32. DON (George) explora en 1822 la côte occidentale de

ÉTUDES

SUR LA

=FLORE DU SÉNÉGAL=

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MOTTEROZ, Adm.-Direct. des Imprimeries réunies, A, rue Mignon, 2, Paris.

* * * * *

ÉTUDES

SUR LA

=FLORE DU SÉNÉGAL=

PAR

JOSEPH VALLOT

* * * * *

PARIS

LIBRAIRIE MÉDICALE ET SCIENTIFIQUE

ANCIENNE ET MODERNE DE

JACQUES LECHEVALIER

23 RUE RACINE, 23

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1883

A

=M. ÉDOUARD BUREAU=

PROFESSEUR AU MUSÉUM D’HISTOIRE NATURELLE

Témoignage de haute estime.

ÉTUDES

SUR LA

=FLORE DU SÉNÉGAL=

* * * * *

INTRODUCTION

Depuis quelques années, l’attention s’est vivement tournée du

côté du Sénégal. La France a résolu de porter la civilisation

jusqu’au cœur de l’Afrique, d’ouvrir au commerce les

parties fertiles du Soudan et d’y construire des chemins de

fer pour en rapporter les productions. Grâce aux efforts de nos

voyageurs et de nos officiers, nous nous avançons rapidement dans

l’intérieur. Déjà le drapeau français flotte sur le fort de

Kita, à 1200 kilomètres de la côte et seulement à 150 kilomètres

du Niger. Le capitaine Gallieni a obtenu du sultan de Ségou qu’il

consentît à mettre sous notre protectorat toute la vallée du

haut Niger, depuis sa source jusqu’à Timbouctou ; dans quelques

années, nous pourrons pénétrer dans cette ville célèbre, et une

voie ferrée nous rapportera les produits du centre de l’Afrique.

D’un autre côté, M. Olivier de Sanderval et M. le Dr Bayol nous

ont mis en relation avec Fouta-Djallon, et l’on peut espérer que

nous pourrons bientôt fonder des établissements sur les plateaux

élevés de cette région montagneuse, dont le climat, sain et

relativement frais, forme un heureux constraste avec les plaines

enfiévrées de la côte et des rives du Sénégal.

Si l’on jette les yeux sur la carte annexée à ces études[1],

on verra que, au point de vue botanique, nous ne connaissons

encore que les côtes et les bords du Sénégal. Le haut fleuve,

dont nous ne possédons pas 200 plantes, en réunissant toutes les

collections qui ont été rapportées, peut être considéré comme

à peu près inconnu. Cependant, si l’on en juge par les petites

collections de M. Carrey et du commandant Derrien, il est a supposer

que la végétation est à peu près la même sur tout le parcours

du fleuve, ce qui ne peut étonner, lorsqu’on sait que Kita, le

point le plus éloigné que nous connaissions, n’est qu’à 345

mètres d’altitude.

Pour la partie montagneuse, tout est à faire, car nous ne possédons

pas une seule plante de cette région. Il ne faudrait pas croire,

cependant, que l’exploration de cette partie du Sénégal n’ait

tenté aucun voyageur ; il suffit de citer les noms de MM. Olivier

de Sanderval, Gaboriau, le Dr Bayol, pour rappeler les plus récentes

explorations du Fouta-Djallon. Malheureusement beaucoup de voyageurs

ne soupçonnent pas la facilité avec laquelle on fait les collections

botaniques, et ne se doutent pas de l’importance que peut avoir

un simple paquet d’une centaine de plantes recueillies en pays

complètement inconnu. Si M. Olivier de Sanderval, qui a été retenu

deux mois à Timbo dans une inaction forcée, avait pu se douter

des richesses que pouvaient nous procurer deux ou trois journées

d’herborisation, il se serait certainement mis à l’œuvre.

Le Gouvernement, qui possède au Muséum un des premiers

établissements scientifiques du monde, devrait comprendre qu’il

ne doit pas laisser à l’initiative privée tout le soin de

l’enrichir, et qu’il doit, lorsqu’il envoie une mission toute

pacifique, comme celle que M. le Dr Bayol a si bien conduite à

Timbo, charger ses missionnaires de rapporter des échantillons

des productions naturelles du pays. Disons aussi que tout voyageur,

officiel ou privé, qui voudra rapporter des plantes, fera bien de

demander des instructions sur la récolte, soit au Muséum, soit à

des botanistes exercés, qui lui apprendront avant tout qu’il faut

rapporter peu de notes et beaucoup d’échantillons[2].

En présence des progrès que nous faisons au Sénégal, nous ne

pouvons pas entreprendre encore de faire une flore détaillée

de notre colonie, car elle serait très incomplète dans cinq ou

six ans. Nous avons entrepris de réunir les travaux botaniques

sur cette région, dispersés dans de nombreux ouvrages, de les

discuter, d’y ajouter une étude complète de l’herbier spécial

du Muséum, et de préparer ainsi un cadre dans lequel viendront se

placer les plantes nouvelles qui, nous l’espérons, ne manqueront

pas d’arriver au Muséum lorsque nous aurons pris définitivement

pied sur les bords du Niger.

Nous ne saurions trop insister auprès des voyageurs sur

l’importance qu’il y aurait à rapporter des plantes des montagnes

du Fouta-Djallon. Le plateau que l’on trouve en allant de la

côte à Timbo dépasse 1000 mètres d’altitude ; la chaîne qui

s’étend au nord-ouest de Labé est bien plus élevée, et les

pics atteignent quelquefois, d’après les voyageurs, 2000 et 3000

mètres. Pour trouver d’autres chaînes élevées, il faut chercher

sur la carte les montagnes du Maroc, ou les Cameroons, au fond de la

baie de Benin, situés à des centaines de lieues du Sénégal. A une

telle distance, la végétation est certainement assez différente

pour faire pressentir la découverte de nombreuses espèces nouvelles,

autant qu’on peut en juger en comparant les plantes des Cameroons

à celles du plateau de Huilla, dans le Benguela, pays beaucoup

moins éloignés entre eux que ne l’est le Sénégal du Maroc ou

de la baie de Benin.

Nous avons donné à ces études la forme d’un catalogue

méthodique, dans lequel nous avons indiqué toutes les localités

dont nous avons pu avoir connaissance, en ayant soin de mentionner le

nom de l’auteur qui les a indiquées. Pour les _exsiccata_, nous

n’indiquons que ceux que nous avons vus ; dans les _exsiccata_

numérotés, nous donnons les numéros, ce qui permettra de se

reporter facilement aux collections.

Pour la synonymie, nous nous sommes borné aux ouvrages traitant de

notre région ou des pays limitrophes. Nous ne citons un synonyme

qu’après avoir consulté les échantillons authentiques, à moins

d’indication contraire.

Nos études sont précédées d’un abrégé historique des

explorations botaniques de l’Afrique centrale, contenant la liste

des voyageurs[3] qui ont rapporté des plantes de ces régions,

avec l’indication des pays qu’ils ont parcourus, de l’époque

de leur voyage, des herbiers où se trouvent leurs plantes et des

ouvrages dans lesquels ces plantes ont été publiées. Cette partie,

étant tout à fait originale, est nécessairement très incomplète,

et je serai très reconnaissant aux personnes qui voudront bien

m’envoyer des renseignements complémentaires. Nous n’y avons pas

compris la région du Zambèse, dont la végétation n’a que des

rapports éloignés avec celle du Sénégal. Un système de tables

alphabétiques permet de se reporter facilement aux ouvrages, et

un tableau général, disposé par régions naturelles, sera utile

à tout botaniste qui voudra savoir rapidement ce qui a été fait

sur une région quelconque. Nous n’avons pas recherché un grand

nombre des travaux qui ont été publiés dans les périodiques,

pour ne pas trop retarder la publication de la partie botanique de

notre travail, mais nous espérons combler plus tard ces lacunes.

