IX

Ayant quitté le Cercle à cinq heures du matin, aussitôt l’ouverture du

_Balneum_, _Grand-Gosse_ y fut prendre un bain de vapeur, cela lui

tiendrait lieu de sommeil. L’eau froide de la piscine le regaillardit.

Quand le masseur nègre lui eut passé un peignoir éponge et l’eut étendu

sur un divan, les pieds enveloppés, au préalable, d’une serviette

chaude, il savoura, quelque temps, le bien-être de ses nerfs ravivés.

Puis, le petit déjeuner commandé, fumant sur une petite table de rotin

auprès de lui, il y trempa un chiffon de brioche et se prit à réfléchir.

--A quoi emploierait-il bien sa matinée?

Un grand besoin de tendresse monta en lui. Avant cette nuit passée au

jeu, il s’était attardé, hier, en compagnie de Fred, dans ce restaurant

de nuit où, par trois fois, il s’était rendu au lavatory, sous l’œil

ironique d’une femme aux narines pincées, pour renifler cette cocaïne

qui lui donnait une telle assurance.

Il se félicita de ce qu’à présent il ne perdît pas la grosseur d’une

tête d’épingle de la précieuse poudre, grâce à une minuscule cuiller

dont il se servait. Au retour, il stupéfia le lutteur par son entrain et

son cynisme. Celui-ci ayant parlé d’une opération qu’il étudiait et qui

devait lui rapporter gros mais présentait de nombreux aléas, il lui

conta, pour se faire bien voir de lui, l’histoire des 8.000 francs de

_Nom-d’un-petit-bonhomme_. _Jojo Belles-esgourdes_ vit immédiatement le

parti à tirer de cette révélation, mais émit des doutes sur la

collaboration que pourrait fournir _Grand-Gosse_ en cette occurrence.

--Je te connais comme si je t’avais pondu. Pour ce qui est du boniment,

tu es un peu là, mais quand il s’agira d’en mettre un coup, tu auras les

foies...

Il s’était défendu, ses trois prises aidant, et avait accepté, en

principe, de faire le guet. Il le regrettait presque, maintenant, bien

que l’autre l’eût assuré «qu’il n’y aurait pas de pet...»

... Quelle souffrance, tout de même, que cette timidité qui, de

longtemps, l’avait brouillé avec lui-même. Pour se complaire dans son

passé, il avait arrangé ses souvenirs. La sincérité avec soi est un don

ou le fait d’une longue étude. Il n’était pas privilégié et répugnait à

tout effort. C’était un homme comme un autre, sans plus. Un peu plus

nerveux, peut-être, avec de ces délicatesses féminines qui sont d’un tel

embarras quand on a sa vie à faire, et des rougeurs subites à propos de

rien.

Collégien, il ne pouvait, quand il se trouvait en retard, traverser la

salle d’études sans devenir pourpre jusqu’aux oreilles. Il préférait

paraître ignorant que de supporter la fixité de regard d’un professeur

qui l’interrogeait. Pour regagner la maison paternelle, il faisait de

longs détours, à seule fin de ne point passer devant le magasin d’une

modiste dont le sourire effronté l’effarait.

Afin de vaincre sa timidité, il se créait, chaque jour, un nouveau rôle

qu’il oubliait à mesure, exagérant ses propos, affectant une malice dont

il était bien incapable. Bref, il se mentait assidûment et mentait aux

autres pour essayer de perdre, de noyer sa faiblesse, sans y parvenir.

Une femme aurait pu le guérir dont les yeux eussent chaviré

charitablement sous les siens pour le convaincre qu’il l’avait séduite.

Mais les femmes ne savent pas, elles n’ont pas le temps, et la vie est

courte.

Vers ses dix-huit ans, il se mit à jurer et à fréquenter les bouges pour

se donner une allure. Dans son âme ingénue comme un keepsake titubèrent

des filles en peignoir et ricanèrent des faces torves.

Il disait: «Mes vices, mes chers vices!» et, rentré chez lui, les

photographies des parents morts protestaient, qu’il retournait contre le

mur piteusement.

Pour se consoler de ne point agir, il bâtissait des projets dont il

s’ouvrait à quiconque, prodiguant l’or de ses illusions, sans pudeur, au

premier venu. Pauvre _Grand-Gosse_! quelle séduction émanait de cette

incessante tentative! Quelle fièvre consumante était en lui, auprès de

quoi l’on passait, la plupart du temps, sans savoir. On eût dit, par

moment, de ces jardins clos dont les parfums tièdes vous surprennent au

détour d’un chemin mais ne vous retiennent point parce que la route est

longue et que le jour décline...

S’apercevant qu’il s’attendrissait, il désentrava ses pieds nus de leur

serviette chaude, chaussa des babouches et regagna sa cabine pour

s’habiller. Avant de passer sa chemise, il prit, dans une poche secrète

de son gilet, une petite bonbonnière de vieil argent, en sortit une

pincée de coco qu’il aspira précipitamment sur le revers de la main,

puis une seconde, puis une troisième.

Il se revit, tout enfant, attablé chez ce vieil oncle dont on parlait

chez lui à mots couverts. Il était assis en face de lui. Sur le mur,

derrière le vieillard, un pan de la tapisserie bâillait qu’agitait un

courant d’air:

--Petit, ne mets pas tes coudes sur la table...

--Pourquoi?

--Parce que ça ne se fait pas.

--Et pourquoi ça ne se fait-il pas?

--Parce que...

--Parce que quoi?

--Tu es trop curieux; les enfants ne doivent pas être curieux.

--Vous croyez, mon oncle? Nous dînons seuls ici, mon père et ma mère n’y

sont pas. Pourquoi me parlez-vous comme eux, alors que je sais...

--Qu’est-ce que tu sais?...

--Rien...

--Mais encore?...

--Rien, je vous dis...

--Ce n’est pas la peine de rougir.

--Eh bien! oui, je sais quelque chose, mais vous n’allez pas vous

fâcher, je vous aime tant! Je vous aime comme l’image de ce que je

voudrais être quand je serai devenu vieux.

--Merci...

--Vous m’en voulez?

--Pas le moins du monde. Continue...

--Où en étais-je?

--Tu savais quelque chose sur moi que tu ne voulais pas dire.

--Vous me promettez de ne pas vous fâcher?

--Je te le promets.

--Eh bien! je sais que...

--... que?...

--... vous avez fait le malheur de la famille.

--Le malheur de la famille! Et tu le crois, toi, mon petit, mon tout

petit? Ne te dérange pas, va, tu peux mettre tes coudes sur la table,

maintenant...

--Mon oncle!...

Il se servit une grande rasade de vin blanc qu’il but d’un trait, puis

il dit:

--La famille... S’ils ne m’avaient pas eu, ils m’auraient inventé...

Vois-tu, petit, mais tu es trop jeune... Dans quelle classe es-tu?

--En sixième...

--Et tu viens de commencer le latin?

--A peine.

--Ainsi!...

Il remplit à nouveau son verre et le vida:

--La famille! Moi seul ai vécu. S’ils l’osaient, ils s’accrocheraient à

mes basques pour aller encore avec moi n’importe où. Tu ne sais pas ce

que c’est, petit, que de n’avoir pour horizon que le cadran de la mairie

et de se dire: «Je croyais être en avance de dix minutes, mais au fait

je n’avançais que de cinq!» Moi, je suis parti... Reprends du bouilli,

mon petit... J’ai eu faim... j’ai eu froid... des gens m’ont fait

baisser la tête sous leurs reproches, mais j’ai vu des pays, des pays...

--Comme sur la géographie?

--Mieux que sur la géographie, des pays pour de vrai et dont chacun

était comme un visage qu’on avait peur d’oublier.

