Dans nos précédentes notes nous disions qu'une force allemande de
composition inconnue était aux prises aux environs de Lille avec
les forces françaises, d'effectifs également tenus secrets par le
communiqué. On signalait seulement une division de cavalerie ennemie
au Nord de Lille, s'étendant de la rive gauche de la Lys aux abords
d'Hazebrouck et de Cassel, presque à la mer du Nord, nous disait-on.
Cette cavalerie a rencontré la nôtre qui, à plusieurs reprises, l'a
refoulée au Nord de Lille, et ensuite l'a rejetée sur la Lys au
moment où les escadrons ennemis en tentaient le passage sur plusieurs
points. Ces rencontres se sont poursuivies jusqu'au 10 et au 12. Elles
avaient pour but, de la part des Allemands, de couvrir la marche d'un
corps d'armée vers Lille. Les premiers détachements ennemis se virent
repoussés à leur arrivée devant cette grande ville; le combat fut assez
violent dans les faubourgs. Puis les Allemands revinrent en force--un
corps d'armée--et occupèrent Lille, défendu uniquement par des éléments
territoriaux. La nouvelle en parvint le 13. Le 14, l'état-major
annonçait que les Franco-Anglais occupaient Ypres, se portant ainsi au
Nord de Lille.