_TOME PREMIER._
I. Qui sert d'exorde à ce discours clair & intelligible, intitulé:
_Moyen de Parvenir_; satyrise les géometres, les géographes & les
chronologues; prépare le lecteur à l'assemblée de ces illustres fous,
qui, de section en section, donneront de plus en plus des preuves de
leur folie stéganographique. Les interlocuteurs s'engagent à se revoir
chez le bonhomme, pour y faire festin. Invective contre ceux qui donnent
légérement leur parole.
_Guillaume qui fait jurer pour lui_, Page 3.
_Honnête démenti de Coguerean_, p. 4.
_Seigneur de paroisse qui ne refuse rien_, p. 5.
II. Satyre contre les grammairiens latins, si hérissés par-tout qu'on ne
peut en aborder, sans être sûr d'être déchiré par l'épine; & contre les
pindariseurs de la langue françoise.
_L'assesseur pindarisant_, p. 6.
III. A l'ajournement chez le bon homme, aucun des conviés ne manque, &
tous en entrant dans la salle se saluent. Satyre contre les
révérencieux. Description de la salle. Critique de Platon.
IV. Eloge de toute l'assemblée, dans un style si singulier, qu'on ne
sait s'il l'injurie ou la loue. Cet éloge est terminé par l'apologie de
madame (la belle inconnue) dont beaucoup de bien est dit.
V. Les flaccons de vin étoient au frais. Sortie vigoureuse contre les
buveurs d'eau tiede, les sots à table, & les timides en conversation.
Histoire de la découverte de _la vérité au fond d'un puits_ par
Démocrite. Raison pourquoi le vin s'avale plus promptement que le pain.
Vin répandu est le plus grand malheur. Origine du proverbe: _vessies
sont des lanternes_.
_Sermon du curé_, page 10.
_Démocrite qui trouve la vérité dont un puits_, p. 12.
VI. Socrate fut chargé de l'emploi de maître des cérémonies. On y vit
arriver Alexandre revenu de chez les Gymnosophistes, Aphtonius, Bodin,
Pythagore, Pline, Démosthenes, Aristote, Rabelais; Cusa & Jean Hus se
placent; digression plaisante sur la future destinée de ce livre.
_L'archidiacre grand gourmand_, p. 15.
_Moine circonspect au pied de la potence_, p. 16.
VII. Le repas commence. A propos de repas, savante & profonde
dissertation sur les pets, & histoire des pets musqués de la belle
Imperia avec le gentilhomme de Lierne.
_Naissance de la couronne impériale_, p. 23.
_De Lierne couché avec la belle courtisanne peteuse_, page 24.
_Naissance des orties_, 26.
VIII. L'histoire de la belle Marciole qui ramasse, toute nue, les
cerises qu'elle avoit apportées au sieur de la Roche. Les plaisirs
indiscrétement prisés des regardans, & la somme que la belle emporta,
font le sujet de cette section.
_Marciole ramassant les cerises_, p. 27.
_Prudence de l'abbesse de Montfleury_, p. 33.
IX. Il est bien intitulé _coq-à-l'âne_; chacun, rempli de l'histoire de
Marciole, raisonne sur son _cela_, & pourquoi _cela_ est appellé cela.
Plaisanterie d'un médecin visitant une fille malade.
_Médecin examinant une malade_, p. 35.
X. L'auteur annonce clairement à ses lecteurs la difficulté de lire ce
livre, dont toutes les phrases sont cousues par le hazard: l'exemple du
bon homme Guyon, qui mettoit dans une grande terrine tout pêle-mêle ce
qu'on lui donnoit à boire & à manger, est une comparaison sensée de cet
ouvrage. Analyse d'une dissertation d'un prieur de Vau-de-Vire, sur le
mot _cela_. Homme & femme sont honteux de montrer leur _cela_, selon la
petitesse de l'un ou la grandeur de l'autre. Le dialogue d'Hippolite &
de son amant vis-à-vis sa mere, mérite l'attention de ceux qui aiment de
la chaleur dans les dialogues. Histoire de monsieur de la Rose, qui,
pour se moquer des notaires, fait passer des pois _pardevant eux_.
_Guyon qui mangeoit & buvoit pêle-mêle_, page 36.
_La belle Hippolite qui se chauffoit à la parisienne_, p. 39.
_Pois passés pardevant notaires_, p. 43.
XI. Eloge ambigu des convives, de l'ouvrage, & des lecteurs assez
spirituels pour l'aimer & comprendre. Comparaison de ce volume avec
verre & bouteille.
XII. En continuant l'apologie de ce volume, il l'appelle bréviaire, pour
avoir droit de faire un sarcasme contre les propriétaires de bréviaires.
