-même. Elle est seule en cause; en dépit de son
expérience qui est grande, elle doit fatalement se tromper.
«Es-tu amoureux?» signifie dans sa bouche:
«Ah çà! chevalier, faudra-t-il vous dicter votre déclaration? Il y a
un terme à tout, et ceci passe les bornes. J'ai jeté le pont,
franchissez-le ou je me fâche!»
Elle ne saurait voir un amour dont elle ne serait pas elle-même
l'objet. C'est la nature.
Une femme dans la position de ma cousine est tout bonnement affligée
d'une idée fixe. On ne la taxe point de folie, parce qu'il faudrait
griller trop de fenêtres. Cette maladie, pour être très commune, n'en
est pas moins curieuse. Elle existe chez toutes les femmes qui mettent
plus de deux lustres à passer leur vingt-huitième année. Or c'est
énorme ce que vous en trouveriez dans Paris! L'étude consciencieuse de
ces symptômes produirait le chef-d'œuvre de la comédie moderne.
Notre sujet est ailleurs. J'écris l'histoire de mon amour. Mme de
Kervigné aura exactement la place qu'elle prit dans ma vie.
Sa question fut pour moi le supplice de Tantale. Ce qui était en moi
voulait faire explosion, et le nom d'Annette me brûlait la lèvre. Je
le retins cependant, quoique je fusse loin de comprendre tous les
dangers d'une confession.
«Mon Dieu! reprit la présidente, quand même tu serais amoureux!....
--Petite maman, balbutiai-je, vous m'avez déjà dit que ce n'était pas
un crime.
Elle fut jeune et jolie pendant le quart d'une minute. Pendant le même
espace de temps, j'eus l'intime conscience de notre situation.
«Voyons, chevalier, poursuivit ma cousine en victorieuse qui ne veut
pas pousser trop loin ses avantages, qu'avons-nous fait hier au soir?»
Je sentis le feu qui me montait au visage.
Ce que j'avais fait, Dieu du ciel! J'avais passé trois heures sur un
banc et deux heures contre un parapet. Cela peut-il se dire?
«Rien, répliquai-je, affectant une humilité profonde.
--Comment, rien! Vous n'avez pas même pensé à moi?
--Tenez, m'écriai-je, je vous en supplie, petite maman, donnez-moi des
leçons comme à un paysan. Je ne suis pas plus avancé que le premier
jour. Cela me désespère! Quand je vais ouvrir la bouche, j'ai pitié de
ce que je vais dire!
--Pauvre chéri! Cela ne durera pas. Apprends d'abord à me parler, à
moi.... Ne suis-je pas une femme?»
Elle s'arrêta. Je restai muet. Peut-être n'étais-je plus beaucoup à
l'entretien déjà.
«Comment t'y prendrais-tu, continua-t-elle en riant, mais d'un air
modeste, si tu m'aimais, pour me dire: Je vous aime.
--Ne le savez-vous pas sans que je vous le dise, repartis-je.
--Très-bien!» s'écria-t-elle en battant les mains.
Puis, avec impatience:
«Il y a du Normand chez tous ces petits Bretons!»
Elle se mit à boire son café au lait à grandes gorgées. Je murmurai
d'un ton plein de soumission:
«Ne dit-on jamais rien aux femmes, sinon je vous aime!
--Jamais!» me répondit-elle sèchement.
Puis elle ajouta comme un docteur en chaire:
«L'art de la conversation consiste à savoir les dix mille manières de
le dire.
--Mais si ce n'est pas vrai, pourtant...
--Est-il vrai, m'interrompit-elle, que tu sois le très humble et le
très obéissant serviteur de tous ceux à qui tu écris des lettres?
--Je crois comprendre....
--Ne te gêne pas: dis ce que tu comprends.
--C'est une politesse?
--Précisément. La seule politesse avec les femmes.
--Et de même qu'on varie les formules au bas des lettres?
--Il est charmant! Mon élève, je vous donne un bon point;
embrassez-moi.»
Telle fut l'explication que je fournis au sujet de mon escapade. Ce
jour-là, ma cousine s'empara de moi pour faire des emplettes. Nous
courûmes de magasin en magasin. J'étais page, et ma châtelaine, à ce
qu'il parut, n'éprouvait pas peu de plaisir à montrer le nouvel
officier dont elle avait orné sa maison.
«Où allons-nous ce soir? me dit-elle au dîner, en me voyant tout de
noir habillé.
--Mon intention est de faire quelques visites,» répondis-je.
Elle fronça le sourcil pour tout de bon cette fois.
«Et moi, je vais rester seule? repartit-elle avec aigreur. Je suis
chargée de vous, René; je ne veux pas que vous fassiez de mauvaises
connaissances.»
J'essayai de lui prendre la main; elle la retira. Je pris un ton froid
et ferme pour dire.
«Vous m'avez donné à entendre, et ma mère m'a positivement enseigné
que, pour parvenir, le chemin le plus court était le monde.
--Parvenir, répéta-t-elle d'un air étonné. Vous ne m'avez jamais parlé
de cela, chevalier!
--Si je suis venu à Paris.... commençai-je.
--Bien! bien! Je sais qu'on _fourre_ beaucoup à la marquise et à ce
Grand diable de Gérard. Vous êtes comme un cadet de l'ancien
régime.... Ah! vous êtes ambitieux, René!
--Jusqu'au bout des ongles, madame.
