ZEYNEB A ANDRÉ

"Vraiment, je n’ai pas compris que nous nous voyions hier pour la

dernière fois; sans cela je me serais traînée comme une pauvre

malheureuse, à vos pieds, et je vous aurais supplié de ne pas nous

laisser ainsi.... Oh! vous nous laissez perdues dans les ténèbres de

l’esprit et du coeur. Vous, vous allez à la lumière, à la vie, et nous

nous végéterons nos jours lamentables, toujours pareils dans la torpeur

de nos harems....

Après votre départ, nous avons eu des sanglots. Zérichteh, la bonne

nourrice de Djénane, est descendue, elle nous a grondées beaucoup et

nous a prises dans ses bras; mais elle aussi, la pauvre bonne âme,

pleurait de nous voir pleurer.

Les Désenchantées — Roman des harems Turcs contemporains · 第 101 / 119 题