_Lettre que m'adresse un Roumain de Bucarest._
Comme on voit que vous connaissez bien les Turcs--que nous coudoyons
depuis des siècles, nous autres Roumains--ces Turcs, que les
vicissitudes des temps ont rendus nos maîtres pendant de longues années,
mais qui, chose incroyable et sans exemple dans l'histoire, n'ont jamais
été haïs dans le pays, tant ils étaient bons et justes, et tant ils
avaient le respect de la parole donnée.
La Roumanie vous portera dorénavant une affection reconnaissante pour
les paroles de justice, pour les accents indignés que vous jetez à la
face de l'Europe comme une flétrissure.