Le raid hippique des officiers de la réserve et de l'armée territoriale
avait fait ressortir, en 1911 et en 1912, des qualités d'endurance
remarquables; la course de 1913 adonné des résultats tout à fait
exceptionnels.
L'épreuve comportait le voyage de Biarritz à Paris; mais le trajet de
Biarritz à Bordeaux constituait un exercice d'entraînement n'appelant
aucun classement; la véritable course commençait à Bordeaux. Pour la
première fois, aucune limite de vitesse n'avait été imposée aux
concurrents. Guidés par une science hippique déjà éprouvée, nos
officiers purent ainsi demander à leurs chevaux l'effort maximum, et,
malgré cela, sur 84 concurrents partis de Biarritz, 62 arrivèrent à
Versailles.
[Illustration: Biarritz-Paris à cheval: le sous-lieutenant Crespiat et
sa jument _Bibi_.]
La première place est revenue au sous-lieutenant Crespiat, du 1er
régiment de chasseurs, qui, parti de Bordeaux le lundi 21 avril, à 5
heur s du matin, arrivait à Versailles le jeudi à 3 heures de
l'après-midi, ayant couvert exactement 560 kilomètres en quatre-vingts
heures, soit une moyenne d'environ 163 kilomètres par jour pendant trois
jours et demi.
Les capitaines Lebrun, Nathan, Doussaud et les lieutenants d'Amboix de
Larbon, Pichon, Jabat, Guyot, Fabre, du Halgouët, Caillât, classés
immédiatement après le vainqueur, avaient eux-mêmes soutenu un train
d'environ 140 kilomètres par 24 heures.
[Illustration: QUAND ON EST DE MAUVAISE HUMEUR, par Henriot.]