De tous ses amoureux, Babet, dans son printemps,

Exigeoit, pour le prix de ses faveurs secrètes,

Deux paires de souliers: aujourd'hui les grisettes

Rougiroient d'accepter de si minces présents.

Babet s'en contentoit, souliers alloient pleuvants.

L'or, quand on est jolie, est fugace, il va vite:

On le gagne aisément, on le ménage peu;

Babet l'avoit senti; souliers restoient au gîte,

Ils devenoient ressource. On conçoit qu'à ce jeu

Fallut bientôt à la commère,

Pour loger les souliers, une maison entière.

Le cuir haussa de prix: le Prince le taxa,

Mainte bourse s'emplit, maint fermier s'engraissa;

Tel est chez nous le train des choses,

Toujours les grands effets ont de petites causes.

Babet vieillit, le cuir baissa;

Adieu vous dit joli visage,

Taille fine, élégant corsage,

Enfin adieu tous ses appas!

L'âge a beau nous rider, il ne nous change pas.

On se travaille en vain, le goût reste le même.

Celui de Babet pour l'amour,

Bien loin de s'affoiblir, avoit crû chaque jour.

Que faire en ce besoin extrême?

Le temps de but à but étoit plus que passé,

Il fallut des souliers implorer l'assistance:

Grâce à sa sage prévoyance,

L'Amant venu nus pieds, s'en retournait chaussé;

Elle habilla par bas les deux tiers de Florence.

Sur quoi certain voisin, d'elle un jour s'enquérant

De ce tas de souliers qu'elle alloit répandant,

Babet que le métier n'avait point rendu fausse,

Lui dit:--«Mon cher ami, l'hiver vit de l'été.

»Je rends à mes Amants ce qu'ils m'avoient prêté:

»Je les déchaussois, je les chausse.»

QUI PERD GAGNE

CONTE

«Jeanne, va fermer la targette,»

Disoit, en s'endormant, Lucas à sa moitié.

--«Vas-y, toi,» répondit Jeannette;

«L'homme est fait pour être sur pié,

»La femme pour dormir.--Que je sois estropié

»Si j'y vais!» dit Lucas.--«Que le Diable m'emporte

»Si j'y vais!» dit Jeannette.--«On ouvrira la porte.

»--Je m'en gausse.--Et moi je m'en ris.

»J'encague les voleurs, je n'ai pas une obole.

»--Et si l'on te prend tes habits?

»--Je resterai couché, c'est ce qui me console.

»--Oh çà! tiens, mon mari, convenons entre nous:

»Celui qui lâchera la première parole

»Ira verrouiller l'huis.--Tope,» reprit l'époux,

«Je suis muet, bonsoir!--Moi, j'ai la langue morte!»

Pendant que nos époux disputoient de la sorte,

Auprès de leur logis certain Carme passoit;

Le vent éteignit sa bougie.

Comme au travers de l'huis leur lampe paraissoit,

Mon gaillard, disciple d'Élie,

Frappe; on ne répond point. Il baisse le loquet:

--«Pardon! de votre somme, amis, je vous dérange;

»Mais mon abord céans ne doit vous alarmer:

»Ma bougie est éteinte, et je viens l'allumer.»

Mot. «Holà!» dit le Moine, à cet accueil étrange;

«M'entendez-vous, mes bonnes gens?

»Je n'ai, je le répète, aucuns desseins méchants.»

Mot encore. Il s'avance; il voit deux grosses faces,

Qui, les yeux bien ouverts, rioient entre leurs dents.

Jeanne comptoit au plus vingt ans:

Le Frocard lui trouva des grâces.

Son visage, ses traits, lui semblèrent piquants:

On est à peu de frais aimable aux yeux d'un Moine;

Il n'est belle ou laidron, qui ne lui soit idoine.

Le Carme, encor qu'il fût perplex,

Jugeant que ce silence étoit une gageure,

Résolut in petto de pousser l'aventure.

Un teton paroissoit, il y porte l'index:

Le mari reste coi, la femme se résigne.

Réduit à pérorer par signe,

Le grivois parla puissamment.

Or, voilà, je ne sais comment,

Que d'abord près du lit, le Jean-chouart du Frère

Tôt après fut dedans: oh! jugez de la chère!

Lucas voyoit et souffroit tout.

Plus discrète qu'on ne peut dire,

Jeanne, bien qu'on poussât sa patience à bout,

N'eût pas parlé pour un Empire.

