1661.
Les peuples ressentent bien plus leurs maux après les dissensions
civiles que pendant qu'elles durent.--Situation de la France
après le traité des Pyrénées.--Misère du peuple.--Abus et
confusion des pouvoirs.--Vénalité, immoralité, désordre des
finances.--Craintes et regrets que cause la mort de
Mazarin.--Personne ne pouvait remplir sa place.--On redoute les
inclinations martiales de Louis XIV.--La France ressentait le
besoin de la paix.--Corneille se rend l'organe de l'opinion
publique.--Citation d'un passage de _la Toison d'Or_.--Le roi se
résout à gouverner par lui-même.--Personne ne croit que cette
résolution sera de longue durée.--Des espérances que faisaient
naître ses actes.--Madame de Sévigné croit que le cardinal de
Retz succédera au cardinal Mazarin.--Louis XIV ne rappelle point
le cardinal de Retz, et se montre aussi contraire aux jansénistes
que l'avait été Mazarin.--Arnauld d'Andilly était le seul de ce
parti qui fût aimé du roi et de la reine mère.--Madame de Sévigné
était liée avec ses deux fils, l'abbé Arnauld et Pomponne;
détails sur ce dernier.--Il était ami de Fouquet.--Pomponne ne
pouvait obtenir de l'avancement, parce qu'il appartenait à la
secte des jansénistes.--Madame de Sévigné espère que Fouquet
succédera à Mazarin.--Fouquet avait aussi cette espérance.--Le
voyage du monarque et de sa cour en Bretagne est résolu.--Madame
de Sévigné apprend dans sa terre des Rochers que Fouquet est
arrêté, et que le roi a résolu sa mort.
Les maux qu'amènent à leur suite la guerre civile et la guerre
étrangère ne sont jamais mieux sentis qu'après la cessation des causes
qui les produisent. Dans les temps de violentes agitations, l'esprit,
fortement préoccupé des événements, soutient les forces et le courage,
et donne l'énergie nécessaire pour supporter les plus grands revers,
les plus désastreuses calamités; mais quand le calme est rétabli,
chacun regarde autour de soi, se ressouvient avec tristesse des maux
passés, ressent avec douleur ceux qui l'affligent encore, et mesure
avec effroi, par la pensée, les malheurs dont le présent menace
l'avenir.
Tel était le sentiment qui prévalait en France après la mort de
Mazarin. Le monarque et sa cour se plongeaient dans les plaisirs; les
courtisans, les ambitieux, les intrigants étaient pleins de joie et
d'espérance; mais le peuple était dans l'abattement, les gens de bien
et les hommes réfléchis s'abandonnaient à leurs sombres prévisions.
Les abus dominaient partout; partout la vénalité et l'anarchie des
pouvoirs; les manufactures et le commerce languissaient; le bas
peuple, accablé d'impôts, était exposé à des vexations de toute
espèce. La noblesse, qui conférait alors les priviléges, la puissance,
l'exemption des charges publiques, était usurpée sans aucun titre, ou
acquise à prix d'argent, ou conférée gratuitement, sans aucun service.
