II.

Le soir, au coin du feu, j'ai songé bien des fois

A la mort d'un oiseau, quelque part, dans les bois:

Pendant les tristes jours de l'hiver monotone,

Les pauvres nids déserts, les nids qu'on abandonne,

Se balancent au vent sur le ciel gris de fer.

Oh! comme les oiseaux doivent mourir l'hiver!

Pourtant, lorsque viendra le temps des violettes,

Vous ne trouverons pas leurs délicats squelettes

Dans les gazons d'avril où nous irons courir.

Est-ce que les oiseaux se cachent pour mourir?

Choix de Poesies: A Collection of French Poetry for Memorizing · 第 50 / 65 题