BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE FRANÇAIS

_N. B,_ En fondant ce bulletin bibliographique, que nous prenons

l'engagement de publier régulièrement chaque semaine, notre intention

n'est pas de faire de la critique proprement dite; nous voulons

seulement appeler l'attention de nos lecteurs sur tous les ouvrages

sérieux et utiles qui paraissent, soit en France, soit à l'étranger.

Dans ce but, nous leur donnerons, toutes les fois que nous le pourrons,

une analyse sommaire des matières que ces ouvrages renferment. A cette

analyse, nous ajouterons parfois un éloge, plus rarement une critique;

car nous ne parlerons que des livres vraiment dignes d'obtenir une place

dans notre bulletin. Jadis les journaux politiques s'empressaient de

signaler, à l'envi l'un de l'autre, les publications importantes; mais

la presse n'est plus aujourd'hui ce qu'elle était autrefois. Retirez-lui

le produit de ses annonces, et elle cesse d'exister. Elle ne donne place

dans ses colonnes à aucune nouvelle,--utile cependant à connaître,--dont

elle espère se faire payer un jour l'insertion par les personnes

intéressées à la répandre. Constituée sur d'autres éléments, mue par une

impulsion contraire, _l'Illustration_ annoncera, en les analysant,--dans

le triple intérêt du public, des écrivains et des éditeurs, tous les

ouvrages français ou étrangers qui mériteront, à des titres divers,

d'être connus, lus et médités.

_De la Puissance américaine_. Origine, institution, esprit politique,

ressources militaires, agricoles, commerciales et industrielles des

Etats-Unis; par le major GUILLAUME TELL POUSSIN. 2 vol. in-8 de 52

feuilles 3/4, avec carte. Paris, Coquebert. 10 fr.

Le titre seul de ces deux volumes indique qu'ils ne ressemblent en rien

à tous ceux qui ont été publiés, durant ces dernières années, sur les

Etals-Unis. M. Guillaume Tell Poussin n'a pas rédigé laborieusement une

longue dissertation sur les avantages ou les inconvénients de la

démocratie. Loin de lui la prétention d'esquisser des tableaux de

moeurs, ou de raconter des impressions de voyage. Il n'est ni un

idéologue, ni un littérateur; il n'aime pas plus les phrases que les

théories; sa passion dominante est la passion des faits; ce qu'il

étudie, ce qu'il veut faire connaître avant tout à ses lecteurs, c'est

la statistique, c'est la puissance américaine, c'est l'origine des

populations diverses qui composent la fédération des États-Unis,

l'histoire de leur développement, des vicissitudes qui ont marqué leur

enfance et des progrès incroyables qui distinguent leur virilité; ce

sont leurs ressources militaires, agricoles, commerciales,

industrielles.

Le premier volume renferme l'histoire abrégée des premiers

établissements des Européens dans la partie septentrionale du nouveau

continent, des Français sur les rives du Saint-Laurent et du Mississipi,

des Espagnols dans la Floride, des Anglais dans la Nouvelle-Angleterre.

A la suite de cette revue historique, continuée jusqu'à nos jours, M.

Poussin publie trois documents importants: la déclaration

d'indépendance, l'acte de fédération et la constitution actuelle des

États-Unis.

Le second volume, beaucoup plus intéressant que le premier, s'ouvre par

l'exposition des ressources militaires des États-Unis. De ce côté de

l'Atlantique, nous sommes habitués à considérer les Américains comme un

peuple de marins, de marchands et de pionniers, et nous ne soupçonnons

pas que l'Amérique, dans la prévoyance d'une lutte avec l'Europe, se

soit préparée à la soutenir. La constitution de 1787 donnait au congrès

le pouvoir de mettre le pays en état de défense. Cette sage mesure fut

différée pendant plusieurs années, et l'eût été, sans doute,

indéfiniment sans la guerre de 1812 avec l'Angleterre. En 1816, sous la

présidence de M. Madisson, le congrès décréta que les États-Unis

seraient mis en état de défense au moyen de fortifications permanentes

dont l'exécution fut confiée au général du génie Bernard, qui avait été

aide-de-camp de Napoléon, et chef de son cabinet topographique. M.

