Ia reluisoit la benoiste iournée
Que la nature au monde te deuoit,
Quand des thresors qu'elle te reseruoit
Sa grande clef, te fust abandonnée.
Tu prins la grace à toy seule ordonnée,
Tu pillas tant de beautez qu'elle auoit:
Tant qu'elle, fiere, alors qu'elle te veoit
En est par fois, elle mesme estonnée.
Ta main de prendre en fin se contenta:
Mais la nature encor te presenta,
Pour t'enrichir cette terre ou nous sommes.
Tu n'en prins rien: mais en toy tu t'en ris,
Te sentant bien en auoir assez pris
Pour estre icy royne du cœur des hommes.