La tourmente avait passé. Sous la pluie de la nuit, le vent s’était
apaisé et un éclatant soleil ruisselait en clartés blondes sur les
falaises, sur la frémissante étendue des eaux, pointillées de barques.
La mer était haute, couleur d’opale, à peine ridée d’un léger frisson de
vagues; nonchalamment, l’eau mouillait les galets, les effleurant d’une
ondulation caressante et souple... Et Marc, dont les yeux avaient
emporté l’image du sombre horizon de la veille, dont l’âme gardait
encore l’impression de sa mélancolique soirée, la veille, dans sa grande
demeure déserte, trouva exquise la féerie de cette matinée vibrante de
lumière.
La terrasse, déserte la veille au crépuscule, était maintenant
fourmillante de promeneurs circulant parmi les jeux des enfants, la
course rapide des bicyclettes qui longeaient la mer ou filaient autour
des pelouses et des massifs fleuris dont la brise emportait les senteurs
confondues.
Sur la plage, bariolée par les ombrelles, les toilettes claires des
femmes, les vastes parasols de couleurs vives, c’était une véritable
foule, massée à l’ombre des cabines,--minuscules salons tendus d’étoffe
à grandes fleurs,--groupée sur la terrasse du Casino, sur les galets
envahis jusqu’à la mer, sur l’estacade allongée dans l’eau bleue, où se
coudoyaient les spectateurs curieux et les baigneurs qui escaladaient
ses hauteurs pour plonger, ou bien tout ruisselants y demeuraient à
recevoir la brûlante caresse du soleil de midi...
Et ces derniers étaient ceux-là surtout qui savaient pouvoir
victorieusement supporter l’examen de tant de regards; les hommes
ressemblant à de hardis lutteurs dans le maillot étroit; les femmes,
coquettement habillées, chaussées, ceinturées de noir, ayant des airs de
petites _clownesses_ en jupe courte, coiffées du foulard de couleur qui
dégageait l’auréole des cheveux et se nouait avec des coques
capricieuses.
Un instant, avant de s’engager sur les planches jetées en un chemin à
travers les galets, Marc s’arrêta à contempler le coup d’œil que lui
offrait ainsi la plage et dont son regard était charmé, alors que son
esprit l’était beaucoup moins de la perspective de devoir aller jouer
son personnage dans le cercle de la marquise de Maulde.
Une envie lâche s’emparait de lui de fuir, pendant que la chose lui
était encore possible, de s’en aller flâner à sa fantaisie dans cette
brillante cohue où, peut-être, il découvrirait la jeune fille inconnue
qui, la veille, admirait près de lui la mer avec tant d’enthousiaste
passion... Rêve inutile; à son oreille, une exclamation arrivait:
--Eh bien, de Bresles, je vous prends en flagrant délit de curiosité!
Peut-on, sans trop de cruauté, vous enlever à votre contemplation?
Et Paul de Gannes, souriant, s’arrêta devant Marc qui, désormais,
n’avait plus qu’à se reconnaître vaincu et à s’en aller remplir un rôle
actif dans la comédie mondaine qui se jouait au grand soleil.
Tout en causant avec M. de Gannes qui, presque à chaque pas, devait se
découvrir pour saluer, il se laissait conduire à travers la foule qui
envahissait même l’allée de planches, jusqu’à la cabine à l’ombre de
laquelle Mme de Gannes recevait. Un cercle nombreux l’entourait; les
femmes, toutes très élégantes, habillées avec une coquetterie raffinée
de créatures de luxe qui savent que même les yeux masculins goûtent
l’harmonie des nuances caressantes, des mousselines souples et des
dentelles frissonnantes, des grands chapeaux fleuris qui ombrent le
regard...
--Aline, je vous amène un revenant, jeta M. de Gannes, arrivant près de
sa femme. Il n’est pas nécessaire, n’est-ce pas, que je vous présente
Marc de Bresles?
--Point nécessaire du tout!... En voyant M. de Bresles, jamais même, je
ne pourrais m’imaginer que plusieurs années ont passé depuis qu’il nous
a quittés!
Marc s’inclina. Dès la première minute, il retrouvait en Mme de Gannes
la femme du monde accomplie, banalement aimable, qu’elle était jadis. Il
lui répondit par quelques mots de politesse; mais sa pensée était
distraite, de nouveau ramenée violemment vers le passé par la vue de la
marquise de Maulde qui, à son tour, l’accueillait. Elle avait un peu
vieilli, toujours belle cependant sous la poudre des cheveux tout
blancs, disposés avec le même goût savant qui avait créé sa robe de
plage. Et d’expression, d’allure, de voix, elle était demeurée tellement
pareille à elle-même que Marc en l’écoutant, en lui répondant, oubliait
le cadre nouveau où il la retrouvait. Inconsciemment, il la replaçait
dans son hôtel de Paris, dans le petit salon où, pour la dernière fois,
il avait vu la femme qu’il avait souhaitée sienne. Comme ce jour-là lui
semblait loin, si loin en arrière!... vécu par un Marc de Bresles qui
n’était pas celui qu’avaient créé cinq années d’une existence
aventureuse et solitaire, traversée de difficultés de toute sorte.
En cette minute, tout ensemble il regrettait que Ghislaine de Moraines
ne se trouvât point dans ce cercle où presque tous les visages lui
étaient connus et il en éprouvait pourtant une sorte d’allégement, tant
il redoutait de ne plus retrouver en elle la Ghislaine d’autrefois,--à
qui, en l’intimité de son âme, il ne pardonnait pas le mariage auquel
elle avait consenti.
Mais elle était absente. Et absente aussi, la petite Josette à qui elle
avait donné les belles années de sa jeunesse de femme. Indifférent aux
propos qui s’échangeaient autour de lui, il la cherchait des yeux,
tentant de la reconnaître parmi les jeunes filles qui étaient sous son
regard. Comme s’il eût deviné sa curiosité, M. de Gannes demanda:
--Où donc est Josette?
Ce fut la marquise qui répondit:
--Josette?... Elle ne peut jamais tenir en place. Elle est descendue
tout au bord de l’eau avec les petits de Mussy et leur gouvernante parce
que les enfants voulaient voir le bain de je ne sais quelle Anglaise,
nageuse extraordinaire...
--De Bresles, si nous faisions comme les enfants! Voulez-vous?...
Il ne demandait pas mieux, trop désaccoutumé des conversations mondaines
pour les goûter fort; et, avec allégresse, il louvoya de nouveau parmi
la foule pressée des groupes qui couvraient les galets et
s’immobilisaient au bord de l’eau, d’où s’échappait une rumeur de
paroles, de rires, d’exclamations, dont vibrait l’air chaud.
--Ah! inutile de nous aventurer davantage sur ces maudits galets! Voici
Josette qui revient avec les enfants! s’exclama M. de Gannes.
--Où?... Parlez-vous de la jeune fille qui tient ce petit garçon par la
main?
--Oui...
Marc se mit à rire.
--Mon cher ami, vous allez me trouver stupide, mais imaginez-vous
qu’hier soir, avant de vous rencontrer, j’étais sur la plage auprès de
Mlle de Moraines et que je ne l’ai pas reconnue du tout, mais du tout!
--Ah! par exemple! n’y a-t-il donc plus rien en elle de la fillette que
vous avez laissée, il y a cinq ans?
Marc ne répondit pas. Il regardait la jeune fille qui venait vers eux
sous le reflet blanc de son ombrelle, tout habillée de linon rose; et il
songeait qu’elle semblait la jeunesse elle-même.
