[Note 1: Si l'on a pu citer Rabelais et Molière comme des auteurs
sur lesquels le Divin a exercé son influence, il serait injuste de ne
pas ajouter que, de notre temps, Hugues Rebell, qui était un grand
lecteur des publications de Liseux, a dû à l'Arétin une très grande
partie de ses mérites d'écrivain.]
[Note 2: Toutes les nuances des attitudes galantes ont été traitées
avec «tant d'énergie par le célèbre Pierre Arétin, qui vivait dans le
quinzième siècle (sic), qu'il n'en reste rien à dire aujourd'hui».
_Thérèse philosophe, 2e partie_. Cette opinion, exprimée dans un des
ouvrages les plus licencieux du XVIIIe siècle, représente bien l'idée
que l'on se fait encore en général du Divin.]
[Note 3: Cette traduction fut d'abord publiée sur le texte italien
en dix volumes (1879-1880). Petite édition mixte franco-latine.
J'ai eu entre les mains une traduction très rare, mais peu intéressante.
Il s'agit des _Dialogues de l'Arétin surnommé le fléau des Princes, le
véridique, le divin_. _Paris, 1884_, 4. vol. in-8º. Cet ouvrage a été
imprimé sur la presse à bras par le traducteur A. Ribeaucourt et tiré à
15 exemplaires seulement.]
[Note 4: L'ouvrage suivant a fait longtemps autorité: _Vita di P.
Aretino_; par le comte G.-M. Mazuchelli (Padoue, 1741, 1749). Il y en a
un abrégé en français, par Dujardin, sous le pseudonyme de Boispréaux
(La Haye, 1750). On trouve bien quelques choses intéressantes dans
Mazuchelli, mais aussi un très grand nombre d'erreurs et d'injustices.
C'est avec raison qu'Alcide Bonneau l'appelle _Biographe du genre
hostile_.]
[Note 5: Cf. Alessandro Luzio: _La famiglia di Pietro Aretino_.
Giornale Storico della litteratura italiana, t. IV.]
[Note 6: _Uno Pronostico satirico di Pietro Aretino_ (MDXXXIIII)
edito ed. illustrato da Alessandro Luzio, Bergamo, 1900.]
[Note 7: _Pietro Aretino, il quale hebbe in ascendente Luca,
Giovanni, Marco et Matteo..._]
[Note 8: On pourrait aussi expliquer ce jeu de mots en avançant
que l'orgueilleux Arétin a voulu se moquer des quatre grandes familles
vénitiennes désignées sous le nom des _quatre évangélistes_. C'étaient
les Giustiniani, les Bragadini, les Cornari et les Bembi. Le cardinal
Bembo était un ennemi du fils du cordonnier Luca. Et jouant sur ce nom,
l'Arétin, fils de Luc (c'est le nom d'un évangéliste), pouvait se donner
comme le cinquième évangéliste, lui qui valait bien un Bembo, quatrième
évangéliste. Ceci renforcerait l'hypothèse que Luca serait le nom
patronymique de notre Pierre.]
[Note 9: Baschet. Documenti _inediti su Pietro Aretino_. (Archivo
storico italiano, s. III, t. III, 2e partie.)]
[Note 10: Cité par Bayle (_Dict._).]
[Note 11: Qu'on me pardonne d'être réservé touchant la bibliographie
arétinesque. Elle est très embrouillée et l'érudit qui entreprendrait de
la débrouiller rendrait aux Lettres un service signalé. Mais, pour ma
part, je ne suis pas bibliographe...]
[Note 12: Il semble que l'Arétin ait joui d'une grande vogue parmi
les lettrés du Dauphiné. Sans les _Ragionamenti_, nous n'aurions pas
la _Satire sotadique_ de Chorier. Dans son ouvrage sur l'_Arétin_
(Hachette, 1895), M. Pierre Gauthiez cite une pièce dont le Divin est un
des personnages: _le Courtisan parfait_, tragi-comédie par M. D. G. B.
T. Grenoble, Jean Nicolas, 1668.--Cette pièce est attribuée à Gabriel
Gilbert.]
