PLANCHE XLIII.

On ne peut considérer, sans plaisir, cette peinture singulière. Sur un

portique d'ordre ionique, dont on ne voit que les chapiteaux avec la

corniche et la frise ornée de dauphins et de tritons, s'élève un édifice

construit en bois. Le chapiteau tient du corinthien; la corniche, le

frontispice et le toît ont quelque chose de fantasque et d'agréable. Sur

le flanc, se détache un morceau de travail semblable, consistant en deux

pilastres qui descendent jusqu'en bas de l'édifice inférieur, et dont

l'entablement porte un beau vase à deux anses et à col rétréci. On

pourrait penser que cet édifice représente un _coenaculum,_ ou une

espèce de belveder sur la plateforme d'une maison de plaisance. (_Voy_.

VITRUVE, _lib. II, cap. 8_). Les arbres qui l'environnent et dont on ne

voit que les sommités, confirment cette opinion.

On admirera dans la seconde peinture (_pl. 47 de l'édition royale_)

l'imagination et le caprice ingénieux de l'artiste. Il a représenté

d'une manière très-gracieuse, un perroquet attelé à un petit char et

guidé par un grillon qui tient les rênes entre ses dents; on trouve des

pierres gravées avec de semblables fantaisies qui pourraient bien

renfermer quelques allusions satiriques à des noms propres, ou bien

des anecdotes relatives à l'époque où vivait l'artiste.

1er SUJET.--Hauteur, 3 P. 4 p°.--Largeur, 3 P. 6 p°. 6 lig.

2e SUJET,--Hauteur, 1 P, 2 p°.--Largeur, 3 P. 6 p°.

Antiquités d'Herculanum, Tome I. Peintures · 第 49 / 53 题