«Une autre vertu que je vous ai bien souvent recommandée par mes paroles
et plus souvent encore par mes exemples, c’est la _douceur_: c’est pour
vous, pour votre bien à tous que je vous l’ai tant de fois prêchée...
Pratiquez cette _douceur dans vos pensées_, éloignant, chassant comme
des inspirations du diable toute pensée d’amertume, de dureté, de
raideur, de violence, de colère, de rancune, d’antipathie, de jugements
sévères sur ceux dont vous n’êtes pas chargés; accueillez, nourrissez
les pensées douces, tendres, charitables, les pensées de sympathie, de
bonté, de reconnaissance... Attendrissez-vous en regardant l’amour que
vous devez à tous les hommes, mes enfants bien-aimés, vos frères; la
reconnaissance que vous devez, à tous, qui vous font tous quelque bien
par la communion des saints, par la gloire que tous me donnent, bon gré,
mal gré, à Moi votre Bien-Aimé. En tous les hommes, vous avez des amis
tendres et très puissants, puisque vous avez, avec eux, continuellement,
leurs bons anges. Soyez tout miel, toute tendresse, toute paix dans vos
pensées... Et soyez de même dans vos paroles..., si parfois, par devoir,
vous êtes obligés d’avoir des paroles sévères, que votre sévérité même
laisse voir, comme au travers d’un voile transparent qui couvre un fond
d’éternelle douceur, qu’elle n’est que passagère, qu’elle cessera
aussitôt que le bien même des âmes à qui elle s’adresse ne la demandera
plus, qu’elle ne demande qu’à s’évanouir et à faire place à la douceur.