Le moine se montra digne enfant du Carmel,

Fort affamé, peu sensuel.

Le temps vient de partir, mon gaillard fit retraite.

Il n'étoit pas sorti, que la dame Jeannette

Chanta goguette à son époux:

«Voyez ce gueux,» dit-elle, en feignant du courroux,

«De me laisser manquer de semblable manière!

»Et par un Moine encor! je suis d'une colère!...

»Va, je me vengerai, je te le garantis.

»--Femme,» répond Lucas, «allez verrouiller l'huis:

»Vous avez parlé la première!»

IN-PROMPTU

PARODIE D'UN COUPLET DES AMOURS D'ÉTÉ

Sur l'air: _En plein, plan._

Qu'une vérole est amère,

Et q'c'est méchante affaire!

Je l'ai bien pour mes six francs,

En plein, plan,

Rlan, tan, plan, tirelire,

Lan, plan.

Il y a des bien honnêt's gens,

Qu'en ont une plus chère.

L'EXCUSE INGÉNIEUSE

Dans un endroit obscur, trouvant une Duchesse,

Un jeune Mousquetaire osa porter la main

Sous le jupon de son Altesse.

Elle jette un cri, c'est en vain:

Mon étourdi, qu'un vif aiguillon presse,

Jusques au bout allant son train,

Claquoit et reclaquoit sans cesse.

«Finirez-vous donc, libertin?

»A moi quelqu'un! la Fleur, Champagne, la Jeunesse!»

Ces Messieurs, qui buvoient au Cabaret voisin,

N'entendoient pas la voix de leur Maîtresse.

Mon polisson lâche prise à la fin.

--«Ah! malheureux, tu payeras demain

»Ce trait d'audace et de scélératesse:

»Crois que ton trépas est certain!

»--Pardonnez un moment d'ivresse,»

Reprit le Mousquetaire avec un air serein;

«J'ai fait sans doute une sottise,

»Et vous m'en voyez confondu:

»Que voulez-vous que je vous dise?

»Las! je suis un homme foutu,

»Si vous avez le coeur aussi dur que le cu!»

L'OBSERVATEUR EN SECOND

OU L'ART D'AIMER

J'ai vu dans les Écrits d'un grand Observateur,

Émule d'Hamilton et Poëte des Grâces,

Le véritable sens que l'on donne au mot _coeur_.

En admirant B... j'ai marché sur ses traces.

Or, écoutez, ami Lecteur,

Et vous saurez de moi ce qu'il vous faut entendre

Alors que la beauté qui vous a su charmer

Vous avoûra d'une voix douce et tendre,

Qu'elle vous permet de l'aimer.

_Aimer_ n'est pas un mot de sens tout à fait vide:

Anacréon, Properce et le galant Ovide

Employèrent souvent ce mot-là comme il faut.

Devinez donc ce que pense une Dame

Dont les attraits sont par l'âge effacés,

Quand elle vient se plaindre, en nous vantant sa flamme,

Que Monsieur son époux ne l'aime point assez?

Qu'une fille me plaît, qu'elle est intéressante,

Quand le besoin d'aimer en secret la tourmente!

Comme elle je ressens ce besoin, ces ardeurs;

Pourquoi ne pas unir nos besoins et nos coeurs?

Elle diroit bientôt, d'une voix expirante:

Ah! quand on aime bien, qu'on goûte de douceurs!

Mais n'aime pas qui veut, c'est là ce qui me fâche!

Tantôt bien, tantôt mal, on remplit cette tâche:

J'en vois même plusieurs, que je saurois nommer,

Qui, malgré leurs efforts, ne peuvent plus aimer.

Mélidore adoroit (on verra par la suite

Qu'ici tout autre mot ne peut être adopté),

Adoroit donc une beauté

Dans l'art d'aimer assez instruite;

Notre amant jeune et sans détour,

Dans cet art charmant vrai novice,

Depuis plus de six mois qu'il étoit au supplice,

N'avoit encore osé déclarer son amour.

Aux pieds de Lise enfin il se jette un beau jour,

Et pour lui peindre son martyre,

Pousse de grands Hélas! verse des pleurs, soupire,

Veut lui parler et reste court.

L'amante, en le voyant, pensa crever de rire,

Et sans prendre pitié du trouble qu'elle inspire,

De l'amant à ses pieds, ni de son embarras,

Lui répond froidement:--«Non, vous ne m'aimez pas.