[Note 13: Voir _Pasquinale di Pietro Aretino ed anonime per il
conclave e l'elezione di Adriano VI, pub. et ill. da Vittorio Rossi_.
Palermo-Torino, C. Clausen, 1891, in-16.]
[Note 14: _La Puttana errante_ est un poème en quatre chants qui
n'a rien à voir avec l'insipide _Dialogue de Marguerite et de Julie_
qu'on a aussi intitulé _la Puttana errante_. C'est dans cette plate
élucubration, qui n'a rien d'arétinesque, que l'on trouve l'énumération
des 35 postures.]
[Note 15: _Les sonnets luxurieux du divin Pietro Aretino_, texte
italien, le seul authentique et traduction littérale par le traducteur
des _Ragionamenti_, avec une notice sur les sonnets luxurieux, l'époque
de leur composition, les rapports de l'Arétin avec la Cour de Rome et
sur les dessins de Jules Romain, gravés par Marc-Antoine. Imprimé à cent
exemplaires pour Isidore Liseux et ses amis. (Paris, 1882)]
[Note 16: _Les sonnets luxurieux de l'Arétin (I sonnetti lussuriosi
di Pietro Aretino)_, texte italien et traduction en regard accompagnée
de la notice et de commentaires de Is. Liseux (_la notice et les
commentaires sont en réalité d'Alcide Bonneau_) et publiés pour la
première fois avec la suite complète des dessins de Jules Romain d'après
des documents originaux (Paris, 1904), pet. in-4º oblong, cartonné,
imprimé en deux couleurs, encadrements typographiques. 160 pages de
texte, 16 fac-similés et 17 gravures en taille douce. Ces 17 gravures
comprennent un frontispice et les gravures achevées par un artiste
moderne d'après les calques. Il me semble que dans l'exemplaire que
j'ai vu en 1904, on donnait le fac-similé de la grandeur des soi-disant
calques originaux. Il me semble aussi que le fac-similé de chaque calque
se trouvait en regard de la gravure achevée, médiocre d'ailleurs.
Dans l'exemplaire que je viens d'avoir entre les mains, les figures ne
sont reproduites qu'à mi grandeur des soi-disant originaux.]
[Note 17: Alcide Bonneau fait remarquer que: «dans ce Recueil, _les
Sonnets sont intitulés Corona di Cazzi; Sonnetti_ (sic) _Divi Aretini_.»
Cela n'est pas tout à fait exact; dans le _Cosmopolite_ on trouve: _Divi
Aretini Sonnetti_, et ce mauvais latin qui choquait. Alcide Bonneau
devient plus macaronique encore au titre du premier Sonnet: _Divi
Aretini Sonnetto primo_. Le recueil dit du _Cosmopolite_ est peu connu.
En voici le titre: _Recueil des pièces choisies rassemblées par les
soins du Cosmopolite. A Anconne, chez Vriel Bandant, à l'enseigne de la
liberté, MDCCXXXV_. J'en ai vu une réimpression (1835?) qui présente
quelques différences dans le titre et dans le texte. L'exemplaire ancien
que j'ai lu portait cette note manuscrite:
«Ce recueil a été formé par M. le Duc d'Aiguillon, père du
dernier mort imprimé par lui et chez lui en sa terre de Verets, en
Touraine et tiré au nombre de douze exemplaires seulement.
La femme de son intendant qu'il avait fait prote et qui
était dans un entresol où elle travaillait, lui cria un jour:
_Monsieur le Duc, faut-il deux R au mot F.....?_ Il répondit
gravement, _il en vaudrait bien la peine; mais l'usage est de n'y
en mettre qu'un_. L'Épître à Madame de Miramion qui est à la tête
de l'ouvrage, ainsi que la Préface, sont de M. de Moncrif. On
trouve à la fin du volume une traduction en vers français des Noëls
Bourguignons qui n'existe que là.
Ce recueil d'ordures est sans contredit le plus complet et
le plus rare qu'il y ait, il renferme beaucoup de Pièces qu'on
rechercherait, bien inutilement ailleurs.»]
[Note 18: On connaît le sens de _moniche_.]