--Mon confrère de Paris vient de me communiquer la principale
disposition de son testament par laquelle il institue votre fils Jean,
M. Jean Roland, son légataire universel.
L'étonnement fut si grand qu'on ne trouvait pas un mot à dire.
Mme Roland, la première, dominant son émotion, balbutia:
--Mon Dieu, ce pauvre Léon... notre pauvre ami... mon Dieu... mon
Dieu... mort!...
Des larmes apparurent dans ses yeux, ces larmes silencieuses des
femmes, gouttes de chagrin venues de l'âme qui coulent sur les joues et
semblent si douloureuses, étant si claires.
Mais Roland songeait moins à la tristesse de cette perte qu'à
l'espérance annoncée. Il n'osait cependant interroger tout de suite sur
les clauses de ce testament, et sur le chiffre de la fortune; et il
demanda, pour arriver à la question intéressante:
--De quoi est-il mort, ce pauvre Maréchal?