Les juges, choisis par l'intrigue ou par la corruption, sans probité
comme sans savoir, faisaient le mal au nom des lois et avec les
formalités qu'elles prescrivent. Les fraudes et les subtilités de la
chicane étaient encouragées, et une multitude de procès interminables
dévoraient le patrimoine des familles. Dans le clergé, une licence de
mœurs déplorable ou un rigorisme excessif. Les gens puissants,
habitués à arracher les grâces au pouvoir par des compromis et des
intrigues, se créaient des droits imaginaires sur tout ce qui était à
leur bienséance. Les gouverneurs des villes de guerre négligeaient de
faire exécuter les réparations les plus urgentes aux places dont la
défense leur était confiée, et ils gardaient le produit des taxes qui
leur avaient été abandonnées pour subvenir à cette dépense; puis ils
cherchaient à couvrir leurs malversations par la crainte, et
devenaient autant de petits tyrans des territoires soumis à leur
commandement. Les marches des troupes et l'indiscipline des soldats
occasionnaient des ravages continuels dans les campagnes. Les finances
étaient dans un désordre inextricable; toutes les ressources se
trouvaient épuisées. Le payement des sommes les plus légitimement dues
était suspendu ou ajourné; on manquait souvent d'argent pour les
dépenses journalières les plus urgentes, tandis que les financiers,
les gens de cours enrichis, étalaient un luxe insolent. Comme il
arrive toujours, le déréglement des mœurs accompagnait le désordre de
l'État[333]. Le jeu était devenu une passion générale et
effrénée[334]; la licence et le libertinage avaient pénétré dans
toutes les classes, et profanaient par de honteux scandales
l'austérité des cloîtres[335].
On avait détesté Mazarin surtout à cause de son avarice, du trafic
honteux des places, des charges et des honneurs, et des immenses
revenus que lui donnaient les bénéfices ecclésiastiques et les abbayes
qu'il avait accumulés sur sa tête; mais quand il ne fut plus, on
reconnut qu'au lieu d'être la cause des calamités dont on se
plaignait, il avait cherché à les prévenir, et qu'elles étaient dues
principalement aux obstacles qu'on avait opposés à l'autorité royale,
dont il était le dépositaire. La paix, qui était son ouvrage, était le
premier pas et le plus important pour la réparation des malheurs
publics. Dès qu'on le vit exercer enfin le pouvoir sans contrôle, on
comprit que le plus sûr moyen qu'il avait de l'affermir dans ses
mains était de faire cesser les abus, de rétablir l'ordre, de
travailler sincèrement à la prospérité du royaume, de gouverner en vue
du bien public; on savait qu'il en avait la volonté, et l'on avait
commencé à s'apercevoir qu'il s'y appliquait avec succès. Ce ne fut
donc pas sans une peine profonde que ceux même qui s'étaient montrés
autrefois les plus contraires à Mazarin virent que la France venait
d'être privée d'un homme d'État capable de réparer les maux dont elle
souffrait. On s'inquiétait de voir le royaume dans une situation si
déplorable, sans une seule tête qui pût le diriger. Bien loin d'avoir
aucune confiance dans un roi si jeune, si entièrement livré à sa
passion pour les plaisirs, on redoutait ses inclinations guerrières,
et les fautes où il serait entraîné dès qu'il cesserait d'être dirigé
par la prudence d'un ministre qui avait su capter sa confiance et
résister à ses passions. On craignait l'influence qu'allait exercer
sur lui le génie belliqueux des Condé et des Turenne et de toute cette
jeune noblesse, qui ne connaissait d'autre occupation que la guerre,
qui n'avait aucun autre moyen de se rendre nécessaire[336]. Corneille
se fit généreusement l'organe de l'opinion publique à cet égard. Dans
cette même pièce de _la Toison d'Or_, qui lui avait été commandée pour
flatter le jeune monarque, il osa faire comparaître la France,
exposant elle-même, dans un dialogue avec la Victoire, les funestes
effets de la guerre et de l'indiscipline militaire.
A vaincre tant de fois mes forces s'affaiblissent,
L'État est florissant, mais les peuples gémissent;
Leurs membres décharnés courbent sous mes hauts faits,
Et la gloire du trône accable les sujets[337].