--Peste! quelle chaleur! Et ne craignez-vous pas de mécontenter du
premier coup celle qui peut et qui veut le plus pour vous?
Il fallut bien, cette fois, qu'elle me donnât sa main. Je la saisis
d'autorité.
«Je juge votre cœur d'après le mien!» murmurai-je.
Elle serra ma main comme malgré elle, et dit tout bas:
«Je n'ai pas grande confiance en votre cœur.
--S'il me fallait tout quitter pour vous!» m'écriai-je.
Je jouais mon rôle à pied levé, parce que la pièce devait être
commencée au théâtre Beaumarchais. Ses yeux brillèrent et j'eus honte.
«C'est la dernière fois que j'aimerai! murmura-t-elle d'un accent qui
me rendit triste. Je me prépare peut-être bien des chagrins. Allez où
il vous plaira d'aller, René. Vous êtes un gentilhomme, et vous ne
voudriez pas tromper une femme!»
Faites concorder, si vous pouvez, ces solennelles paroles avec la
morale de ma cousine, qui professait la nécessité de parler d'amour à
toutes les femmes. Moi, je ne m'en charge pas. Au premier instant,
cette contradiction ne me frappa point, et j'eus un sincère mouvement
de remords. Ces naïfs scrupules ne sont pas particuliers à l'âge que
j'avais et à ma complète inexpérience. Tout homme est porté à se
reprocher ses prétendues perfidies, et il semblerait qu'il y a un
charme attaché à la pénitence du séducteur.
J'ai vu en ma vie beaucoup de séduits; je ne me souviens pas d'avoir
jamais rencontré un séducteur. Depuis la Galathée de Virgile, cette
joueuse rustique qui vous lance une pomme et s'échappe vers les saules
en se laissant voir, jusqu'aux petites mamans qui regardent à perte de
vue la fuite de leurs vingt-huit ans, elles ont toutes une manière
d'attirer l'hameçon, et, pour ce merle blanc de Clarisse, Lovelace a
rencontré cent victimes savantes, qui se sont bel et bien moquées de
lui.
J'étais fort agité quand je montai dans mon fiacre. Je me demandais de
quelles tortures il eût fallu punir un homme assez lâchement barbare
pour tromper Annette Laïs. C'était purement une transition, et
bientôt, je fus tout entier à mes pensées de la veille. Je me fis
conduire cette fois tout d'un temps à la porte du théâtre et j'y
entrai en habitué. Je pris la même stalle qui, désormais, était ma
stalle. Mais je fus obligé, comme la veille, de sortir après le
premier acte. Je me sentais malade et fou.
J'allai promener ma fièvre de l'autre côté de l'eau, devant le Jardin
des plantes. Il m'est fort difficile de rendre ce que j'éprouvai ce
soir-là et les soirs qui suivirent. Il y avait en moi une sourde
angoisse, et je pense que je ressentais déjà le chagrin jaloux de tout
cœur honnête qui a le malheur d'aimer une femme de théâtre.
Assurément, je ne définissais pas cette souffrance, mais elle
existait, puisque je n'ai jamais pu rester plus d'un quart d'heure
entre Annette et le public.
Pas n'est besoin d'appuyer sur ce sentiment. S'il est au monde une
extrémité blessante, c'est celle-là. Le regard ne souille pas, mais
c'est à la condition de n'avoir point payé le droit de voir. Au
théâtre, quelque chose se vend, il n'y a pas à dire non. Personne
n'entrerait si le droit seul de siffler s'achetait à la porte. La rose
demande ici un salaire à quiconque respirera son parfum. Je cherche à
exprimer galamment une pensée qui me navre, mais l'idée de banalité
naît, quoi qu'on en fasse. Je ne suis pas poète: je n'aime pas les
roses qui gagnent leur vie à se faire respirer.
Et toute mon âme appartenait à une femme de théâtre! Je devais
souffrir. Si, dès le début, j'avais éclairé ma pensée, peut-être
aurais-je fait un effort contre moi-même et contre ma passion
naissante.
J'étais jeune. La plupart des idées qui courent les rues m'arrivaient
comme des découvertes et des nouveautés. J'inventais une à une les
choses que tout le monde sait par cœur. Je souffris longtemps avant
de savoir.
Mais il y avait pour moi un baume exquis dans ce tableau que je voyais
tous les soirs aussi: à la sortie du théâtre, Annette Laïs plus belle
sous son humble costume d'honnête fille, le cher trésor d'honneur et
de modestie, gardé par le père et par le frère.
Je vins pendant huit jours, et chaque fois je les suivis tous les
trois du boulevard à la petite maison de la rue Saint-Sabin. Je
devenais familier avec eux sans leur avoir jamais adressé la parole.
Je croyais être dans leur vie, parce qu'ils étaient dans la mienne.
Les choses me semblaient s'arranger; ma passion se calmait en prenant
de la profondeur; je m'habituais à ce genre de bonheur, dont la
description m'eût sans doute égayé, s'il se fût agi d'autrui; j'étais
on ne peut plus sérieux dans l'enfantillage de ma conduite, et
l'avenir ne m'inquiétait point.
Ce fut le huitième soir, en repassant le canal, que je me demandai,
pour la première fois et par hasard, ce que je voulais. Je m'arrêtai
brusquement, comme si quelqu'un m'eût pris au collet pour me proposer
un problème fantastique. Ce que je voulais! La sueur me vint aux
tempes. La réponse fut soudaine et nette. Une voix répondit en moi
distinctement: «Je veux la posséder ou mourir!»