Nous ne considérons ces études que comme une simple introduction

à la flore du Sénégal. Puissent-elles avoir quelque utilité !

[Note 1 : La Société de géographie a bien voulu nous permettre de

faire faire un report de la carte qu’elle vient de faire graver

d’après les récentes explorations faites au Sénégal par le

capitaine Gallieni. Nous lui offrons ici nos remercîments. Cette

carte ne contenant aucune orographie, nous avons dû dresser

le figuré du terrain d’après les cartes des voyages les plus

récents de MM. Zweifel et Moustier, Olivier de Sanderval, etc.

Une teinte rouge indique les parties explorées par les botanistes ;

les parties qui n’ont été visitées que dans un seul voyage sont

marquées d’un trait rouge.]

[Note 2 : Je me ferai un plaisir de donner aux explorateurs de

l’Afrique centrale, outre des instructions sur la récolte des

plantes, tous les instruments nécessaires à cette récolte, et je

pourrai leur apprendre à en faire usage.]

[Note 3 : On s’étonnera peut-être de ne pas voir figurer sur

cette liste les noms de voyageurs célèbres, tels que Livingstone,

Stanley, René Caillié, etc. Notre travail étant purement botanique,

nous avons dû, pour ne pas changer cette liste en un gros volume,

nous restreindre aux seuls voyageurs qui ont rapporté des plantes.]

NOTICE

SUR LES VOYAGES BOTANIQUES

ACCOMPLIS DANS L’AFRIQUE TROPICALE

* * * * *

(Toutes les plantes indiquées à Kew sont décrites dans : OLIVER,

_Flora of the tropical Africa_.)

1. ADANSON (Michel) a habité six ans le Sénégal, de 1749 à

1754, occupé à recueillir les productions naturelles du pays,

particulièrement les plantes et les coquilles. Parti de France en

1749, à l’âge de vingt et un ans, il recueillit quelques plantes

à Ténériffe, pendant l’escale, et débarqua à Saint-Louis. Il

visita l’île de Sor et l’escale des Maringouins. Il fit ensuite

plusieurs voyages à l’intérieur du Sénégal : à Podor, sur

le fleuve ; à l’île de Gorée, près du cap Vert ; au comptoir

d’Albreda, sur la Gambie, etc. Il étudia surtout les environs de

Saint-Louis. En 1754, il rentra en France, après avoir relâché

à l’île de Fayal, l’une des Açores.

Son herbier est conservé à Cette (Hérault), dans le musée de

M. Doûmet-Adanson, son petit-fils. Des doubles de ses plantes du

Sénégal se trouvent dans les herbiers de Laurent et d’Adrien de

Jussieu au Muséum[4] et dans l’herbier Delessert à Genève.

De retour en France, Adanson commença la publication de son voyage,

dont le premier volume : _Histoire naturelle du Sénégal, avec la

relation abrégée d’un voyage fait en ce pays en_ 1749-1753 (Paris,

1757, 1 vol. in-4o, 20 pl.), est malheureusement le seul qui ait

été publié ; il contient la relation du voyage et la description

des coquilles auxquelles sont consacrées les planches. Dans la

relation, on ne trouve que la mention d’un petit nombre de plantes,

sans aucune description ; la partie botanique devait être publiée

dans un des volumes suivants. Cet ouvrage a été traduit en anglais

(London, 1759, 1 vol. in-4o) et en allemand : _Reise nach Senegal_,

übersetzt von Martini (Brandenburg, 1773, 1 vol. in-8o). —

_Nachricht von seiner Reise nach Senegal_, übersetzt von Schreber

(Leipzig, 1773, 1 vol. in-8o). Adanson a aussi écrit dans la

grande _Encyclopédie_ quelques articles sur divers genres de

plantes sénégaliennes remarquables par leur utilité ; il a de

plus présenté à l’Académie des sciences plusieurs mémoires

sur le même sujet (_Mém. Acad._ 1761, 1773, 1779).

Les plantes d’Adanson ont été décrites par DE CANDOLLE dans

le _Prodromus_.

2. AFZELIUS a recueilli un herbier assez considérable pendant une

résidence de plusieurs années sur la côte de la Sierra Leone ;

il s’y trouvait vers 1792.

Son herbier est conservé à l’Université d’Upsal, et des

doubles des plantes de la Sierra Leone se trouvent au British Museum.

Afzelius a publié les résultats de ses observations en Guinée

dans plusieurs ouvrages : _Genera plantarum guineensium revisa

et aucta_, Upsaliæ, 1804, in-4o, 1 pl. — _Remedia Guineensia_,

Upsaliæ, 1813-1817, in-4o. — _Stirpium in Guinea medicinalium

species cognitæ_, Upsaliæ 1825, in-4o. — _Stirpium in Guinea

medicinalium species novæ_, Upsaliæ, 1818, in-4o ; fasc. II,

ib. 1829, in-4o. — _Note sur les fruits comestibles de Sierra Leone_

(_Sierra Leone Report_), 1794.

3. ANSELL a envoyé à Kew des plantes du cap Palmas, sur la côte

d’Ivoire.

4. AUBRY LE COMTE, directeur du Musée des colonies françaises,

a rapporté du Gabon des plantes qu’il a données au Musée des

colonies.

Ces plantes ont été décrites par M. Baillon dans l’_Adansonia_.

5. BACLE a récolté au Sénégal, vers le commencement du siècle,

des plantes qui se trouvent dans l’herbier de Laurent de Jussieu au

Muséum, dans celui de M. de Candolle à Genève, et dans l’herbier

Gay à Kew.

Ces plantes ont été décrites dans le _Prodromus_.

6. BARTER, attaché à l’expédition du Niger du Dr

Baikie, a exploré l’embouchure de ce fleuve de 1857 à

1859[5]. L’expédition a visité la Sierra Leone, Lagos et Abeokuta

dans le Benin, Fernando-Po ; elle a remonté le Niger jusque dans

le Nupe, en s’arrêtant à Aghamia, Onitsha, Eppah, etc.

Les plantes de Barter se trouvent au Muséum, à Kew et à

l’Université de Dublin.

Une notice a été publiée sur ce voyage dans _Journ. of Linn. Soc._

IV, p. 17.

7. BEAUFORT (Henri-Ernest GROUT DE), lieutenant de vaisseau, séjourna

au Sénégal de 1819 à 1821. Il y retourna en 1823 et se mit en

route pour la Gambie en 1824. Il se porta jusqu’à Banankou, à

peu de distance de la Falémé, et à Koukongo, à 120 lieues de

l’embouchure de la Gambie, visita les Mandingues et retourna à

Bakel. Il explora ensuite le Bondou, le Kaarta, le pays de Kassou,

le royaume de Bambouk, et retourna de nouveau à Bakel en 1825. Il

y mourut la même année.