»--Je ne vous aime pas?... L'amour le plus sincère

»N'est-il donc à vos yeux qu'une vaine chimère?

»Quand je brûle d'un feu qui ne peut s'exprimer,

»Quand tout mon sang pour vous...--Ce n'est pas là m'aimer,

»Et moi, je prétends que l'on m'aime.

»--Je vous l'ai déjà dit, ma tendresse est extrême;

»Votre volonté seule est ma suprême loi;

»De grâce, commandez.--Eh bien donc, aimez-moi!»

Désespéré, confus, notre amant se retire;

D'abord il veut se pendre, et puis il réfléchit

Que ce seroit tomber d'un malheur dans un pire.

Ensuite il cherche en son esprit

Le sens de chaque mot, et ce qu'Églé veut dire?

L'Amour enfin daigne l'instruire:

Avec un si grand Maître une leçon suffit.

Quelques jours écoulés, il vole chez sa Dame,

Plein d'espoir et surtout bien résolu dans l'âme,

De mettre, s'il se peut, la leçon à profit.

Il entre... Il la voit seule... Il prend un peu d'audace...

Et fit... ce que j'aurois voulu faire à sa place.

Pendant les amoureux ébats,

L'Amant disoit à sa Maîtresse:

«Peux-tu te plaindre encor que je ne t'aime pas?

»Peux-tu douter de ma tendresse?»

La belle lui repart:--«Non, le fait est certain,

»Tu m'aimes maintenant, j'en ai la preuve en main.»

ÉPIGRAMME CONTRE UN SOT POLITIQUE

Des Gazettes de la Tamise,

Quand tu saurois le résultat,

Faudroit-il te vanter d'être, comme un Moïse,

Savant dans le métier que fait un Potentat?

Ta femme me l'a dit: ta sottise est sans bornes,

Et si tu ressemblois à cet homme d'État,

Ce ne seroit que par les cornes.

LE CURÉ COMPLAISANT

«Lisez tout bas ce guide-âne,

»Monsieur, vous m'épouvantez;

»Ah! quels grands mots! Libertés...

»De l'Église Gallicane!

»Comment! je crois, Dieu me damne!

»Que je les ai répétés.

»--Venez sur cette Ottomane,

»Prendre place à mes côtés.

»Or, maintenant, écoutez:

»Levez ce jupon de panne,

»Et sur le dos vous mettez;

»Les deux cuisses écartez:

»Moi, j'entr'ouvre ma soutane...

»--Je crois que vous me foutez?

»--Non, c'est pour vous montrer, Jeanne,

»Ce qu'on nomme Libertés

»De l'Église Gallicane.»

ÉPIGRAMME

Un auteur, dont le nom passera d'âge en âge,

Montrant un jour son fils, disoit:

«Voilà mon plus mauvais ouvrage.

»--Monsieur,» reprit Damon, caustique personnage,

«Est-il sûr que vous l'ayez fait?»

LA QUESTION RÉSOLUE

Trois rivaux voyant leur maîtresse

Que l'on vient de blesser au sein,

Aussitôt l'un tombe en faiblesse;

L'autre court après l'assassin;

Le troisième bande la plaie.

Par ce moyen chacun essaie

De montrer qui l'aime le mieux.

Si mon avis on me demande,

Je répondrois qu'il saute aux yeux:

Car je suis pour celui qui bande.

LE FAGOT

CONTE

Deux nouveaux mariés font le sujet du conte.

Tous deux, jeunes, s'aimoient tous deux;

Mais un débat s'émut entre eux.

Il étoit vif, elle étoit prompte.

Un semblable débat fut autrefois, dit-on,

Entre Jupiter et Junon:

Mais Junon de dépit saisie

Ne tarda guère à se venger

Du jugement de Tirésie.

Une femme, pour bien juger,

Veut qu'on juge à sa fantaisie.

Nos deux jeunes époux étoient donc courroucés,

De quoi? D'être trop peu la nuit en paix laissés,

De dormir trop peu l'un et l'autre:

«Est-ce ma faute?--C'est la vôtre.

»--N'est-ce pas vous qui me pincez?

»--N'est-ce pas vous qui m'agacez?»

Telle étoit chaque jour leur plainte mutuelle;

Mais ils n'avoient qu'un lit, ce n'étoit pas assez

Pour mettre fin à leur querelle.

