Délivrance

«Non, pensait Germain, c'est impossible, cet homme, qui s'exalte ainsi

aux seuls mots d'honneur et de coeur, ne peut avoir commis ce vol dont

il parle avec tant de cynisme.»

Le Chourineur continua sans remarquer l'étonnement de Germain.

--Finalement, ce qui fait que je suis à M. Rodolphe comme un chien est à

son maître, c'est qu'il m'a relevé à mes propres yeux. Avant de le

connaître, je n'avais rien ressenti qu'à la peau; mais lui, il m'a remué

en dedans, et bien à fond, allez. Une fois loin de lui et de l'endroit

qu'il habitait, je me suis trouvé comme un corps sans âme. À mesure que

je m'éloignais, je me disais: «Il mène une si drôle de vie! Il se mêle à

de si grandes canailles (j'en sais quelque chose), qu'il risque vingt

fois sa peau par jour, et c'est dans une de ces circonstances-là que je

pourrai faire le chien pour lui et défendre mon maître, car j'ai bonne

gueule.» Mais, d'un autre côté, il m'avait dit: «Il faut, mon garçon,

vous rendre utile aux autres, aller là où vous pouvez servir à quelque

chose.» Moi, j'avais bien envie de lui répondre: «Pour moi il n'y a pas

d'autres à servir que vous, monsieur Rodolphe.» Mais je n'osais pas. Il

me disait: «Allez.» J'allais, et j'ai été tant que j'ai pu. Mais,

tonnerre! quand il a fallu monter dans le sabot, quitter la France, et

mettre la mer entre moi et M. Rodolphe, sans espoir de le revoir

jamais... vrai, je n'en ai pas eu le courage. Il avait fait dire à son

correspondant de me donner de l'argent gros comme moi quand je

m'embarquerais. J'ai été trouver le monsieur. Je lui ai dit: «Impossible

pour le quart d'heure, j'aime mieux le plancher des vaches. Donnez-moi

de quoi faire ma route à pied, j'ai de bonnes jambes, je retourne à

Paris, je ne peux pas y tenir. M. Rodolphe dira ce qu'il voudra, il se

fâchera, il ne voudra plus me voir, possible. Mais je le verrai, moi;

mais je saurai où il est, et s'il continue la vie qu'il mène, tôt ou

tard, j'arriverai peut-être à temps pour me mettre entre un couteau et

lui. Et puis enfin je ne peux pas m'en aller si loin de lui, moi! Je

sens je ne sais quoi diable qui me tire du côté où il est.» Enfin on me

donne de quoi faire ma route, j'arrive à Paris. Je ne boude devant guère

de choses, mais une fois de retour, voilà la peur qui me galope.

Qu'est-ce que je pourrai dire à M. Rodolphe pour m'excuser d'être revenu

sans sa permission? Bah! après tout, il ne me mangera pas, il en sera ce

qu'il en sera. Je m'en vas trouver son ami, un gros grand chauve, encore

une crème, celui-là. Tonnerre! quand M. Murph est entré, j'ai dit: «Mon

sort va se décider.» Je me suis senti le gosier sec, mon coeur battait

la breloque. Je m'attendais à être bousculé drôlement. Ah bien! oui...

le digne homme me reçoit, comme s'il m'avait quitté la veille; il me dit

que M. Rodolphe, loin d'être fâché, veut me voir tout de suite. En

effet, il me fait entrer chez mon protecteur. Tonnerre! quand je me suis

retrouvé face à face avec lui, lui qui a une si bonne poigne, et un si

bon coeur, lui qui est terrible comme un lion et doux comme un enfant,

lui qui est un prince, et qui a mis une blouse comme moi, pour avoir la

circonstance (que je bénis) de m'allonger une grêle de coups de poing où

je n'ai vu que du feu, tenez, monsieur Germain, en pensant à tous ces

agréments qu'il possède, je me suis senti bouleversé, j'ai pleuré comme

une biche. Eh bien! au lieu d'en rire, car figurez-vous ma balle quand

je pleurniche, M. Rodolphe me dit sérieusement:

«--Vous voilà donc de retour, mon garçon?

«--Oui, monsieur Rodolphe; pardon si j'ai eu tort, mais je n'y tenais

pas. Faites-moi faire une niche dans un coin de votre cour, donnez-moi

la pâtée ou laissez-moi la gagner ici, voilà tout ce que je vous

demande, et surtout ne m'en voulez pas d'être revenu.

«--Je vous en veux d'autant moins, mon garçon, que vous revenez à temps

pour me rendre service.

«--Moi, monsieur Rodolphe, il serait possible! Eh bien! voyez-vous qu'il

faut, comme vous me le disiez, qu'il y ait quelque chose là-haut; sans

ça, comment expliquer que j'arrive ici, juste au moment où vous avez

besoin de moi? Et qu'est-ce que je pourrais donc faire pour vous,

monsieur Rodolphe? Piquer une tête du haut des tours de Notre-Dame?

«--Moins que cela, mon garçon. Un honnête et excellent jeune homme,

auquel je m'intéresse comme à un fils, est injustement accusé de vol et

détenu à la Force; il se nomme Germain, il est d'un caractère doux et

timide; les scélérats avec lesquels il est emprisonné l'ont pris en

aversion, il peut courir de grands dangers; vous qui avez

malheureusement connu la vie de prison et un grand nombre de

prisonniers, ne pourriez-vous pas, dans le cas où quelques-uns de vos

anciens camarades seraient à la Force (on trouverait moyen de le

savoir), ne pourriez-vous pas les aller voir, et, par des promesses

d'argent qui seraient tenues, les engager à protéger ce malheureux jeune

homme?»

--Mais quel est donc l'homme généreux et inconnu qui prend tant

d'intérêt à mon sort? dit Germain de plus en plus surpris.

--Vous le saurez peut-être; quant à moi j'en ignore. Pour revenir à ma

conversation avec M. Rodolphe, pendant qu'il me parlait, il m'était venu

une idée, mais une idée si farce, si farce, que je n'ai pas pu

m'empêcher de rire devant lui.

«--Qu'avez-vous donc, mon garçon? me dit-il.

«--Dame, monsieur Rodolphe, je ris parce que je suis content, et je suis

content parce que j'ai le moyen de mettre votre M. Germain à l'abri d'un

mauvais coup de prisonniers, de lui donner un protecteur qui le défendra

crânement; car, une fois le jeune homme sous l'aile du cadet dont je

vous parle, il n'y en aura pas un qui osera venir lui regarder sous le

nez.

«--Très-bien, mon garçon, et c'est sans doute un de vos anciens

compagnons?

«--Juste, monsieur Rodolphe; il est entré à la Force il y a quelques

jours, j'ai su ça en arrivant; mais il faudra de l'argent.

«--Combien faut-il?

«--Un billet de mille francs.

«--Le voilà.

«--Merci, monsieur Rodolphe; dans deux jours vous aurez de mes

nouvelles; serviteur, la compagnie!» Tonnerre! le roi n'était pas mon

maître, je pouvais rendre service à M. Rodolphe en passant par vous,

c'est ça qui était fameux!

--Je commence à comprendre, ou plutôt, mon Dieu, je tremble de

comprendre, s'écria Germain; un tel dévouement serait-il possible? Pour

venir me protéger, me défendre dans cette prison, vous avez peut-être

commis un vol? Oh! ce serait le remords de toute ma vie.

--Minute! M. Rodolphe m'a dit que j'avais du coeur et de l'honneur; ces

mots-là... sont ma loi, à moi, voyez-vous, et il pourrait encore me les

dire; car si je ne suis pas meilleur qu'autrefois, du moins je ne suis

pas pire.