Ce voyageur a récolté des plantes, des roches et des minéraux dans

toutes ses explorations. Je n’ai malheureusement pas pu retrouver

les traces de ces collections, qui, faites dans des pays qui n’ont

été visités depuis par aucun botaniste, ne manqueraient pas

d’offrir beaucoup d’intérêt.

8. BECCARI a envoyé à Kew des plantes d’Abyssinie.

9. BINDER a envoyé à Kew des plantes du haut Nil.

Ces plantes ont été décrites dans : KOTSCHY, _Plantæ Binderianæ

nilotico-æthiopicæ_, Vindobonæ, 1865, in-8o, 6 pl.

10. BOCANDÉ (Bertrand) a séjourné de longues années au Sénégal,

où il a recueilli de nombreux échantillons d’objets d’histoire

naturelle, principalement des insectes. Il a certainement aussi

récolté des plantes, car on en trouve quelques-unes mentionnées

dans : SCHMIDT, _Fl. Cap Verd. Ins._ Ses plantes sont probablement

restées en sa possession. Bocandé vient de mourir au Sénégal,

où il s’était établi définitivement. Il a publié plusieurs

ouvrages sur ce pays, mais il n’a pas fait d’étude botanique

sur la contrée.

11. BOIVIN a envoyé au Muséum quelques espèces du Sénégal.

12. BOSMAN (Guillaume), négociant hollandais, visita une partie

des côtes de la Guinée supérieure et le pays des Ashantees, et

en donna en 1704 une description dans laquelle il cite les plantes

les plus remarquables.

Son _Voyage de Guinée_ (texte hollandais), Utrecht, 1704, et

Amsterdam, 1709, in-4o, cartes et fig., a été traduit en français,

Utrecht, 1705, in-12o, fig.

13. BOWDICH (T. Edward), après avoir fait partie d’une ambassade

anglaise au pays des Ashantees, forma le projet d’une deuxième

exploration en Afrique. Parti en 1823, il herborisa à Madère,

à Porto-Santo, aux îles du Cap-Vert, à Bathurst sur la Gambie,

au cap Sainte-Marie. Mais il ne put résister au climat et succomba

au Sénégal. Ses notes de voyage ont été publiées par sa femme ;

malheureusement les collections ont été perdues par l’eau de

mer pendant la traversée, et l’on n’a pu sauver que de mauvais

échantillons.

Son ouvrage posthume, _Excursions in Madeira and Porto-Santo

during the autumn of 1823, while on his third voyage to Africa_,

London, 1825, in-4o, pl., a été traduit plus tard en français :

_Excursions dans les îles de Madère et de Porto-Santo, faites

dans l’automne de 1823 pendant son troisième voyage en Afrique ;

suivies : 1o du Récit de l’arrivée de M. Bowdich en Afrique,

et des circonstances qui ont accompagné sa mort ; 2o d’une

Description des établissements anglais sur la Gambie ; 3o d’un

Appendice contenant des observations relatives à la zoologie et

à la botanique, et un choix de morceaux traduits de l’arabe_,

Paris et Strasbourg 1825, in-8o, et atlas in-4o de 19 pl. Cet ouvrage

renferme des descriptions de plantes.

14. BRASS (William) a herborisé à Cape-Coast (improprement nommé

par les Français cap Corse) sur la côte d’Or, pour sir Jos. Banks

et les Drs Fothergill et Pitcairn.

Ses plantes doivent être dans l’herbier de Banks, au British

Museum.

15. BROCCHI a exploré le Sennaar en 1825. Après avoir voyagé en

Egypte et en Syrie pendant plusieurs années, il arriva à Khartoum

en 1825, demeura près de sept mois dans le Sennaar, et revint à

Khartoum, où il mourut le 23 septembre 1826[6]. Ses manuscrits

contenaient la liste des plantes qu’il avait recueillies pendant

ses derniers voyages.

Ses plantes du Sennaar étaient en mauvais état ; elles sont, dit-on,

perdues aujourd’hui. Le reste de son herbier se trouve au Musée

de Bassano.

Les plantes de Nubie de Brocchi ont été décrites dans : VISIANI,

_Plantæ quædam Ægypti ac Nubiæ enumeratæ atque illustratæ_,

Patavii, 1836, 8 pl. Les notes de voyage de Brocchi ont été

publiées plus tard : _Giornale delle osservazioni fatte ne’ viaggi

in Egitto, nella Siria e nella Nubia_, Bassano, 1841, 5 tomes en

III vol. in-8o.

16. BROMFIELD a rapporté des plantes d’Assouan et des bords du

Nil en Nubie. Ces plantes se trouvent à Kew.

17. BROWNELL (le Dr) a envoyé à Kew des plantes du Nil Blanc.

18. BRUNNER (Dr), de Berne, a exploré le Sénégal en 1838. Arrivé

à Saint-Louis en janvier, il commença ses explorations malgré la

saison avancée. Il visita l’île de Sor, puis Gandiole, Gorée et

Bathurst sur la Gambie. Puis il partit pour les îles du Cap-Vert,

qu’il explora pendant quelque temps.

Son herbier se trouve au jardin botanique de Berne. Des doubles de

ses plantes se trouvent dans l’herbier Delessert.

Brunner a publié son voyage dans un volume intitulé : _Reise nach

Senegambien und den Inseln des grünen Vorgebirges im Jahre 1838_,

Bern, 1840, in-8o. Il a publié la partie purement botanique dans le

_Flora : Botanische Ergebnisse einer Reise nach Senegambien und den

Inseln des grünen Vorgebirges_ (_Flora, oder allgemeine botanische

Zeitung_, 1840).

19. BURTON (Richard Francis), après avoir fait un voyage à la

Mecque et un voyage dans l’Afrique centrale, où il découvrit le

lac Tanganyika, fut nommé consul anglais à Biafra, dans le Dahomey,

où il a herborisé principalement sur les rives du Congo.

Ses plantes se trouvent à Kew.

Burton a décrit les pays qu’il a explorés dans plusieurs ouvrages,

mais seulement au point de vue géographique. Nous citerons :

_Abeokuta and the Camaroons mountains, an exploration_, 1863,

in-8o. — _A Mission to Gelale king of Dahomey_, London, 1864,2

vol. in-8o.

20. CAILLIAUD (F.), dans son voyage à Méroé et au fleuve Blanc

(1819-1822), a visité l’Egypte et la Nubie, en traversant le

Fayoum, Syouah, Syout en Egypte, le Dongolah, le Sennaar, le Fazogl

et le Darfoq en Nubie.

Je n’ai pas pu savoir où se trouvent ses plantes, mais je suppose

qu’elles sont dans l’herbier de Delile au Jardin botanique de

Montpellier, car elles ont été l’objet d’un travail important

de la part de ce savant botaniste : RAFFENEAU-DELILE (Alire),

_Centuries de plantes d’Afrique du Voyage à Méroé, recueillies

par M. Frédér. Cailliaud et décrites par M. Raffeneau-Delile_,

Paris, 1826, in-8o, 3 pl. Ce travail fait partie de : CAILLIAUD,

_Voyage à Méroé, au fleuve Blanc, au delà de Fazogl, dans le

midi du royaume de Sennaar, à Syouah et dans cinq autres oasis,

fait dans les années 1819-1822_, Paris, 1826, 4 vol. in-8o, et

atlas in-fol. avec 75 pl.