Elle n’avait pas aperçu M. de Gannes et elle riait avec l’enfant dont
elle tenait la main, d’un joli rire joyeux... Et ses yeux aussi riaient
sous l’ombre de la grande capeline de paille, fleurie de roses,--ses
yeux candides, profonds et caressants, qu’une ardente vie illuminait,
beaux à brûler le cœur... Oui, c’étaient bien les yeux de la petite
gitane d’autrefois. Mais celle-là n’avait point cet éclat de fleur, ces
lèvres de pourpre sombre, si merveilleusement fraîches, cette grâce
extrême de mouvement, cette allure de jeune nymphe radieuse...
Fugitive, comme une ombre effacée, passa dans le souvenir de Marc,
l’image d’une autre Josette, toute frêle, toute pâle, habillée de noir
qui, jalousement se dressait entre lui et la femme qu’il aimait, la lui
enlevait pour jamais sans doute... Et cette image-là s’abîma dans le
passé d’où, une seconde, elle avait ressuscité. La vraie Josette,
c’était cette jeune créature qui approchait rieuse, dans la lumière rose
de sa robe, nimbée de soleil, sa svelte silhouette profilée sur
l’horizon de la mer...
--Josette! appela M. de Gannes.
Elle tourna la tête et reconnaissant un ami, elle eut un sourire et
s’approcha, disant gaiement:
--Voici la Josette demandée! Qu’y a-t-il pour votre service?
--Une présentation à accomplir si vous voulez bien me le permettre,
Josette. Je désirerais vous présenter quelqu’un qui vous a connue petite
fille et qui ne vous reconnaît plus maintenant que vous êtes une
demoiselle. C’est...
--C’est M. de Bresles, finit-elle, tandis qu’une lueur d’amusement
s’allumait une seconde dans ses larges prunelles, devant la surprise de
Marc.
--Se peut-il vraiment, mademoiselle, que vous me fassiez l’honneur de me
reconnaître encore, après tant d’années?
D’une voix chaude, très jeune, dont le timbre pourtant était un peu
grave, elle expliqua:
--Quand M. de Gannes a parlé, vous avez eu une expression qui a, je ne
sais comment, jeté votre nom dans ma pensée... Mais il me semble vous
avoir déjà rencontré hier... N’est-ce pas vous, monsieur, qui, sur la
plage, avez eu l’obligeance d’arrêter mon voile au passage?
--Josette, qu’est-ce que cette histoire? jeta involontairement M. de
Gannes.
Il avait l’air si stupéfait qu’un sourire amusé retroussa les lèvres de
la jeune fille.
--Une histoire toute simple, toute courte, que je veux bien vous dire
parce que j’ai pitié de votre curiosité!
En quelques mots, elle la contait, de cette manière spontanée qui lui
donnait un charme de vie intense. Puis, se tournant vers Marc, elle
continua:
--Je ne me trompe pas, n’est-ce pas; c’était bien vous? monsieur.
--C’est moi-même, mademoiselle, qui ai eu le plaisir d’opérer le
sauvetage de votre voile...
--Mais ne traitez pas si légèrement le service que vous m’avez rendu!
Grâce au petit chiffon de tulle que vous avez remis en ma possession,
j’ai pu continuer d’affronter le vent de tempête et même m’arrêter sur
le haut de la falaise pour y regarder encore la mer...
--Que vous aimez... infiniment... n’est-ce pas?
Un éclair courut dans la profondeur veloutée des prunelles.
--Que j’aime, oh, oui! surtout quand elle est... telle qu’hier... Et je
me le reproche puisqu’elle fait du mal quand elle est ainsi... Mais
tandis que je la regarde, j’oublie qu’elle est si redoutable! Sa beauté
me prend toute!...
--Et ce matin, alors, elle vous laisse votre liberté?
Les lèvres souples eurent une moue d’une malicieuse finesse:
--Ce matin, je ne peux même pas la voir! Il y a trop de monde entre elle
et moi!
M. de Gannes avait écouté, tout en faisant jouer le garçonnet qui,
impatient de voir Josette arrêtée, avait lâché sa main.