--«Eh bien! pour vous montrer,» dit-elle,

»Que je ne veux vous dire mot,

»Mettons entre nous un fagot.»

Là-dessus la nuit vient, sème le ciel d'étoiles,

Et couvre l'univers de ses plus sombres voiles;

Tout invite au sommeil, et le fagot se met

Pour garant du repos que chacun se promet.

Le couple conjugal dormit comme une souche.

Mais quand de tous ses sens l'usage suspendu

Après un long sommeil lui fut enfin rendu,

L'épouse, vers l'époux nonchalamment tournée,

Lui dit: «Au moins vous ne vous plaindrez pas

»Que de votre repos je ne fais point de cas.

»--Et moi,» répond l'époux, «vous ai-je importunée?»

A la seconde nuit, c'est à recommencer.

Le fagot revient se placer.

«Bonsoir, mon coeur.--Bonsoir, m'amie.»

Au milieu de la nuit pourtant

L'épouse assez mal endormie,

Se tourne et se retourne tant,

Que le fagot la pique, et qu'elle se récrie:

«Peste soit du fagot, et de qui l'a planté!»

L'époux, que le fagot n'avoit pas bien traité,

--«Qu'avez-vous,» dit-il, «je vous prie,

»A tant pousser de mon côté?

»Le fagot, grâce à vous, m'a fort mal ajusté.

»--Mon Dieu!» cria l'épouse, alors toute attendrie,

«Que je voie...» et pour voir le fagot fut ôté.

Mais elle ne vit rien qu'une certaine épine...

Lors prenant et serrant son époux dans ses bras:

--«Mon ami,» lui dit la coquine,

«Pour te venger, au lieu de me faire la mine,

»Pique-moi tant que tu pourras!»

LA DEMANDE SINGULIÈRE

Au temps prescrit par notre mère Église,

Chez son évêque un jeune rustre alla;

Puis il lui dit: «Monseigneur, me voilà;

»J'ai nom Jacquot, baillez-moi la prêtrise.»

Le Prélat rit et lui répond:--«Nigaud,

»Crois-tu mener si vite cette affaire?

»Va, mon enfant, pour être prêtre, il faut

»Qu'un homme ait fait trois ans de Séminaire.»

Jacquot repart:--«Je le sais, mais aussi

»Informez-vous de tout notre village:

»Mon père étoit vicaire, et, Dieu merci!

»Tout fils de maître est franc d'apprentissage.»

L'AVOCAT RAISONNABLE

Un Avocat, revenant dans son logis après deux ans d'absence, y retrouva

un gros garçon qu'il ne croyoit pas avoir laissé; au lieu de s'emporter

contre sa femme, il fit l'in-promptu suivant:

IN-PROMPTU

Air: _Du Vaudeville de la Rosière._

Sur cet article délicat,

Un autre courroit au grimoire;

Mais moi, comme un franc Avocat,

C'est la loi que je veux en croire;

Or si je consulte la Loi,

L'enfant de ma femme est à moi.

Je sais bien qu'avant mon départ,

Madame écoutoit les fleurettes,

Et qu'elle avoit sa bonne part

Du foible qu'on donne aux coquettes;

Mais si je consulte la Loi,

L'enfant de ma femme est à moi.

Plus je regarde le poupon,

Moins je trouve qu'il me ressemble:

Il a la bouche de Cliton,

Ses yeux, son nez: aye! aye! je tremble;

Mais si je consulte la Loi,

L'enfant de ma femme est à moi.

Sur un doute pareil au mien,

Rondon plaida sa ménagère,

A cela que gagna-t-il? Rien.

Le juge dit au pauvre hère:

«Va-t'en donc consulter la Loi,

»L'enfant de ta femme est à toi.»

Tous les jours, j'en suis convaincu,

Le plus galant homme peut être

Ce que l'on appelle cocu;

Mais, sans chercher à le paroître,

Il dit: «N'écoutons que la Loi,

»L'enfant de ma femme est à moi.»

COUPLET A MADEMOISELLE ***

Air: _Du Vaudeville d'Epicure._

C'est peu d'être jeune et jolie:

Sans l'amour, que sert la beauté?

Pour être une fille accomplie,

Il faut un peu de volupté.

Victoire, soyez moins sévère,

Le plaisir n'est que dans vos yeux:

Si vous voulez me laisser faire,

Je le logerai beaucoup mieux.

