[1: Entre lui et M. de Chateaubriand.]
[2: Benjamin Constant fut en effet dispensé de la prison; mais la cour
éleva le chiffre de l'amende dans les deux affaires.]
[3: Ce fut dans la séance du 23 février que M. le vicomte de
Chateaubriand prononça son premier discours à la tribune de la Chambre
élective; il y produisit une vive sensation.]
[4: Le discours que M. Canning prononça le 14 avril au soir en déposant
sur le bureau de la Chambre des communes les documents relatifs aux
négociations échangées avant, pendant et après le congrès de Vérone
entre les cours d'Espagne, de France et d'Angleterre.]
[5: Dans un article qui contenait une noble réfutation du discours que
lord Brougham avait prononcé contre l'intervention de la France dans les
affaires espagnoles.]
[6: Le 11 juin, sur la proposition de MM. Galiano et Arguellès, les
cortès, réunies à Séville, décidèrent qu'il serait envoyé sur-le-champ
une députation au roi, chargée de lui représenter la nécessité de
quitter Séville avec le gouvernement et les cortès. L'île de Léon serait
le lieu de refuge, et le départ aurait lieu le lendemain 12 à midi.
Sur le refus du roi d'obtempérer volontairement à cette injonction,
l'assemblée déclara, en effet, que S. M. serait regardée comme en état
d'empêchement _moral_, cas prévu par l'article 187 de la constitution,
et elle investit une régence provisoire de la plénitude du pouvoir
exécutif. Le départ de la famille royale eut lieu, non sans violences,
le 12 au soir.]
[7: Gérard venait de terminer son tableau de _Sainte Thérèse_ qu'il
donna à l'infirmerie de Marie-Thérèse.]
[8: Ministre de France en Toscane.]
[9: M. de Chateaubriand.]
[10: Elisabeth Hervey, duchesse de Devonshire.]
[11: C'est un ordre d'Espagne.]
[12: M. de Chateaubriand.]
[13: M. de Villèle.]
[14: Léon XII fut en effet malade à cette époque, mais se rétablit
promptement.]
[15: L'empereur Alexandre avait envoyé le cordon de Saint-André à M. le
duc Mathieu de Montmorency et à M. le vicomte de Chateaubriand. M. de
Villèle fut excessivement blessé de n'être point compris par l'empereur
de Russie dans la distribution de la même faveur, et il en garda de la
rancune, ce qui prouve que les hommes d'imagination ne sont pas les
seuls à attacher du prix à ces _hochets_ dont la munificence des
souverains dispose. Pour le consoler, le roi le nomma, le 8 janvier,
chevalier de ses ordres].
[16: Le duc de Doudeauville; on trouvera plus loin sa lettre].
[17: La lettre de l'empereur Alexandre qui accompagnait l'envoi du
cordon de Saint-André.]
[18: Le cordon de Saint-André, dont il a été déjà question].
[19: Benjamin Constant.]
[20: Miss Bathurst qui, dans une promenade à cheval au bord du Tibre,
avec une société brillante et nombreuse, fut précipitée dans le fleuve
par un faux pas de son cheval et y périt. Elle avait dix-sept ans, et
était remarquablement jolie.]
[21: M. de Chateaubriand.]
[22: Élisabeth Hervey était fille de lord Hervey, comte de Bristol,
évêque de Derry. Elle était née en 1759.]
[23: Le duc de Doudeauville.]
[24: Le vicomte de Larochefoucauld.]
[25: Il s'agit évidemment du _père_ et du _fils_.]
[26: Le duc de Doudeauville était alors directeur général des postes, et
il y marqua son passage par les plus utiles améliorations.]
[27: La duchesse de Duras.]
[28: La Vallée-aux-Loups.]
[29: M. de Chateaubriand.]
[30: Le duc Mathieu de Montmorency.]
[31: Henri de Montmorency, fils aîné du duc de Laval, était mort à
Naples, en 1819.]
[32: La duchesse de Luynes.]
[33: M. de Serre.]
[34: Antoine-Marie-Philippe-Louis d'Orléans, duc de Montpensier, né le
31 juillet 1824.]
[35: Mariée au marquis Pepoli à Bologne.]
[36: La dépouille mortelle de Mme de Staël est déposée à Coppet auprès
de M. et de Mme Necker.]
[37: Une courte brochure intitulée: _De l'abolition de la censure_.]