Il se mit à rire de la réflexion de la jeune fille.
--De Bresles, vous ne vous doutiez guère que cette petite personne était
une jeune misanthrope, redoutant la société de ses semblables.
--Non pas la société, mais la foule!... Je déteste la foule! Elle
m’étouffe, elle me rend triste!... Et si je ne le suis pas ce matin,
c’est qu’il fait un temps si merveilleux que le soleil, le ciel bleu, le
délicieux air tiède, la bonne senteur de la mer me consolent de ne pas
jouir égoïstement toute seule de ces richesses! Mais certes, si
grand’mère ne désirait pas venir chaque matin sur la plage à l’heure du
bain, je ne bougerais pas de la hauteur de ma falaise!
--Où la fête des choses se donnerait pour vous seule! dit Marc qui
l’écoutait avec un étrange plaisir de la sentir toute vibrante ainsi.
--C’est-à-dire que je la goûterais à ma fantaisie, sans crainte de notes
fausses et de couleurs dissonantes qui troublent mon plaisir!... Je
crois que je suis gâtée par ma vie en Bretagne, dans une solitude
exquise!
--Entendez-vous, de Bresles, avec quel accent cette petite parle de sa
solitude! Je crois pourtant que si elle l’aime à ce point, c’est qu’elle
y vit avec une incomparable amie!... Vous avez de bonnes nouvelles de
Mme de Moraines? Josette.
--Oui, très bonnes, merci.
--Elle est toujours à Rothéneuf?
--Oh! oui, elle y passe tout l’été. En quittant Dieppe, j’irai l’y
retrouver et nous y resterons jusqu’en novembre!
--De quel ton ravi, elle dit cela! fit M. de Gannes qui semblait avec
elle sur un pied d’amicale taquinerie. Elle n’a qu’un désir, c’est de
nous quitter!
Elle ne répondit pas. Peut-être même n’avait-elle pas entendu. Un reflet
de tendresse avait soudain baigné son visage expressif et Marc sentit
qu’elle était tout à coup très loin de cette plage mondaine, tout son
cœur allé vers l’amie absente.
Distraite, elle s’était remise à marcher pour monter la pente des
galets, laissant M. de Gannes accaparé au passage par des amis; et Marc
avançait près d’elle avec le désir de l’entendre encore parler, de sa
voix chaude, de ce qu’elle affectionnait ou redoutait. Il eût aimé la
questionner sur Ghislaine; mais cela, il n’osait, arrêté par la manière
brève dont elle avait répondu à M. de Gannes quand celui-ci avait nommé
la jeune femme.
Il tressaillit de l’entendre dire, comme si elle eût pénétré sa muette
pensée:
--Je regrette que Ghislaine ne soit pas ici... Je sais qu’elle vous
considérait, monsieur, comme un de ses bons amis et elle aurait sûrement
eu grand plaisir à vous revoir...
Son accent si sincère faisait de ses paroles mieux qu’une vaine phrase
de politesse et Marc lui en fut reconnaissant.
--C’est moi qui serais trop heureux si Mme de Moraines voulait bien
encore se souvenir de moi.
--Puisque vous connaissez Ghislaine, vous savez bien qu’elle est
incapable d’oublier ceux qu’elle appelle ses amis... Et je me souviens
bien... oh! très bien!... que c’est ainsi qu’elle vous nommait...
Sa voix tout à coup avait pris quelque chose de pensif. Il eut
l’intuition qu’elle songeait à cette dernière visite qu’il avait faite à
l’hôtel de Maulde,--dont il se souvenait maintenant comme de la page
dernière de quelque roman fini... Pourtant il eût voulu qu’elle
continuât à parler de la jeune femme que sa propre pensée évoquait; mais
vers eux, dévalait le garçonnet qu’elle avait délaissé et qui accourait,
lui criant:
--Josette, Mme de Maulde vous demande. Elle dit qu’il va être midi et
qu’elle veut rentrer.
