Je n'ai, à mon âge, pas connu grand'chose de la vie. La France et son
idéal de liberté fut et demeure mon grand amour, et je serai fier de me
dévouer pour elle.
Si, comme tant d'autres, je dois succomber dans la lutte ardente, je ne
demande à Dieu qu'une chose: me laisser vivre assez longtemps pour
voir les Boches en déroute et je mourrai content, comme un soldat doit
mourir: face à l'ennemi.
Pierre VIOLET.
_Lettre écrite par le Sous-Lieutenant Pierre-Eugène VUITTON, 101e
Régiment d'Infanterie, tombé au champ d'honneur le 28 Septembre 1917._