Cependant, aussitôt après la mort de Mazarin, le roi avait déclaré ses
intentions de gouverner par lui-même; il travaillait en effet
exactement avec les ministres qu'il s'était choisis, mais personne ne
croyait à la constance de cette résolution[338]. Depuis la mort de
Henri IV on était habitué à voir la souveraineté ne s'exercer que par
délégation, et par l'intermédiaire des ministres. Louis XIV lui-même,
depuis sa majorité, n'avait montré ni les désirs ni les dispositions
propres à changer cet état de choses. On l'avait vu si fortement
enclin à l'amour, si occupé à jouir des avantages et des priviléges de
la royauté, qu'on ne pouvait penser qu'il voulût jamais consentir à en
accepter les charges, ni qu'il lui fût possible de s'astreindre à la
contention d'esprit et à l'ennui journalier qu'entraîne le détail
d'affaires difficiles et compliquées, dont la décision seule devait
consumer la plus grande partie des heures qu'il était habitué à donner
à la chasse, aux ballets, aux carrousels, aux conversations galantes.
Aussi son changement de vie, la fermeté de ses volontés, l'application
qu'il mettait à s'instruire sur toutes les parties du gouvernement, ne
produisirent aucun changement sur l'opinion qu'on s'était formée de
lui: on attribuait sa conduite à une sorte de présomption orgueilleuse
et au plaisir que sa vanité lui faisait éprouver d'exercer une
autorité dont il avait été si longtemps privé. On s'attendait de jour
en jour à voir cesser cette ardeur de jeune homme; on croyait qu'il
se lasserait bientôt de vouloir faire le capable, comme le disait sa
mère; et qu'il ne tarderait pas à se décharger sur un premier ministre
d'un fardeau beaucoup trop pesant pour ses mains jeunes et
inexpérimentées. On ne savait pas que Mazarin depuis longtemps avait
pris la peine d'exposer lui-même au jeune monarque toutes les affaires
difficiles, et de lui communiquer les motifs des décisions; qu'il
l'initiait à tous les secrets de sa politique; qu'il l'engageait sans
cesse à vouloir s'appliquer aux détails de la haute administration;
qu'il lui répétait: «qu'il n'avait besoin que de vouloir pour devenir
le plus glorieux roi qui eût jamais existé[339].» Comme Louis XIV
avait assez de jugement pour reconnaître la supériorité de son
ministre, et qu'il le laissait agir, ou avait conçu une faible idée de
sa capacité. Cependant Mazarin avait déclaré «qu'on ne le connaissait
pas, et qu'il y avait en lui de l'étoffe pour faire quatre rois et un
honnête homme[340].»
Mais, dans l'ignorance où l'on était à cet égard, on blâmait ou on
approuvait le gouvernement, selon les espérances que ses actes
faisaient naître de voir la place de Mazarin occupée par celui que les
vœux et les prédilections de chacun y appelaient.
Madame de Sévigné, dont les amitiés étaient franches, vives et
constantes, n'était pas entièrement désintéressée à cet égard. Après
la mort du premier ministre, la noblesse s'était flattée d'y voir
arriver le maréchal de Villeroi ou le grand Condé[341]; mais lorsqu'on
vit que ni l'un ni l'autre n'était admis au conseil, on prêta au roi
un autre projet, et le bruit courut que le cardinal de Retz allait
prendre le timon des affaires. Il avait de nombreux amis; il était le
seul des ennemis de Mazarin que ce ministre eût paru redouter, le seul
qu'il eût persécuté jusqu'à la fin. L'intérêt que l'on portait à cet
illustre exilé s'augmentait encore de toute l'aversion qu'avait fait
naître son heureux rival; et si Retz, après avoir été si longtemps en
butte à une injuste animadversion, ne redevenait pas sur-le-champ en
faveur, si le besoin qu'on avait de ses talents ne le faisait pas
nommer ministre, du moins on ne doutait pas que comme archevêque de
Paris on ne se hâtât de le rappeler, afin de rétablir la paix et le
bon ordre dans l'administration ecclésiastique du premier diocèse du
royaume.