--Vous avez vu des sauvages, mon oncle?

--Comme je te vois.

--Et des hommes de toutes les couleurs?

--Tous les hommes ont la même couleur, ils sont couleur du temps qui

passe.

--Avez-vous eu des aventures, mon oncle?

--Tu ne bois pas, mon petit, un doigt de vin rouge, tu l’as oublié après

le bouillon, c’est le coup du docteur... Un soir, à Konakry, j’avais la

fièvre, une de ces fièvres dont on n’a pas idée en Europe, j’ai senti

sur moi le souffle de la mort. Tu ne saurais croire la force qu’il m’a

fallu pour y résister. La mort, c’est, peut-être, la plus grande

aventure. Une mouche d’or dansait déjà entre mes deux yeux; je ne

sentais plus mes bras, ni mes jambes; une source coulait, je ne savais

où, dont m’arrivait le bruit et vers laquelle je tendais, sans

conviction, mes lèvres pour boire. C’était fort curieux.

--Vous n’avez pas fait fortune, mon oncle?

--Petit, ne mets plus tes coudes sur la table, tes parents m’ont promis

de venir prendre le café avec nous...

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

_Grand-Gosse_ était habillé, maintenant, il sortit et descendit la rue

Cadet vers le faubourg Montmartre. C’était l’heure où celle-ci s’emplit

d’odeurs maraîchères et où commencent à rouler les rotatives des

journaux de midi.

Ses parents! lui aussi avait fait leur malheur dans la mesure de ses

moyens. Il ne lui restait plus qu’une sœur, mariée à Paris, rue de

Grenelle, à un ancien élève de l’école d’Athènes qui, ayant professé

quelque temps au lycée impérial de Galata-Sérail, émaillait de mots

turcs sa conversation. Il vous accueillait d’un _khoch gueldinez_ et

vous quittait sur un _Saghol_. Il portait des lunettes à branches d’or

et sa barbe d’or pâle était taillée en éventail.

Si j’allais les voir, se dit _Grand-Gosse_. Mais ses souvenirs le

harcelaient. Il se mit, en promenant au hasard, à batifoler avec eux...

Ce retour de l’enfant prodigue. Il avait dix-huit ans, alors. Son père

et sa mère vivaient encore...

Quand il arriva à la grille du jardin, il fut étonné de ne pas entendre

les cris du veau gras qu’on devait être en train d’égorger. A table,

comme on servait de la brandade de morue, il en eut l’explication:

c’était un vendredi, jour maigre. S’il n’avait su de longtemps être né

sous l’influence de Saturne, il en eût été convaincu à ce signe...

... Mon Dieu! quelle heure était-il donc à son cœur pour qu’il remarquât

que la petite cousine de ses quinze ans avait (on ne trouve donc pas de

crème Simon en province) les lèvres gercées?...

... Dès le café, il avait compris qu’on ne le consulterait jamais que

par politesse, lorsqu’il y aurait des invités.

Le curé avait dit, en s’asseyant comme pour toujours:

--Le voici donc, ce cher enfant prodigue!

Et, immédiatement, on avait parlé d’autre chose...

... L’après-midi se traîna interminable. C’est après les repas, ou

avant, qu’on ne sait vraiment qu’entreprendre en province. A quatre

heures, il y eut le crissement de souliers ferrés sur les dalles du

corridor. Et la voix de l’oncle revenant de la chasse:

--Eh bien! mon gaillard, te voilà réacclimaté dans ce pays?... Enfin, tu

t’es mis un peu de plomb dans la tête.

Et ce bruit de fusil qu’on pose dans un coin!...

--Non, décidément, je n’ai pas envie de me barber chez ma sœur et mon

beau-frère, décida _Grand-Gosse_, et, pour profiter de ce lyrisme dont

son cœur lui paraissait submergé, il entra dans un café, commanda un

porto et «de quoi écrire».