21. CARREY, ingénieur des ponts et chaussées, a fait partie en 1880

de l’expédition chargée d’étudier le projet de chemin de fer

de Bakel à Bafoulabé. Il a rapporté 61 plantes, en échantillons

uniques, recueillies entre Bakel et Fangalla, sur le haut Sénégal.

Ces plantes se trouvent au Muséum.

22. CHAPER, ingénieur des mines, a fait en 1882 un voyage dans la

colonie française d’Assinie, sur la côte d’Ivoire. Il en a

rapporté 62 plantes et quelques graines qui se trouvent au Muséum.

23. CIENKOWSKI, d’Odessa, a herborisé en 1848-1849 en Nubie,

au Sennaar et dans le Kordofan.

Ses plantes se trouvent dans l’herbier de M. Schweinfurth et dans

ceux de l’Académie de Saint-Pétersbourg et du Cabinet royal de

botanique de Vienne.

24. CLAPPERTON [voy. DENHAM]. Après avoir fait un premier voyage

au centre de l’Afrique avec le major Denham, il en a entrepris un

second seul, en 1825. Il pénétra en Afrique par le golfe de Benin,

et mourut de la dysenterie à Sackatou en 1826. Je ne crois pas que

les plantes de ce second voyage soient parvenues en Europe.

Le journal de ce second voyage a été publié et traduit en

français : _Journal of a second expedition into the interior of

Africa, from Badaguy in the bight of Benin to Saccatoo, by the late

captain Clapperton_, London, 1829, in-4o. — _Second Voyage dans

l’intérieur de l’Afrique..._ traduit par Eyriès, Paris, 1829,

2 vol. in-8o.

25. COLSTON (l’expédition), faite par l’état-major égyptien, a

rapporté des plantes du Kordofan. Des doubles se trouvent au Muséum.

26. COURBON (le Dr) faisait partie de l’expédition envoyée en

1859-60, sous les ordres du capitaine Russel, pour explorer la mer

Rouge. Le Dr Courbon a visité les côtes et les îles de cette

mer et a fait une exploration assez étendue dans l’intérieur

de l’Abyssinie.

Ses plantes se trouvent au Muséum.

Il a publié la _Flore de l’île de Dyssée (mer Rouge)_

(_Ann. sc. nat._ 4e sér. 1862, t. XVIII, p. 130). — Une notice

sur son voyage a été publiée par Ad. BRONGNIART : _Notice

sur les résultats relatifs à la botanique obtenus par M. le Dr

Alfred Courbon pendant le cours d’une exploration de la mer Rouge

exécutée en 1859-60_ (_Bull. Soc. bot. de France_, 1860, t. VII,

p. 898).

27. CURROR (Dr) a récolté des plantes à Elephants’ bay,

un peu au-dessous de l’équateur, sur la côte occidentale de

l’Afrique. Ces plantes se trouvent à Kew.

28. DANIELL (Dr) a récolté des plantes au Sénégal et à la Sierra

Leone. Elles sont conservées au British Museum.

29. DENHAM, CLAPPERTON et OUDNEY ont visité de 1822 à 1824 le

nord et le centre de l’Afrique. Ils pénétrèrent dans le grand

désert, à Mourzouk, capitale du Fezzan, puis dans le Soudan

à Kouka, capitale du Bornou, près du lac Tchad. Après avoir

reconnu le pourtour du lac Tchad, Denham pénétra assez loin dans

le sud, pendant que Clapperton et Oudney visitaient à l’ouest

les villes de Kano et de Sackatou, dans le voisinage du Niger. Le

Dr Oudney succomba dans ce dernier voyage. Sur 300 espèces de

plantes rapportées par ces voyageurs, 100 proviennent de Tripoli,

50 de Tripoli à Mourzouk, 32 du Fezzan, 33 entre Mourzouk et Kouka,

77 du Bornou et 16 du Haoussah. Quant au pays situé au sud du lac

Tchad, Denham en était revenu blessé et complètement dépouillé.

Les plantes rapportées par Denham et Clapperton se trouvaient

au British Museum ; des plantes de Denham se trouvaient aussi

à Kew. D’après M. Oliver (_Fl. trop. Afr._ Préf. p. 9), ces

échantillons sont aujourd’hui perdus.

La partie botanique du voyage de Denham et Clapperton a été décrite

dans : R. BROWN, _Observations on the structure and affinities of

the more remarkable plants collected by the late Walter Oudney,

M. D., and major Denham and captain Clapperton, in the years 1822,

1823 and 1824, during their expedition to explore Central Africa_,

London, 1826, in-4o. Ces observations sont publiées en appendice de :

_Narrative of Travels and Discoveries in Northern and Central Africa

in the years 1822-24, by major Denham, capt. Clapperton and the late

Dr Oudney..._ London, 1826, in-4o, 44 pl. ; — 2e édit. 1826,

2 vol. in-8o ; — 3e édit. 1828, 2 vol. in-8o. — Traduit en

français par Eyriès : _Voyages et Découvertes dans le nord et les

parties centrales de l’Afrique... exécutés pendant les années

1822-24 par le major Denham, le capitaine Clapperton et le Dr Oudney_,

Paris, 1826, 3 vol. in-8o et atlas in-4o, 5 cartes, 44 pl.

30. DERRIEN (le commandant), dirigeant la brigade topographique de

la mission Borgmis-Desbordes, sur le haut Sénégal (vers 1880),

a rapporté une collection de 80 plantes et de 35 fruits ou graines,

récoltés entre Bakel et Kita et aux environs de Kita.

Ces plantes se trouvent au Muséum.

31. DOLLINGER a récolté au Sénégal, vers le commencement du

siècle, des plantes qui se trouvent au Muséum dans l’herbier de

Laurent de Jussieu, dans l’herbier de M. de Candolle à Genève,

et à Kew dans l’herbier Gay.

Ces plantes ont été publiées dans le _Prodromus_.

32. DON (George) explora en 1822 la côte occidentale de

l’Afrique. Il séjourna à la Sierra Leone, où il récolta un

grand nombre de plantes. Il explora également avec succès l’île

Saint-Thomas, dans le golfe de Guinée.

Ses plantes se trouvent à Kew et à l’Université de Cambridge

dans l’herbier de Lindley.

33. DUPARQUET (le P.) a envoyé du Gabon une belle collection de

plantes qui sont conservées au Muséum. M. BAILLON en poursuit

l’étude dans l’_Adansonia_ : _Études sur l’herbier du Gabon

du Musée des colonies françaises_, et divers autres articles.

34. DURAND (Jean-Baptiste-Léonard), directeur de la colonie du

Sénégal, a herborisé dans cette région en 1784 et 1785. Je n’ai

pas pu savoir où se trouvent ses plantes.

Il a exposé les résultats de ses explorations dans son : _Voyage au

Sénégal en 1784-1785... depuis le cap Blanc jusqu’à la rivière

de Sierra Leone ; suivi de la relation d’un voyage par terre de

l’île Saint-Louis à Galam_, Paris, 1802, 2 vol. in-8o, ou 1

vol. in-4o et atlas ; — autre édit., Paris, 1807, 2 vol. in-8o,

et atlas gr. in-4o de 43 pl. dont 7 représentent des plantes. —

Cet ouvrage a été traduit en allemand : Weimar, 1803, in-8o.

