Cette notation exige une habileté d’oreille peu commune et l’usage d’une
multitude de notes. Elle n’est pas à la portée du vulgaire, non plus que
d’un apprentissage rapide. Elle ne simplifie pas: tout au contraire,
elle multiplie et complique. Alors qu’une seule orthographe suffit pour
un mot, il peut se faire que, suivant les cas, deux notations soient
nécessaires; et MM. Hatzfeld et Darmesteter, et leur continuateur M. A.
Thomas, ont bien soin de montrer que dans la prose la notation ne doit
pas être la même que dans les vers:
APPOSITION En prose
À-PÓ-ZI-SYON
En vers
...SI-ON
ARRACHEMENT En prose
Á-RĂ′CH-MAN
En vers
...RÀ-CHE...
CHAPELET En prose
CHĂ′P’-LÉ
En vers
CHÀ-PE-LÉ
RUINE En prose
RUIN’
En vers
RU-IN’
VIOLETTE En prose
VYÒ-LĔ′T’
En vers
VI-Ò-LET-TE
Mieux encore: une seule orthographe figure un mot dans la vie publique
et privée, tandis que la notation phonétique distingue: