Je connais plus de dix volumes de poésies et lettres de Voltaire que je
n'ai vues imprimées dans aucune édition des œuvres de l'illustre poëte.
Pourquoi ne pas les publier? pourquoi les publier? les lettres ni les
poésies ne changeraient rien à l'esprit ni à la renommée de Voltaire.
C'est toujours la monnaie bien frappée de cet or un peu pâle qui
renferme si peu d'alliage. Mais cette même monnaie n'enrichirait guère
le trésor de Fernex.
Je ne donne ici que les vers et les lettres qui peignent quelques
heures oubliées ou inconnues de la jeunesse de Voltaire. Je n'ai pas
tous les autographes de ces pages inédites, je n'ai pour le plus grand
nombre que des copies du temps. Mais que ceux qui ne reconnaîtront plus
Voltaire me jettent la première pierre.
Je commence par deux franches épigrammes: