L'empereur, devenu maître de l'Illyrie et de la Pannonie, s'arrêta
à Sirmium, capitale de cette dernière province. Il y était dès le
commencement de l'année suivante, 351 de Jésus-Christ, pour laquelle
il ne créa point de consuls. Il s'agissait de reconquérir la moitié
de l'empire, plutôt que de lui donner des magistrats. Mais Magnence,
empressé de mettre en usage tous les droits de l'autorité souveraine,
se nomma lui-même consul avec Gaïson, le meurtrier de Constant.
La rigueur de la saison qui rendait les passages impraticables,
fermait à Constance l'entrée de l'Italie. D'un autre côté, l'Orient
restait exposé aux incursions des Perses. Dans la crainte qu'ils
ne profitassent de son éloignement, il crut ne pouvoir mieux faire
que de donner le titre de César à Gallus, son cousin-germain, alors
âgé de vingt-quatre ans, et de lui confier la défense des provinces
orientales. C'était un prince de peu d'esprit, et tout-à-fait incapable
de soutenir le fardeau dont on accablait sa faiblesse. Je l'ai
laissé avec son frère Julien au milieu du massacre qui fit périr sa
famille, après la mort de Constantin. Je vais reprendre en peu de mots
l'histoire de ces deux princes.
[Note latérale: XXV. Éducation de Gallus et de Julien.
Jul. ad Ath. p. 272 et 273.
Misop. p. 350-354, epist. 9, p. 378.
Greg. Naz. or. 3. t. 1, p. 58.
Liban. or. 5. t. 2, p. 174, 176, et or. 10. p. 262 et seq.
Amm. l. 22, c. 9.
[Eutrop. l. 10.