On se trompait; le roi se montra encore plus que Mazarin opposé à
Retz, à ses amis les jansénistes, dont les opinions, depuis la
publication des lettres de Pascal, faisaient cependant chaque jour des
progrès parmi ce qu'il y avait de plus recommandable et de plus
estimable dans la haute société. Un des plus fervents de la secte, un
des frères de l'intraitable docteur Arnauld, avait, ainsi que nous
l'avons dit, conservé l'affection particulière de Louis XIV et de la
reine mère. Il la devait aux services qu'il avait rendus à l'État
pendant sa longue vie politique; au respect qu'inspirait son âge, aux
ouvrages par lesquels il avait honoré et illustré sa laborieuse
retraite; à cette aménité de caractère, à ces formes flatteuses et
polies qu'un long usage de la cour et du grand monde lui avait
données. Un savant, un sage, un saint octogénaire, avec le doux
langage et les manières gracieuses d'un courtisan, voilà ce qu'était
Arnauld d'Andilly.
Un de ses fils, Simon de Pomponne, par son esprit, son aptitude aux
affaires, paraissait destiné à le reproduire. Comme son frère aîné,
l'abbé Arnauld, dont nous avons parié précédemment, Pomponne était au
nombre des amis les plus intimes de madame de Sévigné. Elle avait eu
occasion de le connaître et de le voir souvent dans sa jeunesse à
l'hôtel de Rambouillet, où il était admis, et chez la princesse
Palatine, ainsi que chez madame du Plessis Guénégaud[342]. L'intimité
de Pomponne et de madame de Sévigné s'était accrue par les sentiments
d'amitié et de reconnaissance qui les unissaient tous deux à Fouquet.
Simon de Pomponne, d'abord nommé intendant à Casal, en 1642, avait
obtenu deux ans après d'être admis dans les conseils du roi. Il fut
successivement chargé des négociations de Piémont et du Montferrat, et
de l'intendance des armées de Naples et de Catalogne; mais lorsqu'en
1649 il demanda le consentement royal pour la charge de chancelier du
duc d'Anjou, il lui fut refusé. Malgré l'appui de Fabert et les
sollicitations de ses nombreux et puissants amis, Pomponne ne put
vaincre la résistance de Mazarin, qui lui opposa toujours, comme un
obstacle insurmontable pour un tel emploi, les opinions religieuses
professées par son père et par toute sa famille[343]. Par les mêmes
motifs, le roi, depuis la mort du premier ministre, malgré l'estime
qu'il avait conçue pour Pomponne, malgré la bonne opinion qu'il avait
de ses talents, s'abstenait de lui donner de l'avancement.
Madame du Sévigné se trouvait donc contrariée et affligée de voir
s'évanouir les espérances que la mort de Mazarin lui avait fait
concevoir pour l'élévation du cardinal de Retz et de ses autres amis;
surtout sachant que la cause des empêchements qu'ils éprouvaient était
due à ces opinions religieuses qui lui étaient communes avec tous ceux
qu'elle aimait et qu'elle estimait le plus. D'un autre côté, l'amitié,
mêlée d'amoureuse tendresse, qu'avait pour elle le surintendant, lui
donnait lieu de croire que les changements nécessités par la perte du
premier ministre seraient utiles à tous ceux qu'elle voudrait
protéger, et par suite à l'établissement de ses enfants, surtout de sa
fille, qui déjà commençait à être l'objet de ses pensées principales
et de ses plus chères affections. Elle avait écrit au surintendant à
l'occasion des affaires et du mariage de son cousin germain M. le
marquis de la Trousse[344]; et si Fouquet cherchait à prolonger ce
commerce de lettres au delà de ce qui était nécessaire, c'est qu'il
est présumable que madame de Sévigné ne désirait pas qu'il cessât, et
qu'elle sut y répandre ce charme et ces agréments qui naissaient sans
effort sous sa plume.
Des trois ministres que Louis XIV avait choisis, Lyonne, Le Tellier et
Fouquet, ce dernier était le seul qu'on croyait digne d'occuper la
place de premier ministre. A la cour et dans tout le royaume, il
comptait autant d'amis et de partisans que Mazarin avait eu d'ennemis
ou d'antagonistes déclarés ou cachés. Fouquet était personnellement
aimé et protégé par la reine mère; le roi semblait se plaire à
travailler avec lui, et lui confiait les affaires les plus secrètes.
