15 août 1891.

A un ami (à propos de l’anniversaire de sa naissance).

«Toutes les dates semblent dire au revoir et parler de l’éternel retour,

toutes semblent crier que Notre-Seigneur Jésus ne sera pas éternellement

caché à ses pauvres enfants, et celle-là parle du ciel avec plus de

force que les autres. Il est si bon de se dire, quand on est, comme je

le suis si souvent, si horriblement froid, tiède et distrait devant le

Tabernacle, que le jour viendra enfin où ce Seigneur que nous voudrions

tant aimer nous apparaîtra dans sa Beauté, et que nous L’aimerons

enfin... Il fait bon sentir passer les jours! Qui sait ce qui nous reste

à vivre? Que ce soit peu ou beaucoup, puisse Notre-Seigneur agir

Lui-même en nous, afin que ce reste de vie soit tout à Lui, tout pour

Lui, tout pour la consolation de Son Cœur!...»

Écrits spirituels de Charles de Foucauld · 第 9 / 139 题