30 Mars 1918.

Je n'ai, à mon âge, pas connu grand'chose de la vie. La France et son

idéal de liberté fut et demeure mon grand amour, et je serai fier de me

dévouer pour elle.

Si, comme tant d'autres, je dois succomber dans la lutte ardente, je ne

demande à Dieu qu'une chose: me laisser vivre assez longtemps pour

voir les Boches en déroute et je mourrai content, comme un soldat doit

mourir: face à l'ennemi.

Pierre VIOLET.

_Lettre écrite par le Sous-Lieutenant Pierre-Eugène VUITTON, 101e

Régiment d'Infanterie, tombé au champ d'honneur le 28 Septembre 1917._

La dernière lettre écrite par des soldats français tombés au champ d'honneur 1914-1918 · 第 148 / 150 题