Le conte du bréviaire du curé, & du _quiproquo_ de la femme du libraire,
n'est qu'une courte parenthese à cette apologie, qui n'est interrompue
que par une furieuse satyre contre les financiers & gens pressurant le
peuple par la levée des impôts. Embarras dans lequel il entre sur le nom
qu'on doit dignement imposer à ce livre; en rejettant le mot de
clavicule, il fait un conte sur Rabelais qui prépare une médecine à M.
du Bellai avec une décoction de clefs. Il termine cette section par une
invective contre les pédans latinistes, & les ennuyeux scholiastes.
_Le bréviaire du curé_, page 48.
_Quiproquo de la femme d'un libraire_, p. 49.
_Médecine apéritive de Rabelais_, p. 53.
XIII. Plaisante conversation d'un principal du collége de Genêve & d'un
ministre: on y développe un germe de scepticisme sur les deux religions
catholique & protestante. Il termine son éloge de ce livre par des idées
très-burlesques & fort analogues au style dont il est écrit.
_Guérison du ministre malade_, p. 58.
XIV. Beze est le premier qui forme l'interlocution dans cet ouvrage; il
disserte plaisamment sur les gouvernantes de prêtres, qui le premier
jour disent _votre_; le second, _notre_: & le troisieme _mon_. Quelques
_quiproquo_ fort plaisans précedent l'histoire du bachelier fouetté;
elle est commencée, & tout d'un coup interrompue.
_Bonne foi d'un homme prêt d'être rompu_, p. 62.
_Gradations de familiarité des chambrieres_, p. 64.
_La tête de veau de l'avocat du Mans_, p. 65.
_Le bachelier fouetté & fouettant_, p. 66, contin. p. 71.
XV. L'interruption ayant toujours lieu, à propos de soutanes & de
braguettes, plaisanteries vives sur les papistes & les huguenots, sur
les buveurs d'eau vigoureux champions en amour, & sur le terme de _faire
la pauvreté_. Enfin le conte du bachelier fouetté par la dame Laurence &
la fouettant à son tour, reprend son fil; le trépas de la pauvre dame, &
la frayeur de sa jument à ce triste spectacle de fouetterie.
XVI. Propos de soeur Dronice avec son abbesse qui la réprimande d'avoir
tâté du fruit de vie. Raisonnement intéressant à la république sur
l'encouragement qu'on doit donner à celles qui l'enrichissent par des
enfans. Différentes réponses d'enfans sur le cocuage des peres & le
putanisme des meres.
_La nonnain curieuse reprimandée_, p. 78.
_Réponses naïves d'un enfant à sa mere_, p. 81.
_Naïveté d'un curé_, p. 82.
XVII. Continuation des propos sur les femmes, que j'aime mieux qu'on
lise que d'en faire l'analyse. Plaisanterie sur l'aventure d'un moine,
(sans contredit c'est aventure de paillardise; & toutes les fois que je
dirai _aventure de moine_, cela aura cette signification) & sur
l'explication de _omnis caro foenum_. Thevet tourné en ridicule sur son
style & ses bévues. Grotesque serment d'un paysan égrillard, pour
détourner la jalousie bien fondée de son voisin sur son compte,
vis-à-vis sa femme.
_Décision sur les femmes en général_, page, 83.
_Femme prise pour un boiteau de foin_, p. 84.
_Frere Jérôme le chimiste_, p. 85; continuée, 86; cont. 87; finie, 89.
_Expression reprise_, p. 86.
_Plaisant serment de Georget_, 87.
XVIII. Explication burlesque d'une vérité trop certaine, qu'il faut
_graisser_ la main aux gens de justice. Histoire de frere Jérôme, grand
alchimiste, dans laquelle on se moque des brûleurs de charbons & des
entrepreneurs de fortunes imaginaires; frere Jérôme, pour fermer la
bouche à sa parente anti-chimiste, lui dit qu'il cherche la poudre qui
le fait faire sept coups.
_Façon de graisser les mains de son juge_, p. 88.
XIX. Un coq-à-l'âne fort court, d'un valet qui explique à sa façon
_mundus caro dæmonia_, differe un moment l'histoire de la pierre à
casser les oeufs. Secret de faire mourir quelqu'un sans qu'il y
paroisse; il ne se peut pratiquer qu'en huitaine qui précede le carême.
_Naïveté d'un valet_, page 91.
_Pierre à casser les oeufs_, p. 91,
XX. Nouvel éloge du livre, dont le résultat est de donner des leçons aux
gourmands superlatifs, pour n'être jamais dupes dans les repas où ils se
trouvent.