Poussin a coopéré, sous le général Bernard, à cette grande mesure et

trace un tableau aussi exact qu'intéressant du système de défense adopté

par le congrès. Ce système a pour principe que la défense nationale doit

reposer sur l'appui mutuel de la marine, des fortifications, des voies

de communication par eau et par terre, de l'armée régulière et de la

milice organisée. M. Poussin examine chacun de ces éléments. Il passe en

revue, en traitant de la marine militaire, son organisation successive,

son état présent, le matériel et le personnel, les chantiers de

construction et de réparation, les ports de refuge, les rades de

rendez-vous. Il donne ensuite de curieux détails sur la ligne de

fortification, les frontières maritimes et les frontières de terre, les

arsenaux, les manufactures d'armes et les fonderies, la navigation à

vapeur, les canaux, les chemins de fer, l'armée régulière et la milice.

Sur la population des États-Unis, M. Poussin a recueilli de nombreux

documents. L'esprit religieux, l'état de l'instruction publique,

l'instruction agricole, le commerce, les manufactures, les classes

ouvrières, forment autant de chapitres remplis de faits nouveaux, qui

font parfaitement connaître l'étal social et industriel de l'Union. La

condition de l'industrie manufacturière mérite particulièrement

d'attirer l'attention, car elle prouve que, sous peu d'années,

non-seulement les États-Unis pourront se passer des produits

manufacturés des nations européennes; mais encore qu'ils prendront place

parmi les peuples producteurs, révolution qui jettera forcément un grand

désordre dans l'économie industrielle et commerciale de la France et de

l'Angleterre.

_La Polynésie et les îles Marquises_: voyages et marine accompagnés d'un

voyage en Abyssinie, et d'un coup d'oeil sur la canalisation de l'isthme

de Panama; par M. LOUIS REYBAUD auteur des _Etudes sur les

Réformateurs_. 1 vol. in-8. Paris. 1845. Guillaumin, 7 fr. 50 cent.

M. Louis Reybaud a eu l'heureuse idée de faire réimprimer en un volume

in-8 une série d'articles qu'il avait publiés, durant ces dernières

années, dans la _Revue des deux Mondes_ et dans _la Revue Britannique_.

Ce nouvel ouvrage de l'auteur des _Etudes sur les Réformateurs_ s'ouvre

par un coup d'oeil sur la science géographique, qui lui sert, pour ainsi

dire, de préface. Viennent ensuite _l'Histoire de la colonisation de la

Nouvelle-Zélande_, les analyses des voyages de _l'Artémise_ à Taïti, de

l'expédition de _l'Astrolabe_ et de la _Zélée_, de 1837 à 1840, du

voyage de M. Rochet d'Héricourt dans _l'Abyssinie méridionale_. A des

réflexions pleines de justesse sur _l'avenir de notre marine_ et à des

documents statistiques sur _la flotte française_ en 1841, succèdent

enfin, deux curieux chapitres sur _les îles Marquises_ et sur la

_canalisation de l'isthme de Panama_. Aucun écrivain contemporain ne

résume avec plus d'intelligence et n'expose avec plus de clarté une

question controversée, que M. Louis Reybaud. Non-seulement il comprend

admirablement tous les sujets qu'il traite,--histoire, philosophie,

voyages,--mais il a, en outre, le talent de les faire comprendre à ses

lecteurs. Après avoir lu ses Études sur les Réformateurs, on connaît

mieux les systèmes de Saint-Simon, d'Owen et de Fourier, que si on avait

médité pendant longtemps leurs ouvrages et ceux de leurs disciples. Le

volume intitulé: _la Polynésie et les îles Marquises_ remplacera

avantageusement dans toutes les bibliothèques, les diverses relations de

voyage dont il renferme l'analyse.

