Ce sont tes yeux tranchans qui me font le courage
Ie veoy saulter dedans la gaye liberté,
Et mon petit archer, qui mene à son costé
La belle gaillardise et plaisir le volage.
Mais apres, la rigueur de ton triste langage
Me montre dans ton cœur la fiere honnesteté
Et condamné ie veoy la dure chasteté,
Là grauement assise et la vertu sauuage,
Ainsi mon temps diuers par ces vagues se passe.
Ores son œil m'appelle, or sa bouche me chasse.
Helas, en cest estrif, combien ay i'enduré.
Et puis qu'on pense auoir d'amour quelque asseurance,
Sans cesse nuict et iour à la seruir ie pense,
Ny encor de mon mal, ne puis estre asseuré.