--Mais ce vol?... Si vous ne l'avez pas commis, comment êtes-vous

ici?...

--Attendez donc... Voilà la farce: avec mes mille francs je m'en vas

acheter une perruque noire; je rase mes favoris, je mets des lunettes

bleues, je me fourre un oreiller dans le dos, et roule ta bosse; je me

mets à chercher une ou deux chambres à louer tout de suite, au

rez-de-chaussée, dans un quartier bien vivant. Je trouve mon affaire rue

de Provence, je paie un terme d'avance sous le nom de M. Grégoire. Le

lendemain je vas acheter au Temple de quoi meubler les deux chambres,

toujours avec ma perruque noire, ma bosse et mes lunettes bleues, afin

qu'on me reconnaisse bien; j'envoie les effets rue de Provence, et de

plus six couverts d'argent que j'achète boulevard Saint-Denis, toujours

avec mon déguisement de bossu.

«Je reviens mettre tout en ordre dans mon domicile. Je dis au portier

que je ne coucherai chez moi que le surlendemain, et j'emporte ma clef.

Les fenêtres des deux chambres étaient fermées par de forts volets.

Avant de m'en aller, j'en avais exprès laissé un sans y mettre le

crochet du dedans. La nuit venue, je me débarrasse de ma perruque, de

mes lunettes, de ma bosse et des habits avec lesquels j'avais été faire

mes achats et louer ma chambre; je mets cette défroque dans une malle

que j'envoie à l'adresse de Murph, l'ami de M. Rodolphe, en le priant de

garder ces nippes; j'achète la blouse que voilà, le bonnet bleu que

voilà, une barre de fer de deux pieds de long, et à une heure du matin

je viens rôder dans la rue de Provence, devant mon logement, attendant

le moment où une patrouille passerait pour me dépêcher de me voler, de

m'escalader et de m'effractionner moi-même, afin de me faire

emprisonner.

Et le Chourineur ne put s'empêcher de rire encore aux éclats.

--Ah! je comprends..., s'écria Germain.

--Mais vous allez voir si je n'ai pas du guignon: il ne passait pas de

patrouille!... J'aurais pu vingt fois me dévaliser tout à mon aise.

Enfin, sur les deux heures du matin, j'entends piétiner les tourlourous

au bout de la rue; je finis d'ouvrir mon volet, je casse deux ou trois

carreaux pour faire un tapage d'enfer, j'enfonce la fenêtre, je saute

dans la chambre, j'empoigne la boîte d'argenterie... quelques nippes...

Heureusement la patrouille avait entendu le drelin-dindin des carreaux,

car, juste comme je ressortais par la fenêtre, je suis pincé par la

garde, qui, au bruit des carreaux cassés, avait pris le pas de course.

«On frappe, le portier ouvre; on va chercher le commissaire; il arrive;

le portier dit que les deux chambres dévalisées ont été louées la veille

par un monsieur bossu, à cheveux noirs et portant des lunettes bleues,

et qui s'appelait Grégoire. J'avais la crinière de filasse que vous me

voyez, j'ouvrais l'oeil comme un lièvre au gîte, j'étais droit comme un

Russe au port d'armes, on ne pouvait donc pas me prendre pour le bossu à

lunettes bleues et à crins noirs. J'avoue tout, on m'arrête, on me

conduit au dépôt, du dépôt ici, et j'arrive au bon moment, juste pour

arracher des pattes du Squelette le jeune homme dont M. Rodolphe m'avait

dit: «Je m'y intéresse comme à mon fils.»

--Ah! que ne vous dois-je pas... pour tant de dévouement! s'écria

Germain.

--Ce n'est pas à moi... c'est à M. Rodolphe que vous devez...

--Mais la cause de son intérêt pour moi?

--Il vous la dira, à moins qu'il ne vous la dise pas; car souvent il se

contente de vous faire du bien, et si vous avez le toupet de lui

demander pourquoi, il ne se gêne pas pour vous répondre: «Mêlez-vous de

ce qui vous regarde.»