--Est-il déjà si tard? murmura-t-elle.
Marc sourit de son accent de regret.
--Vous regrettez de partir, alors qu’il s’agit d’aller retrouver la paix
de votre falaise?
Elle secoua la tête, souriant aussi, et dit très simple:
--Je regrette de ne pouvoir parler un peu avec vous de Ghislaine, ce que
je fais bien rarement ici...
--Pourquoi? si je ne suis pas indiscret de le demander...
--Parce que j’ai cet enfantillage de redouter dire même son nom devant
ceux qui ne peuvent savoir tout ce qu’elle est!... Mais, après tout, la
vérité _vraie_ est peut-être que je préfère ne pas parler des êtres qui
me sont le plus chers... Je les aime jalousement, et je les veux
conserver à moi seule! C’est un vilain défaut! Je le sais bien...
--C’est un défaut que je trouve bien excusable... parce qu’il est mien
aussi...
Elle eut un regard ravi de petite fille.
--Vraiment? Oh! tant mieux!... Puisque je ne suis pas seule de mon
espèce, je me fais un peu moins l’effet d’un monstre d’égoïsme!...
Elle ne continua pas, ils atteignaient le groupe où, déjà debout, se
tenait la marquise impatiente qui s’exclama:
--Eh bien, Josette, tu ne revenais pas? Qu’est-ce que cette façon de
disparaître ainsi?... Ah! quelle éducation bizarre cette petite a reçue!
Une flamme courut une seconde dans les larges prunelles de Josette. Mais
cette éducation que critiquait Mme de Maulde lui avait, du moins, appris
à demeurer bien maîtresse d’elle-même et elle n’eut pas un mot qui
trahît sa révolte devant l’indirect blâme adressé à Ghislaine. Un peu
plus rose seulement, elle se mit à prendre congé des femmes qui
l’entouraient, pendant qu’avec ensemble, les hommes évoluaient vers
elle, plus ou moins ouvertement. Et Marc, qui l’observait avec une
inconsciente curiosité, fut frappé de la simplicité extrême, de la
dignité juvénile, avec lesquelles elle recevait le discret encens que
tous--hommes faits comme jeunes gens--lui offraient...
Était-elle encore une enfant ou déjà une femme sous sa forme délicate de
jeune fille? Il l’écoutait parler avec cette spontanéité qui lui donnait
un imprévu charmeur, comme la mobilité de son fin visage. A coup sûr,
elle était très intelligente, avec une âme de feu, pétrie de tendresse
et de sincérité... De tout cela, il avait la confuse révélation dans
l’ardente profondeur des yeux splendides, dans l’expression des lèvres
souples auxquelles le sourire donnait un charme caressant et qui, dans
le silence, étaient closes presque gravement...
--Monsieur de Bresles, nous vous reverrons, j’espère, dit la marquise,
redevenue souriante.
--Si vous voulez bien m’y autoriser, madame, j’aurai l’honneur d’aller
vous présenter mes hommages.
--Vous serez le très bienvenu. Mais pour être plus sûr de ne pas faire
inutilement l’ascension de la falaise, venez dîner jeudi. J’aurai un
petit cercle d’amis.
Il s’inclina, acceptant avec un plaisir dont il se fût étonné, s’il y
eût réfléchi. Mais il y avait des impressions qu’il n’aimait pas à
déflorer par l’analyse.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
--Eh bien, de Bresles, que dites-vous de ma petite amie Josette? lui
jeta gaiement M. de Gannes, quand la svelte silhouette rose eut disparu
dans la foule que midi ramenait vers la ville.
Il secoua la tête, comme un homme qui se réveille, et pensif:
--Je dis qu’elle ne ressemble à aucune des jeunes filles que j’ai
jusqu’ici rencontrées...
Il songeait que sa jeunesse était grisante comme un parfum de fleur et
que ce serait exquis d’en respirer encore la senteur...