XXI. Denost le gourmand sert de modele dans l'apothéose de la
gourmandise. Ici la conversation des convives se brouille; & par une
cascade inattendue, elle rentre dans les _quiproquo_. Comment faire dans
un terrein couvert de neige, pour que les pas d'une pucelle n'y
paroissent point. Conte de la fille du métayer qui avoit perdu un
mouton, & qui vouloit être tuée pour retourner à la maison.
_Cornu, le modele des gourmands_, page 99.
_Quiproquo d'une femme_, p. 100.
_La fille qui veut mourir_, p. 101.
XXII. Secret infaillible pour savoir si une fille est pucelle, pourvu
qu'on ne soit ni manchot ni courte-haleine. Maniere fort sensée
d'annoncer la fête de la Madelaine.
_Sermon de la Madelaine_, p. 104.
XXIII. Les évêques ni les chapitres n'ont beau jeu dans cette section;
les uns sont traités comme pharisiens, qui disent de bonnes choses & en
font de mauvaises; les autres, comme assemblées de corps sans ame, de
matiere sans esprit. Histoire de la fille reconnoissante qui prend le
meilleur, & veut qu'on donne à sa mere le pire: vit-on un meilleur
coeur!
_Sermon sur la charité_, p. 106.
_L'achat d'un meilleur outil_, p. 108.
XXIV. Histoire du notaire & du beau petit diabolique faucheur: elle est
coupée par deux ou trois parentheses fort plaisantes. Dans l'une on y
développe bien réguliérement les différentes sortes de bénéfices; & ce
développement ne peut manquer d'être bon & raisonnable, il est fait par
Cicéron. Dans une autre, il y a quelques railleries sur des termes
qu'entre gens de religion on se reproche qu'il ne faut jamais prononcer,
à moins qu'on ne veuille se voir lapider avec pierres d'églises ou de
prêches. Dans la derniere est une plaisanterie sur un faucheur qui se
coupa la tête voulant attraper un poisson avec le bout de la lame de sa
faux.
_Le pré fauché & le petit faucheur_, p. 113, continuée, 117.
_Maladresse d'un faucheur_, p. 116.
XXV. Histoire de monsieur Jacques de la Tour, autrefois prédicateur, &
finalement marchand de lanternes, qui mourrant de faim à en débiter, fit
une petite fortune à en vendre. Sortie vigoureuse sur les ubiquitaires.
Histoire du petit saint homme, qui devint méchant comme un diable dès
qu'il fut moine.
_Le ministre marchand de lanternes_, page 119.
_Le novice méchant comme un diable_, p. 123.
XXVI. De naïves & simples réponses font le sujet de cette section, qui
est terminée par l'illustre & fameux conte de Robin mon oncle. Sarcasme
contre la vénalité des bénéfices & la simonie.
_Stupidité d'un écolier_, p. 126.
_Le pere de Melchisedech_, p. 130; continuée, 133; fin. 134.
_Evêque généreux comme de raison_, p. 131.
_Conte de Robin mon oncle_, p. 132.
XXVII. Pour autoriser son propos sur la simonie, il raconte plaisamment
la finesse d'un jeune bachelier qui vouloit avoir un bénéfice de messire
Imbert. Généalogie très-suivie de Melchisedech, quoi qu'en dise le texte
sacré, qu'on ne connoît ni son pere ni sa mere.
XXVIII. Singuliere explication du premier vers des distiques de Caton,
sur les carmes. Soeur Jeanne explique fort énergiquement la valeur du
mot _coquebin_. Plaisant remede d'une paysanne pour guérir son pataud de
mari.
_Chapelain chatré d'une Angloise_, page 137.
_Valet qui n'est pas coquebin_, p. 138.
XXIX. Messire Gilles, après avoir passé par l'étamine hypercritique de
Scaliger sur son nom, & l'origine de son nom, raconte l'histoire du
diable châtré. Sentimens de religion bien placés, sur le chagrin qu'on
doit avoir que S. Michel n'aie pas tué le diable, quand il avoit si
beau, puisqu'il étoit armé comme quatre mille, & que le diable étoit
tout nud.
_Le diable châtré_, p. 141.
_Nom de sculpteur tronqué plaisamment_, p. 143.
XXX. Naïveté d'une fille-de-chambre, qui ne cede en rien à la simplicité
d'un prédicateur. Messire Guillaume le Vermeil veut parler à son tour;
mais il est représenté comme un homme ivre & qui bégaie. Diogenes, dans
ce repas, est aussi cinique contre nos porte-chasubles, qu'il l'étoit
dans les rues d'Athenes, tapissé des douves de son tonneau.
_Naïveté d'une fille de chambre_, p. 147; continuée, p. 148.
_Sermon expressif fait à des jacobins_, p. 148.
_Conte de la reine des pois pilés_, p. 149.
XXXI. C'est ici la scene des souhaits; chacun en fait à double entente,
plus plaisans les uns que les autres. Conte de Martine & de sa flûte,
pour faire opposition à Robin & ses flûtes. Satyre contre les moines à
besace. Plaisant testament d'un Toulousain, en faveur de sa femme, qu'il
laissa fort bien pourvue, en ne lui ajoutant rien à ce qu'elle avoit
auparavant. Sortie contre ces Agnès d'apparence, qui donnent leurs
faveurs à des rustres. Conte des pelotons & de l'honneur cousu &
recousu.
_Martine qui promet une flûte à son mignon_, p. 154.
_Amphibologie dans le sermon d'un curé_, p. 156.
_Le testament en faveur d'une femme_, page 156.
_Conte des pelotons & de l'honneur cousu_, p. 159.
_Madeleine la bien fêtée_, p. 161.
XXXII. Ici le banquet reprend vigueur; on boit & on mange en toute
sûreté. Histoire du farfadet de Poissi. Explication des termes de petit
exercice, de dispense, & de purgatoire. Sergent tombé plaisamment moqué.
Question, dont le premier vers de Despautere est la réponse.
Dissertation sur le vin, les buveurs & sur l'ivresse. Jaquette du Mas
trouve bien heureusement le nom de son fils. Amiot accusé de vérole.
Satire contre l'inquisition d'Espagne.
_Conte du farfadet de Poissi_, p. 162.
_Chûte d'un sergent_, p. 165.
_Naïvetés d'un paysan d'Orléans_, p. 165.
_Sermon d'un ministre de Strasbourg_, p. 167.
_Prudence d'une servante_, p. 168.
_Nom donné à un enfant par un sermon_, page 171.
_Conte sur Amiot & sa vérole_, p. 171.
_Bon avis d'un fils à sa mere_, p. 172.
XXXIII. Erasme raconte aux convives l'histoire de Dom Rodigue das
Yervas. La soupe de Glougourde la fait canoniser à Rennes. C'est une
parenthese au conte de Dom Rodigue. Mot à double sens sur l'indifférence
d'Erasme pour l'épître & l'évangile. Sentimens sur les poésies d'Æneas
Silvius & de Beze. Munster moqué d'avoir voulu être l'apologiste de
Thevet. Bonne raison de l'amour des femmes pour les moines. Cette
section est terminée par quelques propos de niaiserie paysanne.
_Conte de la soupe de S. Glougourde_, p. 174.
_Mere d'Erasme, qui oublia son pater_, p. 175.
_Naïveté d'un berger_, p. 178.
_Histoire de Dom Rodigue das Yervas_, p. 178.
_Balourdise d'une paysanne_, p. 182.
XXXIV. Invective contre les moeurs & la fourberie des gens du siecle.
Scot & Uldric se disent des pouilles; madame veut les racommoder;
plaisante façon de faire une déclaration d'amour: si elle n'est pas bien
éloquente, du moins est-elle bien sensible.
_Chanoine qui veut le bien d'autrui_, p. 185.
XXXV. Les convives se plaignent qu'on ne vient pas au but qu'ils
s'étoient proposé. Tout d'un coup Paracelse commence une belle
dissertation sur la premiere matiere. Dissertation claire comme un étang
bourbeux, ou comme la bouteille à l'encre.
_TOME SECOND._
I. Il continue sa dissertation, & se jette un peu sur la friperie des
parvenus, & de la façon de parvenir dans ce monde de désordre & de
dissolution.
_Plaisant parti d'un domestique_, p. 6.
II. L'histoire de Quenault & de sa serpe est coupée de diverses
instructions très-profitables. On y voit la différence d'une femme de
par dieu, d'avec une femme de par le diable. Sermon du curé de
Busançois, divisé en trois points.
_Le conte de Quenault & de Thibault_, page 7.
_Sermon en trois points, du curé de Busançois_, p. 10.
III. Devoir des prélats prescrit sous le voile de la plaisanterie:
_castigat ridendo mores_. Conte sur le proverbe, n'avoir ni rime ni
raison. Cette section est remplie de facétieuses aventures sans rime ni
raison. La cruche de malvoisie prise pour un lésard, par des femmes
ivres de vin. Bible hébraïque prise pour un livre de magicien par un
prêtre, &c.
_Conte du ministre qui avoit rime & raison_, p. 14.
_Conte de la malvoisie_, p. 16.
_Conte du pseautier hébreu pris pour livre de magie_, p. 19.
IV. Origine de la bonne eau pour faire la bonne double-bierre
d'Angleterre & de Flandres. Miracle de la Gousson toujours ployant du
linge, & de la Le Page toujours pissant, l'une pour avoir bien reçu un
besacier, l'autre pour l'avoir rebuté.
_Ruisseau à faire la forte bierre_, page 20.