Quand il se sentait en verve, comme ce matin-là, il ne manquait jamais

d’expédier un mot à son ami Pierre qui, ses études terminées, s’était

retiré dans ses Pyrénées natales où il vivait en philosophe.

«_Mon ami Pierre_, se mit-il à écrire dès que le garçon eut apporté un

buvard, _à l’époque de l’état de grâce où le bel habit en papier

d’argent du chocolat vous semblait, à l’heure du goûter, une grande

richesse, mes professeurs se plaignaient de mon manque d’application. Ce

que je devais en dépenser, par la suite, pour trouver aimable la vie, je

t’assure que j’y emploie, encore, beaucoup de bonne volonté._

«_On m’avait tellement prévenu contre elle en me disant qu’elle n’était

que l’antichambre de la mort. Je sentais qu’on exagérait, qu’on y mêlait

du parti pris. J’en mis, moi aussi, pensant rétablir la balance.

J’allais à elle comme on va dans les maisons de femmes, pour me montrer

que j’étais un homme, et aussi parce qu’elle était le fruit défendu.

Mais je sentais confusément que le cœur n’y était pas. Autour de moi, à

nouveau, on exagérait: on la disait divinement belle, elle était

divertissante tout au plus. Puis, l’âme un peu empoissée par son fard,

je me ravisai. Peut-être, pensai-je, qu’en retournant à la simplicité de

mon enfance, elle viendra sans ce rouge aux lèvres. Elle vint certains

soirs, mais je remarquai que ses lèvres étaient gercées. Alors?_

«_Notre malheur, vois-tu, n’est que d’avoir possédé les choses à l’heure

où nos désirs n’étaient plus que des souvenirs essoufflés. Nous sommes

montés en wagon pour des endroits où nous pensâmes aller naguère sur le

siège de la diligence, à côté du fouet claquant d’un conducteur en

béret..._

Il en était là de sa lettre quand il sentit une main se poser sur son

épaule et la voix du _Grand-Père_ s’éleva, bienveillante et presque

câline comme à l’habitude:

--Serait-il indiscret de savoir quelle est la belle à qui, mon cher

enfant, vous destinez ce poulet? Est-elle blonde... brune ou châtain?...

Mais _Grand-Gosse_ haussa les épaules:

--Un porto?... Un créancier, un vulgaire créancier à qui je demandais un

délai.

Et, roulant son papier en boule, il l’envoya à l’autre bout du café...

X

_Grand-Père_ achevait sa toilette devant l’armoire à glace, au tain usé,

de sa chambre d’hôtel, quand le cri des camelots, galopant dans la rue

Pigalle s’éleva:

--Demandez _l’Information_, _Paris-Midi_!

--Quelque chose de sensationnel, pensa-t-il... le ministère serait-il

renversé?

Au même moment, on frappa à sa porte. Il donna un dernier coup de peigne

à sa barbe et fut ouvrir.

--Excusez-moi, mon jeune ami, de vous recevoir dans une chambre aussi en

désordre...

Mais _Grand-Gosse_ s’était effondré sur une chaise. Ses yeux cernés, la

contraction des muscles de son visage accusaient sa fatigue.

_Grand-Père_ observa que la poche droite de son veston débordait de

journaux.

--C’est à vous de m’excuser... je suis à bout...

--Qu’est-ce qui vous arrive, demanda, avec une sollicitude sincère, le

vieillard.

L’autre ne répondit pas. Il regardait devant lui, fixant avec insistance

la pendule de faux bronze de la cheminée. Au bout de quelques minutes,

il parut se décider:

--J’ai fait une blague... une très grosse blague... Il faut absolument

que vous me sauviez... Je n’ai pas d’autre ami que vous...

--En tout cas vous n’en avez pas de meilleur.

--Je le crois.

--Écoutez... j’ai beaucoup réfléchi... Il faut que je prenne le premier

train qui partira pour Le Havre... là je me débrouillerai... je

m’embarquerai--fût-ce comme soutier--à bord d’un bateau... L’important

est d’arriver au Havre et d’avoir quelques sous pour attendre...