35. EHRENBERG (Dr C. G.) et HEMPRICH (Dr W. F.) firent, de 1820 à

1825, un voyage en Égypte, dans le Dongolah, la Syrie, en Arabie et

sur la pente orientale de la haute Abyssinie. Le Dr Hemprich succomba

à Massaouah aux fatigues de ce voyage. Il avait fait une excursion à

Arkiko et à Gedam. Ehrenberg a rapporté 1035 espèces d’Égypte

et 700 espèces d’Arabie et de l’Abyssinie. J’ignore où sont

déposées ces plantes.

Au retour de ce voyage, Ehrenberg a publié les ouvrages suivants :

_Naturgeschichte Reisen in Ægyptien, Dongola, Syrien, Arabien und

Habessinien von Hemprich und Ehrenberg, von 1820-1825_, Berlin,

1828 et suiv. in-4o, cartes. — _Symbolæ physicæ, seu Icones

et Descriptiones corporum naturalium novorum aut minus cognitorum

quæ ex itineribus per Libyam, Ægyptum, Nubiam, Dongolam, Syriam,

Arabiam et Habessiniam..._ Berlin, 1829-1845, in-fol. Il a été

fait pour ce livre un texte allemand. — _De Myrrhæ et Opocalpasi

ab Hemprichio et Ehrenbergio in itinere per Arabiam et Habessiniam

detectis plantis particulam primam offert_, Berolini, 1841, in-fol.

36. FÉRET et GALINIER, lieutenants au corps royal d’état-major,

ont voyagé en Abyssinie de 1839 à 1843. Ils ont visité

principalement le royaume de Tigré, les provinces du Samen et

d’Agamé, les monts Silke et Aber, le Woggera, la vallée du

Tacazzé, etc.

Leurs plantes se trouvent peut-être dans l’herbier de Delile

au Jardin botanique de Montpellier, car cet auteur en a décrit

quelques-unes dans un Appendice à leur voyage.

Le voyage de Féret et Galinier a été décrit dans leur ouvrage :

_Voyage en Abyssinie, dans les provinces du Tigré, du Samen et de

l’Amhara_, Paris, 1847-48, 3 vol. gr. in-8o, et atlas in-fol. de

50 pl.

37. FIGARI, inspecteur du service de santé au Caire, a recueilli,

vers 1840, des plantes dans le Fazogl (Abyssinie).

Ses plantes se trouvent dans l’herbier Delessert à Genève,

au Musée botanique de Florence, à l’Université de Gênes, et

probablement au Jardin botanique de Montpellier, dans l’herbier

Delile.

Figari a publié ses observations botaniques dans : _Studii

scientifici sull’ Egitto, sue adjacenze composa la peninsola della

Arabia Petræa_, Lucca, 1864-65, 2 vol. in-8o, carte.

Ces plantes ont été décrites par BARKER WEBB dans : _Fragmenta

Florulæ æthiopico-ægyptiacæ ex plantis præcipue ab Antonio

Figari Musæo J. R. Florentino missis_, Paris, 1854, in-8o. Un

ouvrage qui n’a pas été terminé renferme aussi la description de

quelques-unes de ces plantes : FIGARI et de NOTARIS, _Agrostographiæ

ægyptiacæ fragmenta_, pars I (unica), Torino, 1851, in-4o.

38. FRANQUEVILLE (de) a reçu des plantes du Sénégal récoltées à

M’Bidjem par une de ses cousines. Ces plantes portant simplement la

mention « _Sénégal, M’Bidjem_ », M. Oliver (_Fl. trop. Afr._)

les cite à tort comme ayant été récoltées par M. Bidjem.

Ces plantes se trouvent dans l’herbier de M. de Franqueville à

Paris, au Muséum et à Kew.

39. GALINIER. — Voy. FÉRET.

40. GEOFFROY a récolté au Sénégal, en 1788, des plantes qui

se trouvent dans l’herbier de Laurent de Jussieu au Muséum,

dans celui de M. de Candolle à Genève, et dans l’herbier Gay

à Kew. Geoffroy a publié sur le Sénégal un livre purement

descriptif : _L’Afrique, ou Histoire, mœurs, usages et coutumes

des Africains_, par R. G. V., Paris, 1814, 4 vol. petit in-12, 44 pl.

41. GEOFFROY SAINT-HILAIRE a rapporté du Portugal un herbier des

îles du Cap-Vert (collecteur inconnu).

Ces plantes sont conservées au Muséum.

42. GRANT. — Voy. SPEKE.

43. GRIFFON DU BELLAY, chirurgien de la marine impériale, a envoyé

du Gabon des plantes qui sont conservées au Muséum. M. BAILLON

poursuit une étude de ces plantes dans l’_Adansonia_ : _Études

sur l’herbier du Gabon du Musée des colonies françaises_, et

divers mémoires descriptifs.

44. HANSAL a rapporté de Boghor (Abyssinie) des plantes qui se

trouvent au Musée de Kew.

45. HARTMANN (Dr R.) accompagnait le baron Adalbert de Barnim lors de

son excursion en Égypte et en Nubie. Il a rapporté des plantes qui

ont été décrites par le Dr SCHWEINFURTH dans : _Plantæ quædam

niloticæ in itinere cum Bar. de Barnim a R. Hartmanno collectæ_,

Berlin, 1862, in-4o, 16 pl.

46. HEMPRICH (Dr W. F.). — Voy. EHRENBERG.

47. HEUDELOT, directeur des cultures royales au Sénégal, a

herborisé dans ce pays de 1835 à 1837. Il a exploré la rive

gauche du Sénégal, de Saint-Louis à Galam. Il est allé aux

îles du Cap-Vert. Il a visité les royaumes de Cayor, de Baol, de

Saloum, les bords de la Gambie, de la Casamance, et s’est avancé

jusqu’au Bondou, aux rives de la Falémé. Il a aussi exploré les

bords du rio Nunez et du rio Pongo, le pays des Landamas, Kakandy,

le Fouta-Djallon. Il est mort au milieu de ses explorations.

Ses plantes se trouvent dans l’herbier Delessert à Genève,

au Muséum, à Kew et dans l’herbier de M. de Franqueville à Paris.

Les plantes de Heudelot ont été publiées isolément par différents

auteurs, généralement dans des monographies. Elles sont décrites

dans : OLIVER, _Flora of tropical Africa_.

Quelques plantes récoltées par Heudelot au Sénégal en 1828 se

trouvent aussi au Muséum.

48. HEUGLIN (Théod. de) a envoyé à Kew des plantes de Djur,

de Kosanga et du pays des Niamniam, récoltées en 1862-64.

La partie géographique de son voyage a été publiée dans :

_Reisen in Nord-Ost-Africa_, Gotha, 1857, in-8o, fig. — _Reisen

in das Gebiet des Weissen Nil und seiner westlichen Zuflüsse..._

Leipzig, 1869, grand in-8o, pl.

49. HILDEBRANDT a envoyé à Kew des plantes récoltées en 1873 en

Abyssinie, dans le Somali, le Chiré, etc.