_Voyage au pôle sud et dans l'Océanie_, sur les corvettes _l'Astrolabe_

et _la Zélée_, exécuté par ordre du roi, pendant les années

1837-1838-1839-1840, sous le commandement de M. DUMONT D'URVILLE. 34

volumes grand in-8º de plus de 700 pages, avec un atlas contenant

environ 520 planches in-folio, publié par livraisons de 5 ou 6 planches

et 64 cartes hydrographiques.--Paris, Gide, libraire-éditeur. Chaque

volume 6 fr.; chaque livraison de planches, 12 fr. 50 c.

La mort malheureuse de l'amiral Dumont-d'Urville n'a apporté aucun

retard à la publication de la relation de son voyage. L'ouvrage complet

se divisera en huit parties: 1. _Histoire des Voyages_, 10 vol. 2.

_Zoologie_, 6 vol. 3. _Botanique_ 1 Vol. 4. _Anthropologie et

Physiologie humaine_, 2 vol, 5 _Minéralogie et Géologie_, 2 vol. 6.

_Philologie_, 4 vol. 7. _Physique_, 4 vol. 8. _Hydrographie_, 2 vol. Le

quatrième volume de _l'Histoire du Voyage_ vient d'être mis en vente.

Ont déjà paru: _Atlas pittoresque_, 18 livraisons; _Zoologie_, 2 vol.

_Botanique_, 1 vol. _Physique_, 1 vol.--Avons-nous besoin de rappeler,

en annonçant cette belle publication, que le voyage au pôle et dans

l'Océanie, de _l'Astrolabe_ et de _la Zélée_, est, de toutes les

expéditions entreprises et achevées dans ce siècle par la marine

française, la plus récente, la plus glorieuse peut-être, et la plus

féconde en résultats nouveaux.

_Manuel de l'Histoire générale de l'Architecture_ chez tous les peuples,

et particulièrement de l'architecture en France au moyen-âge; par DANIEL

RAMÉE. 2 vol. in-12. Paris. 1843. Paulin, 10 fr. 50 cent. (Avec de

nombreuses gravures sur bois.)

Fils d'un architecte, architecte lui-même, M. Daniel Ramée avait depuis

sa jeunesse conçu le projet d'écrire un jour une histoire complète de

l'architecture. Pendant plus de vingt années il étudia tous les grands

monuments de l'antiquité et des temps modernes; non-seulement il

cherchait à comprendre leur ensemble et leurs détails, mais il

s'inquiétait, comme il le dit lui-même dans sa préface, de l'époque

historique à laquelle ils furent élevés, du génie du peuple qui les

édifia, des circonstances et des idées qui présidèrent à leur

construction. Après avoir compulsé, en outre, les divers ouvrages

français, anglais, italiens, allemands, espagnols, écrits jusqu'à ce

jour sur l'art auquel il a voué une affection particulière, il vient de

se décider à publier les résultats de ses longs et consciencieux

travaux.

Le premier volume du _Manuel de l'histoire générale de l'Architecture_

est consacré à l'antiquité, le second au moyen-âge. M. Daniel Ramée se

propose de composer plus lard un troisième volume, qui contiendra

l'histoire de l'architecture au seizième siècle et aux siècles suivants,

et dans lequel il jugera d'une manière impartiale les restaurations

modernes faites aux monuments du moyen-âge.

L'introduction placée en tête du premier volume se divise en cinq

chapitres, ayant pour titre: _L'histoire primitive des hommes,

l'émigration des peuples, les religions des temps primitifs, l'origine

de l'architecture et des nombres en général_. Ces prémisses posées, M.

Ramée promène avec lui son lecteur de l'Inde en Perse, de la Perse chez

les Babyloniens, les Chaldéens, les Mèdes, les Assyriens, les

Phéniciens, les Hébreux, en Ethiopie, en Nubie, en Egypte, en Grèce,

dans l'Asie Mineure, en Italie, chez les Étrusques et chez les Romains.

Que de monuments ne lui montre et ne lui explique-l-il pas durant cette

excursion rapide, mais intelligente, depuis les temples d'Elora, dont

l'origine est inconnue, jusqu'au palais que l'empereur Dioclétien fit

bâtir à Spalatro.

