MÉNIQUETTE PIGASSOU.

L'auteur nous confie que, dans son enfance, il aimait déjà toutes les

femmes, comme il a continué de faire au grand séminaire de Montpellier.

Donc, le jeune Ferdinand a treize ans; il apprend le latin chez son

oncle l'abbé Fulcran, curé de Lignières-sur-Graveson; celle qu'il aime,

c'est Mlle Méniquette, une jolie personne de vingt ans, mi-paysanne et

mi-bourgeoise, fille de M. Pigassou, maire de Lignières.

Il voit souvent Méniquette. Elle vient tous les samedis, et aussi la

veille des fêtes, parer l'autel, mettre en ordre les vêtements

sacerdotaux. Une fois, M. l'abbé Fulcran a trouvé son neveu en train de

baiser ces saints ornements, auxquels les mains de Méniquette venaient

de toucher; et le digne prêtre, peu clairvoyant, a loué Ferdinand de sa

piété.

Les Contemporains, Quatrième Série Etudes et Portraits Littéraires · 第 64 / 70 题