Ses plantes ont été étudiées principalement par W. VATKE,

_Plantæ in itinere Africano ab J. M. Hildebrandt collectæ_

(_Œsterreichische botanische Zeitschrift_, t. XXV, 1875,

Scrofulariaceæ, p. 25, Labiatæ, p. 94, Borragineæ, p. 166,

Rubiaceæ, p. 230, Compositæ, p. 323 ; t. XXVI, 1876, Asclepiadaceæ,

p. 145 ; t. XXVII, 1877, Compositæ addendæ, p. 194 ; t. XXVIII,

1878, Leguminosæ, p. 198, 213, 261). — _Plantas in itinere

Africano ab J. M. Hildebrandt collectas determinare pergit_

W. VATKE (_Œsterreichische botanische Zeitschrift_, t. XXIX, 1879,

Leguminosæ, p. 218 ; t. XXX, 1880, Leguminosæ-Cæsalpinieæ, p. 78,

Leguminosæ-Mimosoideæ, p. 274). — _Plantas in itinere Africano ab

J. M. Hildebrandt collectas determinare pergit_ W. VATKE (_Linnæa_,

t. XLIII, 1881-82, Labiatæ, p. 83, Scrofulariaceæ reliquæ, p. 304,

Borraginaceæ reliquæ, p. 314, Solanaceæ, p. 324). — _A new genus

of Convolvulaceæ from Somali land_ (_Sitzungsber_. Berlin, 1876).

Plusieurs mémoires ont été publiés par divers auteurs :

J. G. BAKER et MOORE (S. LE M.), _Descriptive Notes on a few of

Hildebrandt’s East African plants_ (_Journ. of Botany_, t. XV,

1877, p. 65 et 346). — G. BIRDWOOD, _On the genus Boswellia, with

Descriptions and figures on three new species_ (_Trans. Linn. Soc. of

London_, t. XXVII, 1871, p. 3, 4 pl.). — A. BRAUN, _Mittheilungen

über die von dem Reisenden J. M. Hildebrandt an der Ostküste

Afrikas, namentlich in Sansibar und im Somalilande, sowie auf

der Comorem Inseln Johanna gesammelten Pflanzen_ (_Monatsber. des

Kön. Preuss. Akad. der Wissensch. zu Berlin_, 1876, p. 855). —

A. BRAUN, _Ueber zwei neue entdecke Pflanzen in Ost-Africa,

Hildebrandtia africana_ Vatke _und Balanophora Hildebrandtii_,

Reichenb. fil. (_Sitzungsber_. Brandenburg, 1876, p. 46). —

A. BRAUN, _Beschreibung einiger von J. M. Hildebrandt in Ost-Africa

entdeckter Pflanzen_.

Enfin le voyage d’Hildebrandt a été décrit par lui-même, ou

d’après ses indications, dans plusieurs publications périodiques,

où l’on trouve quelques indications botaniques : HILDEBRANDT,

_Ausflug von Aden in das Gebiet der Ver-Singelli Somalen Besteigung

des Ahl-Gebirges_ (_Zeitschrift der Gesellschaft für Erdkunde zu

Berlin_, 5e série, 1875, t. X, p. 266). — HILDEBRANDT, _Erlebnisse

auf einer Reise von Massua in das Gebiet der Afer und nach Aden_

(_Zeitschr. d. Ges. für Erdkunde in Berlin_, t. X, p. 1 ; —

_Sitzungsber. d. Naturforsch. Freunde zu Berlin_, March 1878 ; —

_Monatschrift d. ver. zur Beförd. d. Gartenbaues_, July 1878). —

KURTZ... (_Mémoires de la Société botanique d’Odelberg_, 27

mai 1877, analysé dans _Journal of Botany_, t. XVII, 1879, p. 86).

50. HUSSENOT a envoyé à Kew quelques plantes du Sénégal.

51. INGRAM a envoyé à Kew des plantes du Sénégal.

52. IRVING a exploré les environs d’Abeokuta, dans le Yoruba,

pays situé entre le Dahomey et le royaume de Benin.

Ces plantes se trouvent à Kew.

53. ISERT (Paul Erdmann) explora la Guinée de 1783 à 1786. Il

arriva en 1783 à Christiansburg, sur la côte de Guinée. Son premier

voyage eut lieu du fort Christiansburg au rio Volta. En 1785, il se

rendit dans le royaume de Dahomey et il séjourna à Princestein et

à Popo. En 1786, il fit un voyage au royaume d’Aquapim. Il quitta

la Guinée la même année pour se rendre aux Antilles.

Ses plantes se trouvent au Jardin botanique de Copenhague et à

l’Université de Leipzig. Il a publié son voyage sous le titre

suivant : _Reise nach Guinea und den Caribäischen Inseln in

Columbien_, Kopenhagen, 1788, in-8o ; Nürnberg, 1789, in-8o.

Vahl et Willdenow ont décrit plusieurs plantes nouvelles rapportées

par ce voyageur.

54. JARDIN (Edelestan), inspecteur général de la marine, a

recueilli de 1845 à 1848 des plantes sur la côte de Guinée,

depuis l’embouchure du Gabon jusqu’à Saint-Paul de Loanda. Il

a visité l’île du Prince, sur les côtes de la baie de Loango ;

au Sénégal, l’île de Gorée, et sur la terre ferme les baies

de Haun et de Dakar ; les îles Bissagos, au rio Nunez, et les îles

de Loss, au nord de la Sierra Leone.

Ses plantes se trouvent dans l’herbier de la Faculté des sciences

de Caen et au Musée de Bayonne ; quelques-unes au Muséum et à

Kew. Quelques Graminées du Gabon ont été envoyées à l’herbier

de la Société botanique de France.

M. Jardin a publié un résumé de son voyage avec des listes de

plantes : _Herborisations sur la côte occidentale d’Afrique pendant

les années 1845-1846-1847-1848_, Paris, 1851, in-12 (_Nouvelles

Annales de la Marine et des Colonies_, numéros de juillet 1850 et mai

1851). Un autre travail de M. Jardin résume ses voyages en Afrique

et dans les autres parties du monde : _Énumération de nouvelles

plantes phanérogames et cryptogames découvertes dans l’ancien

et le nouveau continent_, Caen, 1875, in-8o (_Bull. Soc. Linn. de

Norm._ 2e série, t. VIII, 1875). — Les Graminées rapportées par

M. Jardin ont été décrites dans : STEUDEL, _Synopsis plantarum

glumacearum_, Suttgartiæ, 1855, 2 vol. in-4o.

55. KIRK (le Dr) a envoyé à Kew des plantes de la Sierra Leone.

56. KNOBLECHER (don Ignatio), jésuite missionnaire en Éthiopie

et dans la région du haut Nil, a envoyé à Kew des plantes de

Gondokoro, vers 1848.

Ses plantes ont été décrites dans : KOTSCHY, _De plantis

nilotico-æthiopicis collectis a Knoblecher_, Vindobonæ, 1864,

in-8o, 3 pl.

57. KOTSCHY (Th.) se dirigea en 1837 vers la partie méridionale de

la Nubie et parcourut les pays de Sennaar et de Fazogl. Il a aussi

exploré le Kordofan et le Darfour, dans la Nigritie. Il a rapporté

de ces voyages des collections très considérables, qui ont été

distribuées dans un grand nombre d’herbiers.