M. Daniel Ramée espère avoir rendu une justice impartiale à

l'architecture de tous les peuples. Toutefois, il s'élève contre l'étude

exclusive du style grec et romain. Il s'est longtemps arrêté à

l'architecture du moyen-âge en France, à l'architecture proprement dite

chrétienne, à celle qui est sortie des races germaniques. L'ignorance la

plus complète, la plus honteuse et la plus impardonnable, a seule pu

donner au moyen-âge l'épithète de barbare et d'obscur. Ce qui prouve

plus clairement que tous les livres, que tous les raisonnements, que

toutes les réflexions, la civilisation avancée et intellectuelle de

cette époque, c'est l'étude des oeuvres d'art qu'elle nous a laissées,

et, parmi ces oeuvres, plus particulièrement encore les monuments

d'architecture, ces majestueuses cathédrales, ces palais magnifiques,

ces châteaux forts avec ponts-levis et à triple herse, ces

hôtels-de-ville élégants, ces beffrois légers et tant d'autres édifices.

L'étude de ces oeuvres d'art forme le sujet du second volume. Ce n'est

plus l'univers entier, c'est l'Europe seulement, c'est le monde chrétien

que le lecteur visitera désormais avec son savant cicérone. M Daniel

Ramée signale d'abord l'influence du christianisme sur l'architecture;

puis il part de l'Italie, s'embarque pour Constantinople, revient eu

France, parcourt l'Allemagne et les Pays-Bas, passe en Angleterre,

explore rapidement les États du Mord, la Suède, la Norwege, la Russie,

fait une tournée en Espagne, et achève son voyage en Italie et en

Sicile, où du haut de la cathédrale de Pafenne il contemple en

imagination les monuments élevés par les Arabes sur cette terre de

l'Afrique que ses regards ne peuvent apercevoir.

_Traité du Droit international privé_, ou du conflit des lois des

différentes nations en matière de droit privé; par M. FOELIX, docteur en

droit. 1 vol. in-S. Paris. 1855. JOUBERT. 9 fr. (612 pages.)

Le droit international (_jus gentium_) est l'ensemble des principes

admis par les nations civilisées et indépendantes, pour régler les

rapports qui existent ou peuvent naître entre elles et décider les

conflits entre les lois et usages divers qui les régissent. Le droit

international se divise en droit public et en droit privé. Le droit

international public (_jus gentium publicum_) règle les rapports de

nation à nation, en d'autres termes a pour objet les conflits de droit

public. On appelle droit international privé (_jus gentium privatum_)

l'ensemble des règles d'après lesquelles se jugent les conflits entre le

droit privé des diverses nations; en d'autres termes, le droit

international privé se compose des règles relatives à l'application des

lois civiles ou criminelles d'un État dans le territoire d'un État

étranger.

Le Traité du droit international privé que vient de publier M. Foelix

n'est pas un ouvrage de théorie, mais une sorte de manuel-pratique.

L'auteur s'est borné à réunir dans un cadre méthodique les règles ou

principes qu'un usage assez général des nations parait avoir consacrés.

Quant aux preuves de l'existence de cet usage, il les a recherchées dans

les lois, les traités, les écrits des auteurs et les arrêts des cours de

justice.

M. Foelix a divisé son ouvrage en deux livres, précédés d'une

introduction. Dans le titre préliminaire, il résume rapidement

l'histoire du droit international chez les Romains et au moyen-âge; il

pose ensuite quelques principes fondamentaux, puis définit trois classes

de statuts dont il aura à s'occuper: les statuts personnels, les statuts

réels, les statuts concernant les actes de l'homme. Dans le livre

premier, il traite des effets du statut personnel et du statut réel. Le

livre second est beaucoup plus important que le premier; l'auteur

examine avec détail les lois diverses qui régissent les actes de

l'homme. Les huit premiers titres de ce livre embrassent tout le droit

international civil: le titre IX et dernier est consacré au droit

international criminel.

