Ma seule douleur fut de penser qu'ainsi j'avais montré à mes ennemis la
voie de la victoire et que je leur faisais pressentir, en les abattant
après dix ans de puissance et de superbe, ce qu'ils pouvaient espérer
à leur tour d'un même nombre d'années. Je songeai que, puisque avec
mon aide un tel tour avait été donné à la roue de Fortune, cette roue
tournerait encore et mettrait les miens à bas. Ce pressentiment couvrit
d'une ombre l'éclatante lumière de ma joie.