III

Puis ces bruits d'année en année

Baissèrent d'une vie, hélas! et d'une voix.

Une fenêtre en deuil, à l'ombre condamnée,

Se ferma sous le bord des toits.

Printemps après printemps de belles fiancées

Suivirent de chers ravisseurs,

Et, par la mère en pleurs sur le seuil embrassées,

Partirent en baisant leurs soeurs.

Puis sortit un matin pour le champ où l'on pleure

Le cercueil tardif de l'aïeul,

Puis un autre, et puis deux, et puis dans la demeure

Un vieillard morne resta seul!

Puis la maison glissa sur la pente rapide

Où le temps entasse les jours;

Puis la porte à jamais se ferma sur le vide,

Et l'ortie envahit les cours!...

Cours familier de Littérature - Volume 03 · 第 143 / 232 题