SAINT-LOUIS DE LANGEVIN,

que la puissance avait vendue avec le monde comme on vend une terre avec

le bétail, n'aura jamais dans l'avenir un plus grand droit de prendre

les armes que cette fois-là. Deux de ses braves gens, Isidore Boyer et

Swan, ont versé leur sang pour défendre tout ce que le foyer domestique

a de sacré, elle a eu trois de condamnés au cachot de sept ou huit de

dispersés et d'expatriés.

Voilà comment la Puissance civilise le Nord-Ouest depuis quinze ans.

En résumé de deux mots, sa conduite gouvernementale est opposée autant

que possible, au droit des gens. C'est une force en guerre ouverte avec

l'inviolabilité des traités, comme les arrangements qu'elle a faits avec

les Métis en 1870, semblent avoir été conclus seulement dans le but de

capter leur bonne foi, d'entrer ainsi paisiblement dans leur pays; alors

pour lui demander la bourse ou la vie.

De plus, lorsque l'Angleterre demanda, en 1870 à faire passer ses

troupes et celles de la Puissance sur le sol américain, au canal

Sainte-Marie, pour les envoyer au Nord-Ouest, le gouvernement des

États-Unis, s'inquiétant noblement du but de cette expédition, ne leur

permit pas de passer sur le territoire de la république avant que le

Ministre Anglais eut répondu de ce que ces troupes allaient faire. La

réponse officielle fût que c'était une expédition de paix et de

civilisation. Mais les années et les faits ont prouvé, continuellement,

depuis ce temps-là, que l'Angleterre a présenté dans cette circonstance,

un mensonge au gouvernement du peuple américain, qu'elle a demandé aux

États-Unis une faveur, sous de faux prétextes, et qu'après l'avoir

obtenu, elle et la Confédération en abusent tous les jours, en

s'efforçant de tromper sans cesse la vigilance du gouvernement de

Washington, et en gouvernant le Nord-Ouest et les Métis d'une manière

despotique, toute contraire aux principes et aux aspirations des

États-Unis d'Amérique.

Louis Riel, Martyr du Nord-Ouest Sa vie, son procès, sa mort · 第 66 / 67 题