_Conte de la Le Page & de la Gousson_, p. 23; contin. p. 24.
_Interrogatoire de maître Pierre_, p. 23.
_Propos de pisseurs_, p. 28.
V. Aventures plaisantes de plusieurs pisseurs. Platon moquant & moqué.
Pourquoi le _cela_ de l'homme a besoin d'aide pour pisser, tandis que
celui de la femme va tout seul. Minimes & capucins tournés en ridicule.
Allusion du mot de Joseph à l'antiquité des minimes. Description de la
sphere en termes estropiés: (c'est sûrement dans le _Moyen de Parvenir_,
que ces gens d'un esprit si sublime de notre siecle, ont trouvé le style
des parades, & ont voulu nous démontrer par solide argument, qu'il y
avoit plus d'imagination à composer la plus mauvaise des parades, qu'à
faire Cinna ou Mérope). Conte de Chabert & des trois filles, à qui il
demande une réponse de chacune sur le droit d'aînesse de la bouche ou du
chose. La section finit par une question, dont le titre de la section
suivante fait la réponse.
_Aventure de Platon & de Prédicac_, page 30.
_Bonne logique d'une chambriere_, p. 32.
_Plaisante origine des minimes_, p. 34.
_Description élégante de la sphere_, p. 35.
_Conte des trois filles_, p. 36; contin. p. 37.
_Propos d'un curé & d'un charpentier_, p. 37.
_Question d'une chambriere_, p. 38.
VI. Sapho commence à babiller, & elle en conte à faire mourir de rire ou
de honte. Dissertation de Nostradamus sur les culs, qui est terminée par
les prudentes réflexions concluantes d'Hypocrate. Histoire d'Esculape,
qui voyoit le jour par le trou du cul de sa femme. Plaisanterie sur les
femmes Allemandes de ce temps-là, & qui pourroit très-bien convenir aux
femmes Françoises de ce temps-ci. Satire contre ceux qui annoblissent
leurs noms par des _du_, _de_, _le_, &c. Origine du proverbe: _s'il a
bon coeur, qu'il mange de la merde_.
_Conte du cul de la femme d'Esculape_, p. 42.
_Changemens de noms_, p. 44.
_Conte de Stace avec la femme peteuse_, p. 45.
VII. Comparaison de l'outil des femmes avec des féves, qui ont la raie
noire & le bas contre mont. L'économie mene loin, puisque trois féves
semées ont fait le mariage d'une fille. Féve des gâteaux des rois
tournée en ironie. Avarice des avocats reprise par le conte d'une femme
dont on n'avoit fait le poil que d'un côté. Le marinier de Quilleboeuf
ne reconnoît plus sa femme, parce qu'elle se l'étoit fait tondre.
_Trois féves qui font le mariage d'une fille_, p. 47.
_Conte de la femme à moitié épilée_, p. 48.
_Obstination d'un marinier_, p. 49.
_Disputes de deux maquerelles_, p. 50.
VIII. Dissertation sur les fillettes, dont la conclusion est de les
distinguer en trois sortes. Comme on doit faire cas des larmes & du
désespoir des filles de joie. Plaisant conte sur un homme qui appelloit
le _comment a nom_ de sa femme un gardon. Origine de la solution de
continuité; Mercure couturier des ventres des hommes & femmes; trop ou
trop peu de fil fait la rosette ou la boutonniere. Exposition des
véritables sept merveilles du monde. Différence entre vérité & raison.
Le conte du beurre de la Soldée, qui est interrompu par des propos
facétieux.
_Lamentation de putain_, p. 51.
_Femme qui montre son cela, sans y prendre garde_, p. 52.
_Conte de jeune femme & vieux mari_, page 53.
_La couture des mâles & femelles_, p. 54.
_Le beurre net de la Soldée_, p. 57; contin. p. 60, contin. p. 61, fin.
p. 63.
_Propreté des femmes_, p. 57.
_Caractere des moines_, p. 58.
IX. Le conte du beurre de la Soldée continue dans cette section,
toujours avec quelques parentheses joviales, & il est bon de remarquer
que c'est toujours la belle & sage Sapho, qui, depuis la section VI,
tient impitoyablement le dez des propos poliçons. Caton disserte sur le
bon âge, & avance que le _cela_ des hommes est plus fort dans la
vieillesse que dans la jeunesse, parce qu'étant jeune une main le
conduit, & que dans la vieillesse deux ont peine à le guider. Satire
contre les chanoines & les médecins, & bon mot sur l'aumuce. Eloge du
livre fait par un poëte, & confirmé par un prophete.
_Emploi d'un contrat de mariage_, p. 60.
_Expérience de Sculpture_, p. 63.
_Conte du médecin_, p. 65.