L’herbier de Kotschy se trouve chez le cardinal Haynald, à

Kolocza en Hongrie. Ses plantes d’Afrique se trouvent au Muséum,

à Kew, dans l’herbier Delessert à Genève, dans les herbiers

de MM. Boissier à Genève, de Candolle à Genève, Cosson à

Paris, de Franqueville à Paris, le cardinal Haynald à Kolocza,

dans les herbiers de l’Université de Dublin, d’Erlangen, du

Johanneum de Grätz, du Jardin botanique de Saint-Pétersbourg,

de l’Académie de Saint-Pétersbourg, du Musée palatin à

Vienne, du Jardin botanique à Zurich, du Musée de Nancy (plantes

d’Éthiopie), de l’Université de Turin (pl. d’Éth.), de

l’Université de Leipzig (pl. d’Éth.), de l’Université de

Heidelberg (pl. d’Éth.), dans l’herbier de M. Wigand à Marburg

(pl. d’Éth.).

Une notice sur les plantes de ce voyage a été publiée dans le

_Flora_ par SCHNIZLEIN (1842, Beibl., p. 132).

Kotschy a publié plusieurs ouvrages sur les plantes de

l’Éthiopie : _De plantis nilotico-æthiopicis collectis a

Knoblecher_, Vindobonæ 1864, in-8o, 3 pl. — _Plantæ Binderianæ

nilotico-æthiopicæ_, Vindobonæ, 1865, in-8o, 5 pl. — 5

_Abhandlungen über die Flora Ægyptiens und der Nilländer_, Wien,

1856-65 ; in-8o, 8 pl. — _Eine neue Gardenia von westlichen Nilarum_

(_Botanische Zeitung_, 1865, p. 173-174, 1 pl.).

Un autre ouvrage a été publié par SCHWEINFURTH : _Reliquiæ

Kotschyanæ ; Beschreibung und Abbildung neuer oder wenig

gekannt. Pflanzenarten von Kotschy in den Bergen südlichen von

Kordofan und oberh. Fazogl gesamm_, Berlin, 1868, in-4o, 35 pl.

58. LEPRIEUR, pharmacien de la marine, a exploré le Sénégal de 1824

à 1829. En 1824, il visita les environs de Saint-Louis. En 1825,

il fit un voyage à Dagana. En 1826, il entreprit avec M. Roger,

directeur de la colonie, un voyage dans l’intérieur. Après avoir

traversé le pays de Cayor et les bas-fonds humides de M’ Boro, ils

atteignirent la presqu’île du Cap-Vert. De là ils pénétrèrent

chez les Nonnes Cérères, visitèrent le cap Naze et les bords de

la rivière de Saloum. Ils passèrent quelques jours à Joal, grand

village du royaume de Baol ; de là ils se rendirent à Albreda, sur

la Gambie, et à Zekinchor, sur la Casamance. Enfin ils poussèrent

leur reconnaissance jusqu’au cap Rouge et chez les Mandingues.

En 1827, il retourna à Albreda. En 1828, il partit pour Bakel, poste

situé sur le Sénégal, dans le pays de Galam ; malheureusement les

fièvres l’obligèrent à cesser ses herborisations et à revenir

à Saint-Louis.

En 1829, il traversa de nouveau tout le Cayor, arriva aux confins

du pays des Nonnes Cérères, et s’arrêta quelques jours aux

environs du cap Naze.

Revenu en France, M. Leprieur se disposait à commencer la rédaction

de la flore de Sénégambie, lorsqu’il reçut l’ordre de partir

pour la Guyane. Il remit ses notes à Perrottet, qui commença cette

publication, malheureusement restée interrompue.

D’après Lasègue (_Musée botanique de M. Benjamin Delessert_),

Leprieur a rapporté environ 1800 plantes ; je crois que ce nombre

est très exagéré.

Ces plantes se trouvent au Muséum, à Kew, au British Museum, dans

l’herbier Delessert à Genève, et chez M. Cosson à Paris. Outre

une série de ces plantes, M. Cosson possède les Glumacées de

l’herbier particulier de Leprieur.

Une partie de ces plantes ont été publiées dans : GUILLEMIN,

PERROTTET et RICHARD, _Floræ Senegambiæ Tentamen_, Paris, 1830-33,

gr. in-8o, 72 pl., ouvrage dont la première partie a seule été

publiée.

59. LIPPI (Auguste) a visité Karti et Sennaar dans la Nubie en 1703,

et l’Abyssinie en 1704 ; il y a été assassiné.

Ses plantes ont été décrites dans un ouvrage resté manuscrit (de

la main d’ISNARD), intitulé : _Description des plantes observées

en Égypte par M. Lippi en 1704_. Ce manuscrit faisait partie de la

bibliothèque d’Adrien de Jussieu. Il est aujourd’hui au Muséum

(Pritzel).

60. LORD (J. K.) a envoyé au Musée de Kew des plantes de Hor

Tamanib, dans la haute Nubie.

61. MANN a fait de 1859 à 1863 un voyage au golfe de Guinée et au

Gabon, sous les auspices de l’Amirauté anglaise. Il a visité

Fernando-Po, les îles Saint-Thomas et Prince, Old Calabar, les

Cameroons, Corisco-bay, les rivières de Muni et du Gabon et la

Sierra del Crystal.

Les plantes de ce voyage se trouvent à Kew et au Jardin botanique

de Saint-Pétersbourg (700 espèces).

Ces plantes ont été l’objet de plusieurs notices de la part de

J. D. HOOKER : _On the Plants of the temperate region of the Cameroons

mountains and islands in the bight of Benin_ (_Proceed. of the

Linn. Soc._ t. VII, p. 171-241), 1864, in-8o. — _On the Vegetation

of Clarence peak, Fernando-Po_ (_Proceed. of the Linn. Soc._ t. VI,

p. 1-23). Les diagnoses des espèces nouvelles de ce travail ont été

reproduites dans le _Bulletin de la Société botanique de France_

(t. IX, 1862, p. 58).

Une autre notice a été publiée par M. OLIVER : _On four new genera

of plants of Western tropical Africa, belonging to the natural orders

Anonaceæ, Olacineæ, Loganiaceæ and Thymeleaceæ ; and on a new

species of Paropsia_ (_Proceedings of the Linnean Soc._ t. VIII,

p. 158-162).

62. MATTHEWS (John) a récolté des plantes à la Sierra Leone. Il

a publié lui-même son voyage dans : _A Voyage to the river Sierra

Leone, on the coast of Africa_, London, 1788, in-8o, 2 pl. Cet

ouvrage a été traduit en allemand et en français : _Reise nach

Sierra Leone auf der westlichen Küste von Afrika_, Leipzig, 1789,

in-8o. — _Voyage à la rivière de la Sierra Leone, sur la côte

d’Afrique_, traduit de l’anglais par Bellart, Paris, 1789, in-8o.

63. MÉNAGER (le P.), missionnaire, a récolté en 1874 une série

de plantes sur la côte des Esclaves, principalement à Agoué.

Ces plantes se trouvent au Muséum.

64. MIDDLETON a envoyé à Kew des plantes du Grand-Bassam, sur la

côte d’Ivoire.

65. MONTEIRO (J. J.) a envoyé à Kew des plantes de l’Angola.

Il a publié une relation de son voyage : _Angola and the river

Congo_, London, 1876, 2 vol.

66. MOREL a récolté quelques plantes au Sénégal. Ces plantes se

trouvent au Muséum.

67. MORENAS, employé au Sénégal en qualité d’agriculteur

botaniste, a récolté des plantes qui se trouvent au Muséum.