--Et M. Rodolphe sait-il que vous êtes ici?

--Pas si bête de lui avoir dit mon idée, il ne m'aurait peut-être pas

permis... cette farce... et sans me vanter, hein! elle est fameuse?

--Mais que de risques vous avez courus... vous courez encore!

--Qu'est-ce que je risquais? De n'être pas conduit à la Force, où vous

étiez, c'est vrai... Mais je comptais sur la protection de M. Rodolphe

pour me faire changer de prison et vous rejoindre; un seigneur comme

lui, ça peut tout. Et une fois que j'aurais été coffré, il aurait autant

aimé que ça vous serve à quelque chose.

--Mais au jour de votre jugement?

--Eh bien! je prierai M. Murph de m'envoyer la malle; je reprendrai

devant le juge ma perruque noire, mes lunettes bleues, ma bosse, et je

redeviendrai M. Grégoire pour le portier qui m'a loué la chambre, pour

les marchands qui m'ont vendu, voilà pour le volé... Si on veut revoir

le voleur, je quitterai ma défroque, et il sera clair comme le jour que

le voleur et le volé ça fait, au total, le Chourineur, ni plus ni moins.

Alors que diable voulez-vous qu'on me fasse, quand il sera prouvé que je

me volais moi-même?

--En effet, dit Germain plus rassuré. Mais puisque vous me portiez tant

d'intérêt, pourquoi ne m'avez-vous rien dit en entrant dans la prison?

--J'ai tout de suite su le complot qu'on avait fait contre vous,

j'aurais pu le dénoncer avant que Pique-Vinaigre eût commencé ou fini

son histoire; mais dénoncer même des bandits pareils, ça ne m'allait

pas... j'ai mieux aimé ne m'en fier qu'à ma poigne... pour vous arracher

des pattes du Squelette. Et puis quand je l'ai vu, ce brigand-là, je me

suis dit: «Voilà une fameuse occasion de me rappeler la grêle de coups

de poing de M. Rodolphe, auxquels j'ai dû l'honneur de sa connaissance.»

--Mais si tous les détenus avaient pris parti contre vous seul,

qu'auriez-vous pu faire?

--Alors j'aurais crié comme un aigle et appelé au secours! Mais ça

m'allait mieux de faire ma petite cuisine moi-même, pour pouvoir dire à

M. Rodolphe: «Il n'y a que moi qui me suis mêlé de la chose... j'ai

défendu et je défendrai votre jeune homme, soyez tranquille.»

À ce moment le gardien rentra brusquement dans la chambre.

--Monsieur Germain, venez vite, vite chez M. le directeur... il veut

vous parler à l'instant même. Et vous, Chourineur, mon garçon, descendez

à la Fosse-aux-lions... Vous serez prévôt, si cela vous convient; car

vous avez tout ce qu'il faut pour remplir ces fonctions... et les

détenus ne badineront pas avec un gaillard de votre espèce.

--Ça me va tout de même... autant être capitaine que soldat pendant

qu'on y est.

--Refuserez-vous encore ma main? dit cordialement Germain au Chourineur.

--Ma foi non... monsieur Germain, ma foi non; je crois que maintenant je

peux me permettre ce plaisir-là, et je vous la serre de bon coeur.

--Nous nous reverrons... car me voici sous votre protection... je

n'aurai plus rien à craindre, et de ma cellule je descendrai chaque jour

au préau.

--Soyez calme: si je le veux, on ne vous parlera qu'à quatre pattes.

Mais j'y songe, vous savez écrire... mettez sur le papier ce que je

viens de vous raconter, et envoyez l'histoire à M. Rodolphe; il saura

qu'il n'a plus à être inquiet de vous, et que je suis ici pour le bon

motif, car s'il apprenait autrement que le Chourineur a volé et qu'il ne

connaisse pas le dessous des cartes... tonnerre!... ça ne m'irait pas...