_Mot à double entente_, p. 67.
X. Question embarrassante à résoudre pour un homme amoureux de sa
liberté. Différence entre farine & bran. Songe du pauvre paysan. Origine
du proverbe, _afin que le bon homme ait son sac_. Quelques-uns des
convives qui étoient sortis pour faire place à un verre de vin,
rentrent. Socrates parle & est moqué dès le premier mot. Ridicule jetté
sur ceux qui grassayent en parlant, par bon air, ou pour ne pas se
fendre la bouche.
_Le revenant_, p. 71.
_Conte du sac du bon homme_, p. 72.
_Réponse humble d'un valet_, p. 73.
_Propos naïf d'une fille_, p. 75.
XI. Origine des bossus: enfilade de propos burlesque au premier calibre.
Raison pourquoi l'on salue quand on boit. Reprise, en-dessous oeuvre, de
l'éloge de ce livre, & prophétie inintelligible sur sa destinée.
Enthousiasme furieux contre les critiques & les dévots.
XII. La langue françoise est riche en termes de chouserie. Dissertation
sur le _Pheros_ ou ambrosie des dieux, & sur la nourriture des ames.
Interprétation du mot _apprendre_. Conte fort plaisant à ce sujet.
Maniere de faire des barbes passées sous la meule, & plaisanteries sur
les barbes faites. Conte de la femme du procureur, accouchée d'un maure,
& de la naïveté du procureur avec son écritoire.
_Conte du bonnet tombé_, p. 83.
_Bonne leçon d'une vieille servante_, p. 85.
_Conte du moulin à barbe_, p. 87.
_Chanoine pris par son propos_, p. 88.
_Conte de l'écritoire du procureur_, p. 89.
XIII. C'est ici ou se développe le grand mystere du menton ras des
prêtres. Conte sur Hugonis, suivi du conte de la sage-femme qui vient
accoucher un garçon. Erasme s'étend sur les polissonnes invectives dont
il avoit accablé un docteur. Secret de sentir l'hérésie. Pays de
papefiguiére, ou l'on est toujours gras & vigoureux comme un _moine_.
_Plaisante réponse d'un homme gras_, p. 93.
_Le jeune homme en couche_, p. 93.
_Quiproquo d'un domestique_, p. 94.
_Nom tronqué_, p. 95.
_Conte de la dispute d'Erasme_, p. 95.
_Plaisant jugement_, p. 96.
_Description du pays de papimanie_, p. 99.
XIV. Moeurs de ce pays de bonne santé. Termes amphibologiques; Cardan &
Jamblique disent quelques bourdes sur les succubes & incubes. Satyre
contre ces faux-dévots qui veulent que le diable soit le pere de nos
passions & de nos plaisirs, & qui en refusent la prudence à la divinité,
& l'honneur à l'homme. Les hommes font tout dans le travail amoureux,
les femmes ne font que présenter l'écuelle. Conte de l'écrevisse
attachée au bord de l'écuelle d'une femme par une patte, & à la lèvre
supérieure du mari par l'autre.
_Eloge de la vis des tuileries_, p. 100.
_Conte de l'écrevisse au bord de l'écuelle_, p. 103, contin. p. 104.
_Les beaux sont les gros_, p. 105.
XV. Cette section commence par le plaisant conte de Jean Laillée, qui
mit sa machine à faire pauvreté dans une souriciere à ressort, croyant
être dans un urinal. Sa plaisante insolence avec une chambriere.
_Conte d'un moine pris en partie, comme une souris_, p. 108.
XVI. Dissertation sur la poudre de projection. Ridicule texte d'un
sermon. Gaillarde maniere de défendre son bien, mise en usage par un
moine, contre deux voleurs. Explication de certains sobriquets; chose
qu'on ne prendroit pas pour un fagot, à moins qu'on ne le dise.
Véritable explication du mot _quasimodo_, & de quelques autres
intéressans à bien savoir. Termes de bienséance devant les gens
qualifiés tournés en ridicule. Malheur d'une pauvre femme qui a épousé
un cocu. Maniere d'être poussé.
_Sermon dont le texte est plaisant_, page 110.
_Conte du moine & des voleurs_, p. 110.
_Conte du fagot_, p. 112.
_Le mot _quasimodo_ expliqué_, p. 113.
_Secret pour être poussé_, p. 116.
XVII. Madeleine en dégoisse & fait des contes libertins à perte de vue;
cornes des femmes sont les ongles. Qui ne prend pas plaisir, n'est pas
putain. L'attention à regarder, fait qu'on est volé; exemple de l'âne du
paysan. Les femmes changent entre les mains de certains maris. Façon
subtile de se confesser. Les bons avis ne sont point à rebuter. Valeur
du terme de chausse-pied de mariage.
