SONNET XI

Ouvre les cuisses afin que j'aperçoive bien

Tes belles hanches et ton mirely de face.

O hanches à faire qu'un cas change d'avis!

O mirely qui distille les coeurs par les veines!

Pendant que je vous caresse, voici qu'il me vient

Un caprice de vous baiser à l'improviste,

Et je me parais beaucoup plus beau que Narcisse

Dans le miroir que mon cas allègre tient.

--Ah! ribaude! ah! ribaud! sur la terre et au lit!

Je te vois bien, putain! et prépare-toi,

Je vais te rompre deux côtes dans la poitrine.

--Je t'encague, vieille au mal français!

Car pour ce plaisir archiparfaît

J'entrerais dans un puits sans seau.

Et il n'y a pas d'abeille

Gourmande de fleurs comme moi d'une noble virilité.

Je ne l'éprouve pas encore, et rien qu'à le contempler, je me mouille.

L'oeuvre du divin Arétin, première partie Introduction et notes par Guillaume Apollinaire · 第 39 / 61 题