_M. le ministre des affaires étrangères._--... Des factions, qui des
qu'elles découvrent une chance de guerre, s'en emparent et essayent de
la féconder.
Voilà ce qui est arrivé. On a dit que le traité du 15 juillet, c'était
l'ancienne coalition, que c'était la Sainte-Alliance renaissant contre
la France. (_À gauche_: Oui! oui!) On a dit que le traité du 15
juillet, c'était le partage de l'empire ottoman. On a dit que le
traité du 15 juillet, c'était un affront fait à la France. Et avec
cela on s'est appliqué à égarer, à entraîner le pays, à l'entraîner
dans une guerre sans motif suffisant et légitime. Voilà l'oeuvre des
factions.
Eh bien, le devoir du gouvernement, c'est de résister à de tels
entraînements; c'est d'éclairer, de retenir le pays, quand les
factions travaillent à le tromper et à l'égarer. Il nous a paru, il
nous paraît aujourd'hui que cette oeuvre n'a pas été accomplie par le
dernier cabinet, qu'elle ne l'a pas été du moins avec une énergie
suffisante. Il nous a paru, il nous paraît aujourd'hui que les
factions, dans leur entraînement vers la guerre, dans leurs efforts
pour faire sortir la guerre de la situation, n'étaient pas
suffisamment démasquées au pays, suffisamment réprimées. (_Rumeur à
gauche._)