Les combats ont été constants. Les forces allemandes qui avaient
atteint Saint-Mihiel se sont vues peu à peu entourées par les troupes
françaises montant au long des Côtes de Meuse et qui ont occupé
les points capitaux de cette ligne de hauteurs: Apremont au Sud,
Hattonchâtel au Nord. En vain l'ennemi a-t-il dirigé, de jour et de
nuit, des attaques violentes pour rompre le cercle; il paraît toujours
contenu et l'espace se rétrécit.
Pendant ce temps, nos troupes de la Woëvre continuent à monter vers le
Nord et à dégager les abords de Verdun; elles ont atteint la région à
l'Est de cette grande place et se sont rendues maîtresses de la route
de Verdun à Metz dans la partie débouchant sur la plaine. De ce côté
encore nous n'avons cessé de progresser.