68. MURIE. — Voy. PETHERIC.

69. NECTOUX (Hippolyte) a envoyé à Kew des plantes de Nubie.

Il a publié : _Voyage dans la haute Égypte au-dessus des cataractes,

avec des observations sur les diverses espèces de Séné qui sont

répandues dans le commerce_, Paris, 1808, in-fol. 4 pl.

70. NIMMO (Dr) a envoyé à Kew des plantes des côtes de la mer

Rouge.

71. OUDNEY. — Voy. DENHAM.

72. PALISOT DE BEAUVOIS a exploré les royaumes d’Oware et de

Benin, de 1786 à 1788. Après avoir relâché à Chamah sur la côte

d’Or, à Koto sur le fleuve Volta, à Amokou et à Juida sur la

côte d’Or, en récoltant chaque fois des plantes, il séjourna

au pays d’Oware, où il fit un voyage à Agatou, à Benin où il

séjourna quelque temps, à Oware et à Bono-Pozzo. L’insalubrité

du climat le réduisit à un état de langueur déplorable. Ses

forces diminuant de jour en jour, un de ses amis l’embarqua pour

Saint-Domingue, où il resta quelque temps avant de revenir en France.

Son herbier se trouve à Genève dans l’herbier Delessert. Des

doubles sont au Muséum dans l’herbier de Laurent de Jussieu.

Il a décrit ses plantes dans : _Flore d’Oware et de Benin en

Afrique_, Paris, 1804-1807, 2 vol. in-fol., 120 pl. L’ouvrage

n’a pas été terminé.

73. PARKINS a envoyé à Kew des plantes d’Abyssinie.

74. PENEY (le Dr) a récolté en 1860-61 une série de plantes

dans la région du Nil Blanc. Ces plantes se trouvent au Muséum,

accompagnées de dessins et de notes.

75. PERROTTET, directeur des cultures de _la Sénégalaise_, a

exploré le Sénégal de 1824 à 1829.

Établi d’abord à Richard-Tol (Walo), puis à Saint-Louis,

il a exploré, de 1824 à 1825, principalement le bas du fleuve,

les environs de Gandiole, les îles de Babaghé, de Sor, de Safal,

les environs de Laybar et de Gandou, de Lamsar et des Fours à chaux.

En 1825, il se rendit à Podor en herborisant sur les rives du

Sénégal, et il revint par le lac de N’Gher ou Panié-Foul, où il

fit de nouvelles récoltes. Nommé directeur de l’établissement

_la Sénégalaise_, il continua ses explorations dans cette partie

du Sénégal jusqu’en 1829 ; il visita les hauteurs sablonneuses

de Kouma et de N’Dombo, près de Richard-Tol, celles de N’Bilor

et de Koïlel, près de Dagana, les plaines de N’Ghianghé et de

Ghienleuss, derrière l’établissement de Faf ; il herborisa aussi

sur la rive droite du fleuve.

En 1820, il entreprit, avec Leprieur et M. Roger, directeur de la

colonie, un voyage autour du lac Panié-Foul, qu’il visita de

nouveau en 1828.

En 1829, il revint à Saint-Louis et fit un voyage aux fleuves de

la Gambie et de la Casamance. Il se rendit à Gorée, puis à la

presqu’île du Cap-Vert, où il parcourut les environs de Khann,

Kounoun, Rufisk, jusqu’au village de Bargny. De là un bâtiment le

transporta à Joal, puis à Albreda, sur les bords de la Casamance,

qu’il remonta jusqu’au poste portugais de Zekinchor. De Gorée,

il retourna à Saint-Louis par terre, en longeant la côte.

Ses plantes se trouvent au Muséum, au British Museum, dans

l’herbier Delessert à Genève, dans les herbiers de MM. de Candolle

à Genève, Boissier à Genève, de Franqueville à Paris, et dans

l’herbier du Musée Palatin à Vienne.

Un grand nombre des plantes de Perrottet ont été publiées dans :

GUILLEMIN, PERROTTET et RICHARD, _Floræ Senegambiæ Tentamen,

sive Historia plantarum in diversis Senegambiæ regionibus a

peregrinationibus Perrottet et Leprieur detectarum_, t. I, Paris,

1830-1833, in-4o, 72 pl. Cet ouvrage n’a pas été terminé.

76. PETERS (Dr Wilhelm) a fait en 1843 un voyage zoologique et

botanique à Saint-Paul de Loanda, dans l’Angola.

77. PETHERIC et MURIE ont envoyé à Kew des plantes récoltées

sur les bords du Nil Blanc.

78. PETIT a exploré l’Abyssinie de 1839 à 1843 avec

QUARTIN-DILLON. Ils débarquèrent à Adowa, d’où ils firent

un premier envoi de plantes en 1840. En 1841, ils visitèrent la

vallée du Mareb. C’est dans ce voyage que Quartin-Dillon mourut,

enlevé par une fièvre pernicieuse.

En 1842, Petit visita le Lasta, le Choa, une partie du royaume

d’Amhara, dont la capitale est Gondar. Il mourut par accident

en 1843.

Les plantes de ces voyages renferment 1500 espèces, dont environ

la moitié étaient nouvelles pour la science. Elles se trouvent

principalement au Muséum. Des doubles ont été distribués à

Kew, dans l’herbier Delessert à Genève, et dans les herbiers de

MM. Cosson et de Franqueville à Paris.

Ces plantes ont été décrites par RICHARD (voy. QUARTIN-DILLON).

79. PLAYFAIR (colonel) a envoyé à Kew des spécimens de quelques

arbres résineux du Somali.

80. PLOWDEN a envoyé à Kew des plantes d’Abyssinie, vers 1848.

La partie géographique de son voyage a été décrite dans son

livre : _Travels in Abyssinia and the Gella country_, London,

1868, in-8o.

81. PURDIE a envoyé à Kew des plantes de la Sierra Leone.

82. QUARTIN-DILLON a exploré l’Abyssinie avec PETIT, de 1839 à

1841 (voy. PETIT). Outre les explorations qu’il a faites avec son

compagnon, il a visité seul en 1840 le Samen, le royaume de Gondar

et le Siré.

Les plantes du premier envoi de Quartin-Dillon et Petit ont

été l’objet d’un travail de A. RICHARD : _Plantes nouvelles

d’Abyssinie et de la province du Tigré_ (deux décades, extrait

des _Ann. sc. nat. nov._ 1840).

La totalité des récoltes des deux voyageurs a été décrite plus

tard dans : RICHARD, _Tentamen Floræ Abyssiniæ, seu Enumeratio

plantarum hucusque in plerisque Abyssiniæ provinciis detectarum_,

Paris, 1845-50, 2 vol. in-8o et atlas in-fol. de 102 pl. Cet ouvrage

fait partie du _Voyage en Abyssinie exécuté pendant les années

1839, 1840, 1841, 1842, 1843, par une commission scientifique..._

par LEFÈVRE, Paris, 1845-50, 6 vol. in-8o et atlas in-fol. 202 pl.

83. REVOIL (Georges), qui avait déjà visité à deux reprises la

côte du Somali en 1878 et 1879, a été chargé en 1880, par le

ministre de l’instruction publique, d’une mission scientifique

dans les mêmes régions.

Les plantes qu’il a rapportées de ce voyage se trouvent au Muséum.

Études sur la flore du Sénégal · 第 1 / 6 段