_Conte canonique d'un homme & d'une femme_, p. 117.
_Conte de l'âne volé sous son maître_, p. 120.
_Confession d'une femme_, p. 121.
_Bon avis d'un galant homme_, p. 124.
XVIII. Le plaisant tournevis ou vilbrequin. Grand commentaire sur les
cocus cocuans & cocués, à propos de la chose la plus imparfaite. Le
cocuage est plus grand miracle que la pierre philosophale, puisqu'il
s'opere en l'absence des sujets sur qui il est fait.
_Conte des hommes vissés_, p. 124.
_Conte de la courtisanne Conscience_, page 130.
XIX. Le bon prédicateur fait bonnes moeurs; exemple d'un qui détournoit
ses auditeurs de tout vice. Le commentaire sur cocu & cocuage reprend &
continue de plus belle. La naïveté de la dame de compagnie de madame
l'amiralle, vient égayer. (_Nota._ Dame de compagnie, auprès des dames
de haut-parage, est même chose qu'_esprit_, auprès de leurs maris. On
dit: monsieur D. est l'_esprit_ du duc D.)
_Conte des prédicateurs ennemis des paillardises_, p. 134.
_Naïveté de la belle Dubois_, p. 137.
XX. Disputes de savans, richesse des langues vivantes. Nouvelle éloge de
ce livre, & crainte sur l'abus qu'on en fera. Les moines sont si
libertins, que leurs prieurs s'en scandalisent: le moyen d'y mettre
remede: Plaisant françois de Margot. Les putains jurent toujours
_vérité_ & _honneur_, (serment sans conséquence.)
_Vérité dans la bouche d'une Normande_, p. 145.
_Conte du Prieur de Marmoutier_, p. 146.
XXI. Sage politique exercée dans la ville de Lubec, pour les vibaniers &
conbaniers. Façon d'essayer, aussi connue aujourd'hui à Paris qu'_in
illo tempore_ à Lubec. Alcibiades crie, jure, blasphême, se radoucit,
pour prouver par sentimens son goût antagoniste des femmes.
_La ville de Lubec_, p. 148.
XXII. Madame raconte une histoire, dont le commencement & la fin
prouvent qu'elle étoit franche putain. Certitude de cocuage aux maris
dont les enfans ont cheveux de deux couleurs.
_Conte de l'origine du putanisme_, p. 155.
XXIII. Explication du terme de _putain_, faite par plusieurs, & terminée
de main de maître. Mots qui autrefois étoient éloge, aujourd'hui sont
injures. Satyre sur les chambrieres de prêtres, chanoines, curés, &c.
&c. &c. Trois choses sont à éviter; trois voeux à faire. Satyre contre
la justice & ses administrateurs. Origine du proverbe de _fesse tondue_.
Cette section & ce volume finit par le conte de l'éguillette, & par une
réflexion fort sensée, pourquoi les moines sont appellés _béats peres_.
_Stupidités ou distractions d'un prince ultramontain_, page 163.
_Conte de la fesse tondue_, p. 162.
_L'éguillette nouée et dénouée_, p. 168.
_Le Chanoine dupe_, p. 170.
XXIV. Quittant la théologie & les théologiens, les convives s'étendent
sur les quatre vertus cardinales; rire, manger, boire & dormir. Il faut
toujours se tenir en garde contre ceux qui viennent de loin: croire aux
miracles de Paracelse, c'est avoir un grand fond de soi, satire contre
ce fameux alchimiste. Transition heureuse d'un évêque à un soufflet;
dissertation sur l'origine des mitres.
XXV. Invectives contre les prêtres sous le titre d'hiérarchie de double
linge. Asclépiade attrapé par une fille de chambre de madame de
Combardavit. Les nonnains sont les perdrix du monde, & les chanoines en
sont les faisans. Bonne sentence à mettre sur l'entrée de chaque maison.
Conduite de Jean Dissolez, moine & voleur de poires. Origine du mot _tu
autem_. Sarcasmes contre les moines, & définitions intéressantes, qu'il
faut lire, sans m'obliger de les écrire. Conte de Ferrand & de Margeou,
deux moines.
_Conte d'un page attrapé_, page 177.
_Jean Dissolez, voleur de poires_, p 180.
_Aventure de Ferrand & Margeou_, p. 183, continuée, p. 192.
XXVI. Raison solide des voyages de moines par deux. Le trouble se met
dans la conversation. Musique plaisante d'un homme à sandales. Les deux
moines en fonction: origine du proverbe de la chape à l'évêque. Bon avis
à ceux qui portent soutanes dans des cas pressés. Le conte de Ferrand se
reprend & se termine.
_Musique d'un moine_, page 188.
_Les deux moines en fonction_, p. 188, continuée, p. 191.