M. Foelix, rédacteur en chef de la _Revue étrangère et française de

législation_, avait déjà publié, dans le cours de l'année dernière, deux

volumes sur les mariages contractés en pays étrangers, et sur l'effet ou

l'exécution des jugements dans les pays étrangers. Son traité de droit

international, fruit de longues études, obtiendra un succès d'autant

plus grand, qu'il est le premier ouvrage publié en français sur cette

importante matière. Les autres livres _ex professo_, qui avaient paru

jusqu'à ce jour, étaient dus à deux Anglais, MM. Storey et Burge, deux

Allemands, MM. Schmaefner et Waechter, et un Italien, M. ROCCO, et

n'avaient jamais été traduits dans notre langue.

_Code civil de l'empire de Russie_, traduit sur les éditions

officielles, par un jurisconsulte russe, et précédé d'un aperçu

historique sur la législation de la Russie et l'organisation judiciaire

de cet empire; par M. VICTOR FOUCHER, avocat général à la Cour royale de

Rennes. 1 vol. in-8. Rennes, Blin.

Le Code civil de la Russie est le produit d'un enfantement de plusieurs

siècles. Alexis Milkhaelovitch fit pour la première fois, en 1669, un

recueil des lois russes. Son _Ulogénie_ remplaça les coutumes barbares

qui avaient régné jusqu'à cette époque. En 1700, Pierre le Grand nomma

une commission chargée de réunir dans un seul ordre tous les actes

législatifs des empereurs. Cette commission, souvent renouvelée, ne

finit son travail qu'en 1832. Un manifeste du 31 janvier 1833, signé par

Nicolas et promulgué, a rendu obligatoire, à partir du 1er janvier 1833,

le _Svod_, ou la collection de toutes les lois. Le Code civil, dont. W.

Toucher vient de publier la traduction, forme la première partie du

cinquième livre du Svod.

_Histoire de la Chimie, depuis les temps les plus reculés jusqu'à notre

époque_, comprenant une analogie détaillée des manuscrits alchimiques de

la bibliothèque Royale de Paris; un exposé des doctrines cabalistiques

sur la pierre philosophale; l'histoire de la pharmacologie, de la

métallurgie et, en général, des sciences et des arts qui se rattachent à

la chimie, etc.; par le docteur FERDINAND HOEFER. Tome 1er, in-8. Paris,

1842. Au bureau de la _Revue Scientifique_, rue Jacob, 36.

Le tome 2 et dernier doit paraître prochainement; nous rendrons compte

de ce curieux ouvrage dès qu'il sera terminée.

_Voyage d'Horace Vernet en Orient_. Dessins et textes, par M. GOUPIL

PESQUET. Paris, chez M. Challamel, directeur de la _France littéraire_.

4, rue de l'Abbaye, éditeur du _Voyage de M. de Forbin_, avec texte par

M. de Marcellus.

La relation du _Voyage d'Horace Vernet en Orient_ que publie M.

Challamel, est enrichie d'un joli choix de costumes, de scènes de

moeurs, de vues, expliqués dans le telle et dessiné, scrupuleusement

d'après nature, à Malte, dans l'Archipel, en Egypte, en Syrie, en

Turquie, dans l'Asie Mineure, en Italie, etc.; elle renferme aussi

quelques chants nationaux.

Le public apprendra aussi, avec plaisir, à l'époque du salon de 1843,

que M. Challamel continuera cette année la série d'_Albums sur les

expositions de peinture_, et se propose d'y ajouter, pour complément

indispensable, les plus jolis tableaux de Verburg, Teniers, Metzu, etc.,

ainsi que la belle collection de peintres primitifs de M. Artaud de

Moutor.

_L'Histoire--Musée de la République française_, par M. Augustin

Challamel, et le joli _Album de l'Opéra_, méritent aussi d'être

recommandés à tous les amateurs des livres illustrés.

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L'Illustration, No. 0002, 11 Mars 1843 · 第 30 / 47 题