--Soyez tranquille... ce soir même je vais écrire à mon protecteur

inconnu; demain vous me donnerez son adresse et la lettre partira. Adieu

encore, merci, mon brave!

--Adieu, monsieur Germain; je vas retourner auprès de ces tas de

gueux... dont je suis prévôt... il faudra bien qu'ils marchent droit, ou

sinon, gare dessous!...

--Quand je songe qu'à cause de moi vous allez vivre quelque temps encore

avec ces misérables...

--Qu'est-ce que ça me fait? Maintenant il n'y a pas de risque qu'ils

déteignent sur moi... M. Rodolphe m'a trop bien lessivé; je suis assuré

contre l'incendie.

Et le Chourineur suivit le gardien.

Germain entra chez le directeur.

Quelle fut sa surprise!... Il y trouva Rigolette...

Rigolette pâle, émue, les yeux baignés de larmes, et pourtant souriant à

travers ses pleurs... Sa physionomie exprimait un ressentiment de joie,

de bonheur inexprimable.

--J'ai une bonne nouvelle à vous apprendre, monsieur, dit le directeur à

Germain. La justice vient de déclarer qu'il n'y avait pas lieu à suivre

contre vous. Par suite du désistement et surtout des explications de la

partie civile, je reçois l'ordre de vous mettre immédiatement en

liberté.

--Monsieur... que dites-vous? Il serait possible!

Rigolette voulut parler; sa trop vive émotion l'en empêcha; elle ne put

que faire à Germain un signe de tête affirmatif en joignant les mains.

--Mademoiselle est arrivée ici peu de moments après que j'ai reçu

l'ordre de vous mettre en liberté, ajouta le directeur. Une lettre de

toute-puissante recommandation, qu'elle m'apportait, m'a appris le

touchant dévouement qu'elle vous a témoigné pendant votre séjour en

prison, monsieur. C'est donc avec un vif plaisir que je vous ai envoyé

chercher, certain que vous serez très-heureux de donner votre bras à

mademoiselle pour sortir d'ici!

--Un rêve!... non, c'est un rêve! dit Germain. Ah! monsieur... que de

bontés!... Pardonnez-moi si la surprise... la joie... m'empêchent de

vous remercier comme je le devrais...

--Et moi donc, monsieur Germain, je ne trouve pas un mot à dire, reprit

Rigolette; jugez de mon bonheur: en vous quittant, je trouve l'ami de M.

Rodolphe qui m'attendait.

--Encore M. Rodolphe! dit Germain étonné.

--Oui, maintenant on peut tout vous dire, vous saurez cela; M. Murph me

dit donc: «Germain est libre, voilà une lettre pour M. le directeur de

la prison; quand vous arriverez, il aura reçu l'ordre de mettre Germain

en liberté et vous pourrez l'emmener.» Je ne pouvais croire ce que

j'entendais et pourtant c'était vrai. Vite, vite, je prends un fiacre...

j'arrive... et il est en bas qui nous attend.

Nous renonçons à peindre le ravissement des deux amants lorsqu'ils

sortirent de la Force, la soirée qu'ils passèrent dans la petite chambre

de Rigolette, que Germain quitta à onze heures pour gagner un modeste

logement garni.

Résumons en peu de mots les idées pratiques ou théoriques que nous avons

tâché de mettre en relief dans cet épisode de la vie de prison.

Nous nous estimerions très-heureux d'avoir démontré:

L'insuffisance, l'impuissance et le danger de la réclusion en commun...

Les disproportions qui existent entre l'appréciation et la punition de

certains crimes (le vol domestique, le vol avec effraction) et celle de

certains délits (les abus de confiance)...

Et enfin l'impossibilité matérielle où sont les classes pauvres de jouir

du bénéfice des lois civiles[41].

Les mystères de Paris, Tome IV · 第 61 / 68 题