LA SONDE.

Ce n'est qu'à la pierre

Qu'on ordonne de sonder[266],

Ce barbier empierre

Qui pretend le seconder.

La nouvelle oraison,

Qui fait perdre raison,

Veut qu'en vertu de la sonde

Tout se fonde, tout se fonde,

Dans une maison.

[Note 266: Les sondes de toutes sortes, même celles qu'on

croyoit n'avoir été inventées que deux siècles plus

tard, étoient déjà employés par les praticiens, et même,

à ce qu'il paroît, par les barbiers qui se mêloient de

chirurgie. Antoine Guainer dit, par exemple, au chap. 15 de

son Traité _De orthetica et calculosa passione_, compris

dans son grand ouvrage _Tractatus de febribus_, etc., 1573,

in-fol.: «Qu'on se serve d'une fine bougie de cire, ou

d'une petite verge d'argent ou d'étain.» Il devançait, je

le répète, de près de deux cents ans ce M. Daran, dont les

sondes-bougies faisoient dire au marquis de Bièvre qu'il

prenoit des vessies pour des lanternes, et qui fut, grâce à

elles, d'un si grand secours pour J. J. Rousseau dans son

infirmité. V. les _Confessions_, 2e partie, liv. VIII.]

Variétés Historiques et Littéraires (10/10) Recueil de pièces volantes rares et curieuses en prose et en vers · 第 49 / 88 题