A MATTAWA.

C'est ainsi qu'à Mattawa, les citoyens de Sudbury leur ont présenté

l'adresse suivante:

Au lieutenant-colonel J. A. Ouimet, aux officiers et sous-officiers du

65ème bataillon.

Messieurs,

A l'occasion de votre retour du Nord-Ouest, permettez à vos amis de

Sudbury de vous féliciter de l'heureux apaisement des troubles, qui vous

permet de rentrer dans vos foyers, d'aller vous reposer au milieu de vos

familles, des fatigues de toutes sortes que vous avez endurées pendant

cette campagne lointaine, à laquelle vous avez pris une si glorieuse

part.

Croyez, messieurs, que nous vous avons suivis, par la pensée, dans

les marches que vous avez faites dans les prairies, par des chemins

impraticables, dans les périls incessants qui vous environnaient de tous

côtés, dans vos engagements avec l'ennemi, que vous avez su combattre et

vaincre, nous vous avons suivis dans toutes ces circonstances avec le

plus grand intérêt.

Nous avons constaté avec une joie indicible, qu'au plus fort du danger,

vous avez noblement rempli votre devoir, que les balles meurtrières des

Indiens n'ont point fait fléchir votre courage un seul instant.

Nous désirerions beaucoup assister à, la grande démonstration que vos

amis de Montréal préparent pour votre arrivée, ce sera simplement

splendide, comme il s'en est rarement vu; mais s'il nous est impossible

d'y assister, du moins, nous pouvons nous joindre à eux pour vous dire

de tout notre coeur. Honneur! à vous tous, messieurs, du 65ème.

Le Canada est content de vous! il a le droit d'être fier de posséder de

tels soldats pour le défendre en tous temps et à quelque place que ce

soit!

Honneur! encore à vos chers camarades blessés! Ah! puissiez-vous vivre

assez longtemps pour montrer à vos enfants et petits enfants les

cicatrices des blessures que vous avez reçues au service de votre pays,

et enflammer leur jeune coeur du feu de votre amour, patriotique!

Stephen Fournier, J. H. Dickson, Thomas Morton, F. A. Ouellet, Frs.

Thompson, Jos. Anctil, J. L. Michaud, J. B. Francoeur, A. Simard, A.

Lemieux.

Le colonel Ouimet remercie ces excellents amis en quelques mots. Les

instants sont précieux. On doit arriver à Montréal à, heure fixe, la

cloche sonne, le train part. Adieu! Hourra! Hourra!

Cent-vingt jours de service actif Récit Historique Très Complet de la Campagne du 65ème au Nord-Ouest · 第 68 / 83 题