_Origine du proverbe de la_ chape à l'évêque, p. 189.
XXVII. Les femmes de sergens ne sont pas des plus sotes en amour. Jeu de
gripeminaud sans rire. Conte de Jacques Adriot & de sa femme: on a
crainte de le raconter, parce qu'il y a dedans un peu de prêtre. Saillie
naturelle d'une présidente.
_Histoire d'une femme de sergent_, p. 194.
_Conte de Jacques Adriot_, p. 197, contin. p. 198.
_Plaisant mot d'une présidente_, p. 198.
XXVIII. Bon secret pour fixer un mari; les femmes sont anges à l'église,
diables à la maison, singes au lit. Conte de la femme d'un huissier.
Dissertation forte & chaude sur le joujou du ménage. Conte des
religieuses de Poissi; plaisante façon de décliner un adjectif. Il n'est
que femmes pour bien juger des choses.
_Conte de la femme d'un huissier_, p. 200.
_Conte des religieuses de Poissi_, p. 203.
_Conte sur le mot groseille_, p. 204.
_Résolution académique de trois nonnains_, p. 205.
XXIX. La religieuse qui croyoit être devenu bête, se corrigea bien de sa
stupidité, & fut en état vingt-quatre heures après, de donner leçon.
Alain Charrier, tourné en ridicule sur son style gonflé &
inintelligible, reprend son conte comme il peut. Aveux indiscrets de
femmes à confesse. Les noms génériques se font mieux entendre, & la
preuve est dans cette section. Ronsard & Baïf se disent quelques dures
vérités. Remarque sensé sur les femmes avares de beurre dans les sauces.
Façon d'un curé d'imposer silence.
_Le conte de Nabuchodonosor_, p. 207, contin. p. 209.
_La confession sincere_, page 214.
_Conte d'une femme avare de beurre_, p. 218.
XXX. La premiere loi d'un état, c'est d'être soumis aux volontés de son
prince. Excès de mémoire de Béroalte. Satire sur la vénalité des
charges, & réflexions très-judicieuses sur les contrariétés du siecle.
Conte du chaudron. Qui jure pour rien, devroit bien jurer pour quelque
chose. Menot le grand prédicateur donne les principes d'une morale
furieusement relâchée. Histoire du fromage mou & de l'aveugle.
_Femme soumise aux volontés du roi_, p. 220.
_Conte du chaudron_, p. 223.
_Le fromage mou & l'aveugle_, p. 228.
XXXI. Histoire de la mule de Rabelais, prise pour le cheval de
l'antechrist. Le mulet de Gravereuil & ses farces. Effet horrible d'un
appareil mis sur une blessure.
_Le cheval de Rabelais_, p. 229.
_Conte du mulet_, p. 231.
XXXII. Le ministre encavé, & retiré par la servante de l'hôtellerie.
Proverbes sur l'inutilité de la paillardise des vieillards. Différence
de putain à fille entretenue. La franchise se trouve par-tout, jusques
chez les gens de cabaret. Dissertation sur les femmes de bien. Conte de
la huguenote en colere. La dissertation continue de plus belle. Avicenne
& Lycofron aux prises. Origine du nom de mignons aux chanoines.
_Le ministre en cave_, p. 238.
_Franchise d'un hôtelier_, p. 242.
_La huguenote en colere_, p. 244.
XXXIII. Bon avis d'un médecin. Qualités de chair d'une fille & d'une
femme. Conte de l'époussetée de deux façons. La servante prudente dans
ses souhaits.
_Conte de l'époussetée de deux façons_, p. 251.
_Prudence d'une servante dans ses souhaits_, p. 255.
XXXIV. Réflexion d'un curé publiant des bans. Naïveté de neuves mariées.
Egrillardise du curé paillard bien puni. Conte du jardinier & des
prunes.
_Bans publiés_, p. 256.
_Curé égrillard puni_, p. 257, continuée, page 259.
_Le jardinier & les prunes_, p. 258.
Propos dissolus de moines prêchans. Conte du _thuribulum_. Quelques
explications de phrases latines.
_Le conte de_ thuribulum, p. 266.
_TOME TROISIEME._
I. Sortie contre l'hipocrisie des prédicateurs. Conte de la femme du
meûnier complaisant.
_Le meûnier complaisant_, p. 2, cont. p. 10, fin. p. 10.
II. Il n'est repris qu'après le conte de la naïveté d'une fille violée;
& de celle du galant qui n'entendoit pas la différence de questionner à
ordonner. Explication du mot _sot_; subtilité d'une femme, dont, je
crois, elle fut dupe.
_La file violée_, p. 8.
_L'amant trop complaisant_, p. 9.
_La femme chere à vivre_, p. 10.