DES PREMIERS DÉVELOPPEMENS
PHYSIQUES ET MORAUX
DU
JEUNE SAUVAGE DE L'AVEYRON.
Par E. M. ITARD, Médecin de l'Institution Nationale des Sourds-Muets,
Membre de la Société Médicale de Paris, etc.
Quant on dit que cet enfant ne donnait aucun signe de raison, ce n'est
pas qu'il ne raisonnât suffisamment pour veiller à sa conservation; mais
c'est que sa réflexion, jusqu'alors appliquée à ce seul objet, n'avait
point eu occasion de se porter sur ceux dont nous nous occupons... Le
plus grand fonds des idées des hommes est dans leur commerce réciproque.