L'ÉPOUSE NAÏVE

Blaise aimoit certaine donzelle.

Il l'épousa. Dès la première nuit,

En la caressant, il lui dit:

«J'ai peur que nos plaisirs dans quelque temps, ma belle,

»Ne te causent bien du tourment...

»--Ne crains rien,» lui répond la naïve femelle;

«Blaise, j'accouche heureusement.»

FIN

TABLE

Avis de l'Éditeur V

A ma Commère 1

La Femme sans chose 5

La Croyance fondée 12

La Déclaration militaire 13

La Réponse sensée 15

La Plainte injuste 16

Badinage in-promptu 17

La Belle accommodante 17

In-promptu 18

Couplet 18

Bouquet à Mademoiselle *** 19

La Rage d'amour 19

Le Prétendu malin 20

La Gageure 21

Le Paiement d'avance 21

Impromptu 24

La Calomnie foudroyée 24

La Fente 25

Le Repentir sincère 27

L'Armure de Vénus 27

A ma Maîtresse 28

Les Désolations et les Consolations, vaudeville 28

Élégie 29

Épigramme 30

Le Triomphe de la Marotte 31

Les Cinq points 37

L'Un pour l'autre 37

La Présence d'esprit 38

La Défense bien observée, chanson 39

Le Dégel 40

Histoire véritable, etc., d'un Abbé qui 41

L'Expédient facile 43

On fait ce qu'on peut 44

Le Qui pro Quo, ou Colin-Maillard 44

L'Inoculation, conte 46

La Muette, chanson 47

L'Obstacle, conte 49

Le Tribut conjugal 51

Le Conseil inutile 52

La Confidence 53

Le Chapelain, chanson 54

Le Marchand de loto 55

Le Lendemain des noces 58

Le Confesseur exemplaire 59

L'Esprit fort 60

Couplet 62

Épigramme 63

Le Cas décidé 63

Le Faux Jupiter 64

Le Sommeil de Vénus 69

Quatrain à Madame *** 71

L'Enthousiasme Gascon 72

Le Cri du coeur 72

La Bénédiction trop chère, où le conseil d'Alix 73

Épître consolante à un cocu 75

L'Avocat poussé à bout 77

Le Déluge 80

_Ægri salivantis solatium_ 81

Dialogue entre deux servantes 81

Le Salamalec Lyonnois 82

La Colère naïve 85

Partant quitte 86

Le fin Menteur 87

Le Pardon 87

Le Mensonge évident 88

La Métamorphose 89

Le Maladroit 90

Le Plaisir sans remords 91

Les deux Clystères 92

Le double Aveu 92

Les Souliers 95

Qui perd gagne 95

In-promptu--Parodie d'un couplet des Amours d'été 97

L'Excuse ingénieuse 98

L'Observateur en second, ou l'Art d'aimer 99

Épigramme contre un sot politique 102

Le Curé complaisant 102

Épigramme 103

La Question résolue 104

Le Fagot 104

La Demande singulière 106

L'Avocat raisonnable 107

Couplet à Mademoiselle *** 109

L'Épouse naïve 109

IMPRIMÉ

PAR

CHARLES UNSINGER

83, Rue du Bac

PARIS

ISIDORE LISEUX, LIBRAIRE-ÉDITEUR

Quai Malaquais, nº 5.

ÉDITIONS RÉSERVÉES

Sous cette désignation générale, nous avons l'intention de faire

paraître une série de volumes curieux de divers formats, imprimés à un

très petit nombre d'exemplaires et non destinés au commerce de la

Nouveauté. Le _Petit-Neveu de Grécourt_ est le premier de cette série.

Les couvertures ne porteront aucune indication de prix.

Le prix net de souscription pour Amateurs ou Libraires, indistinctement,

sera communiqué par avis individuel. Les Amateurs qui souscriront par

l'entremise des Libraires, s'entendront avec eux pour la commission à

leur payer en sus du prix net.

Aussitôt parus, les volumes entreront de plain-pied dans la Librairie

ancienne, et le prix originaire de souscription ne pourra plus être

donné qu'à titre de simple renseignement.

_Envoi franco recommandé contre Mandat ou Chèque._

Paris.--Typ CH. UNSINGER, 83, rue du Bac.

Le petit-neveu de Grécourt, ou, Étrennes gaillardes Recueil de Contes en vers, réimprimés sur l'édition de 1782 · 第 3 / 3 段