Auriez-vous...

Le cri des camelots, atténué par le bruit des autobus, leur parvint à

nouveau.

--_...mation_! _...ris-Midi_.

_Grand-Gosse_ devint livide.

--... trois cents francs à me prêter?

Le _Grand-Père_ ne prit pas la peine de montrer son porte-billets qui ne

contenait qu’une coupure de vingt francs et une de dix.

--C’est trois cents francs qu’il vous faut?

--Au moins.

--Venez avec moi.

--C’est que... je suis éreinté... j’étais si bien ici!...

--Nous prendrons un taxi, vous m’attendrez dans le taxi... Allons,

venez... il le faut... mon pauvre petit!...

Il coiffa son unique chapeau, un de ces melons gris auquel il était

resté fidèle depuis l’ancien Boulevard, et ils descendirent.

Il donna au chauffeur l’adresse de sa fille. Tout le long du trajet, le

silence s’appesantit entre eux. A un moment donné, le _Grand-Père_

tapota impatiemment la vitre à moitié relevée de la portière puis, il se

replongea, de nouveau, dans ses réflexions.

Pourvu que Nancy n’ait pas eu l’idée de manger chez elle! Elle avait

accoutumé, après sa promenade au Bois qu’elle faisait, d’habitude, de

dix heures à midi, tous les matins, avec ses deux bergers allemands,

d’aller déjeuner aux _Ambassadeurs_... Mais, il suffisait que... Il

avait tellement de guigne dans la vie!...

--Je vais vous expliquer ce qui s’est passé, _Grand-Père_... mais,

promettez-moi de ne pas m’en vouloir... A vous, je peux tout dire,

n’est-ce pas?... C’est cette coco d’où est venu tout le mal...

--Ne me dites rien, mon enfant... D’ailleurs nous sommes arrivés...

Écoutez-moi bien: quand je serai rentré dans la maison devant laquelle

nous allons arrêter, vous irez au café d’en face. Là, vous attendrez

quelques minutes, puis vous demanderez, au téléphone, Mademoiselle Nancy

Nangis. C’est sa femme de chambre qui viendra probablement à l’appareil.

--Que faudra-t-il lui dire?

--Je ne sais pas... ce que vous voudrez... l’important est que vous la

reteniez un certain temps.

--C’est tout?

--C’est tout...

* * * * *

... Au bout d’un quart d’heure qui parut fort long au jeune homme et

pendant lequel il parcourut fiévreusement les journaux, _Grand-Père_

parut, il était très grave.

--Voilà 500 francs, mon petit... Non, ne me remerciez pas.

Il eut un soupir:

--Vous n’auriez pas dû me faire ce chagrin... ce très grand chagrin...

et maintenant partez, partez vite!...

_Grand-Gosse_ se leva. Il pensa, un moment, à l’embrasser, puis il eut

peur de paraître ridicule et il lui serra fortement les deux mains.

--Non, laissez-moi votre consommation, dit le _Grand-Père_.

Resté seul, le vieillard songea qu’il ne pourrait plus jamais se

représenter chez sa fille, même en son absence. Pendant qu’allait

téléphoner la soubrette qui se trouvait seule dans l’appartement, il en

avait profité pour prendre les 500 francs dans un des tiroirs de ce

chiffonnier sur lequel Nancy avait l’habitude de laisser les clefs...

Une liasse de lettres de Nogaroff était à côté dont une seule aurait

permis à Chauvert «d’opérer» l’attaché moldave. Mais il fallait faire

vite. Puis, ce sacrifice fait à son affectation pour _Grand-Gosse_, il

lui sembla qu’il le réhabilitait à ses propres yeux.

--Garçon, commanda-t-il, vous me donnerez un vermouth-cassis--avec

beaucoup de vermouth.

Les "Faisans" · 第 12 / 21 题