SUR L'INSTRUCTION PUBLIQUE

(12 décembre 1793)

Ces observations de Danton, dans la séance du 12 décembre, complètent

les précédents discours sur l'instruction publique.

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Il est temps de rétablir ce grand principe qu'on semble méconnaître:

que les enfants appartiennent à la République avant d'appartenir à

leurs parents. Personne plus que moi ne respecte la nature. Mais

l'intérêt social exige que là seulement doivent se réunir les

affections. Qui me répondra que les enfants, travaillés par l'égoïsme

des pères, ne deviennent dangereux pour la République? Nous avons

assez fait pour les affections, nous devons dire aux parents: nous ne

vous arrachons pas vos enfants; mais vous ne pouvez les soustraire à

l'influence nationale.

Et que doit donc nous importer la raison d'un individu devant la

raison Nationale? Qui de nous ignore les dangers que peut produire cet

isolement Perpétuel? C'est dans les écoles nationales que l'enfant

doit sucer le lait républicain. La République est une et indivisible.

L'instruction publique doit aussi se rapporter à ce centre d'unité. A

qui d'ailleurs accorderions-nous cette faculté de s'isoler? C'est au

riche seul. Et que dira le pauvre, contre lequel peut-être on élèvera

des serpents? J'appuie donc l'amendement proposé.

Discours Civiques de Danton · 第 95 / 106 题