Jamais il ne lui refusait d'audiences particulières lorsqu'il lui en
demandait, et il lui en demandait souvent[345]. Aussi, lorsqu'on sut
que Fouquet, afin d'être compris dans la promotion des chevaliers de
l'Ordre qui allait avoir lieu, venait de vendre sa charge de procureur
général, et que par son conseil toute la cour allait faire le voyage
de Nantes pour la tenue des états de Bretagne, on ne douta pas qu'il
ne fût arrivé au plus haut degré de la faveur, et qu'il ne devint
très-prochainement premier ministre[346].
Madame de Sévigné, alors aux Rochers, crut que les espérances qu'elle
avait conçues étaient au moment de se réaliser. Madame de La Fayette
et ses autres correspondances de Paris la confirmaient dans sa
croyance, en lui annonçant que le roi allait bientôt se rendre, avec
ses ministres, en Bretagne. Dans son château, peu éloigné de Nantes,
madame de Sévigné attendait avec une agréable anxiété les nouvelles
qui devaient lui arriver de cette ville. Elles arrivèrent en effet,
mais elles lui apprirent que le surintendant était enfermé dans une
étroite prison; que le roi, furieux contre lui, voulait sa mort; que
tous ses affidés étaient arrêtés ou en fuite, tous ses amis dans la
stupeur; que les scellés allaient être apposés sur tous ses papiers;
que Pellisson, son premier commis, était conduit à la Bastille[347].
[333] LOUIS XIV, _Mémoires historiques, OEuvres_, t. I, p. 9 à
57.
[334] GOURVILLE, t. LII, p. 331, 332, 334.--GRAMONT, _Mémoires_,
t. LVII, p. 89.
[335] MONTPENSIER, _Mém._, t. XLII, p. 480.
[336] MONTPENSIER, _Mém._, t. XLII, p. 426.
[337] _La Toison d'Or_, prologue, scène 1, vers 30-23, _Théâtre
de_ PIERRE CORNEILLE, revu et corrigé par l'auteur, 1692, in-12,
t. IV, p. 246.
[338] LOMÉNIE DE BRIENNE, _Mém. inéd._; t. II, p. 156, 157;
CHOISY, _Mém._, t. LXIII, p. 209, 211, 223.
[339] MAZARIN, _Lettres_, 1745, in-12, t. I, p. 2, 15, 27
(_lettres au Roi_, des 29, 30 juin et 2 juillet 1659).
[340] CHOISY, _Mém._, t. LXIII, p. 192.
[341] DESORMEAUX, _Hist. de Condé_, t. IV, p. 189.--MONGLAT, t.
LI.
[342] _Recueil de quelques Pièces nouvelles et galantes_,
Cologne, Pierre Marteau, 1667, 2e partie, p. 79 à 80.--MONMERQUÉ,
_Biographie universelle_, t. XXXV, p. 32, article _Pomponne_.
[343] _Lettres et pièces tirées des manuscrits de_ POMPONNE, à la
suite des _Mémoires de Coulanges_; Paris, J.-J. Blaise, 1820, p.
376.
[344] SÉVIGNÉ, t. I, _Lettres_, p. 59 (_lettre_ en date du 11
octobre 1661).
[345] Louis XIV, _Instructions au Dauphin_, t. I, p. 103 des
_OEuvres_ (année 1661).
[346] CHOISY, _Mém._, t. LXIII, p. 111.
[347] LA FONTAINE, _lettre_ à de Maucroix, _OEuvres_, t. VI, p.
484.--LORET, liv. XII, p. 142, 143 et 154.--RACINE, _Fragments
historiques_, dans les _Mémoires sur la Vie de J. Racine_, 1747,
in-12, part. 2, p. 22.