[38: Voici le texte même du traité par lequel Tenerani acceptait la
commande de Mme Récamier:
«Dichiarasi da me infrascritto aver ricevuto scudi trecento trenta
della illustrissima signora Recamier; e questi sono in conto di
luigi cento cinquanta (3,600 fr.) prezzo convenuto per un
bassorilievo che per suo ordine esegnisco in marnio statuario di
Carrara, conforme al modello già fatlo; il di cui soggetto, tratto
dai _Martiri_ di Chateaubriand, esprime Eudoro e Cimodocea
condamnati a perire nell'anfiteatro Flavio, pasto di una tigre.
In fede.
Pietro TENERANI.
«Roma, questo di, 29 dicembre 1824.»]
[39: Le duc de Doudeauville.]
[40: Une parure de jais: on était en deuil du roi Louis XVIII.]
[41: La baronne de Bourgoing, cette même amie dont il a été question
lorsque Mme Récamier s'établit à l'Abbaye-au-Bois; elle était, à la date
de la lettre de M. de Montmorency, surintendante de la maison royale de
la Légion d'honneur à Saint-Denis, et sa fille, duchesse de Tarente, se
mourait en effet.]
[42: Architecte qui avait arrangé pour Mme Récamier l'hôtel de la rue du
Mont-blanc; il avait été chargé du château de Compiègne, et en cette
qualité y avait un logement. Berthault mourut au mois d'août 1825.]
[43: M. de Chateaubriand.]
[44: Mme la duchesse de Duras qui se flattait toujours d'opérer un
rapprochement entre M. de Villèle et M. de Chateaubriand.]
[45: L'anniversaire de la mort de Mme de Staël, le 14 juillet, que
jamais M. de Montmorency ne laissa passer inaperçu.]
[46: M. de Montmorency fait ici allusion à la course que Mme de Staël
accomplit avec lui en 1810 à son château de La Forest. On n'a peut-être
pas oublié les détails que nous avons donnés sur cet été qui réunit une
dernière fois les amis de cette femme célèbre autour d'elle. Mme
Récamier n'était point allée à La Forest; elle n'était pas non plus
restée à Fossé: elle avait repris la route de Paris et devait essayer de
conjurer l'action de la censure qui fit supprimer l'ouvrage sur
l'Allemagne.]
[47: _Note sur la Grèce_, brochure de trois feuilles, publiée à la fin
de juillet. Cette brochure eut une seconde édition au mois de décembre
de la même année; M. de Chateaubriand y avait ajouté un _Avant-Propos_.]
[48: Mme de Staël.]
[49: La duchesse Mathieu de Montmorency qui s'était fixée dans sa terre
de Bonnétable.]
[50: La vicomtesse de Laval, mère du duc Mathieu.]
[51: Le duc de Laval Montmorency.]
[52: La vicomtesse de Laval, mère de Mathieu de Montmorency.]
[53: La duchesse Mathieu.]
[54: La lettre datée de Dijon ne s'est point retrouvée.]
[55: La guerre entre les Russes et la Porte Ottomane avait éclaté au
printemps de 1828. Diebitsch y fut d'abord employé comme major général
sous les ordres du comte de Wittgenstein; mais cette campagne fut moins
heureuse que son début ne donnait le droit de s'y attendre. En 1829
seulement, et lorsque Diebitsch eut été chargé du commandement en chef,
les Russes s'emparèrent de Silistrie, dont le siége avait duré près
d'une année, et leur armée franchit les Balkans.]
[56: Mme Lenormant avait accompagné à Toulon son mari qui partait pour
l'Égypte.]
[57: Pierre Guérin, peintre d'histoire, élève de Regnault, né à Paris en
1774. Il obtint au début de sa carrière, en 1797, un des trois grands
prix que, pour cette fois, par extraordinaire et attendu la force du
concours, l'Académie crut devoir distribuer. Avant de partir pour Rome,
Guérin exposa son tableau _Marcus Sextus ou le retour du proscrit_, qui
excita un véritable enthousiasme. Ce tableau, noblement conçu, exécuté
avec beaucoup de sentiment, reste une belle composition que la gravure a
reproduite, et qui eût été admirée en tout temps. Mais le sujet choisi
par le peintre, au sortir de nos troubles civils, alors que les émigrés
revoyaient avec transport le pays natal, devait toucher fortement les
âmes. On a de Pierre Guérin _Phèdre et Hippolyte_, _une Offrande à
Esculape_, _Orphée au tombeau d'Eurydice_, _Céphale et l'Aurore_,
_Napoléon pardonnant aux révoltés du Caire_, _Didon écoutant les récits
d'Énée_, _Égisthe et Clytemnestre_: quelques admirables portraits, parmi
lesquels il faut citer surtout ceux d'Henri de Larochejacquelein et de
Lescure: toute la poésie et toute la foi de la Vendée animent ces deux
belles toiles.
Nommé directeur de l'Académie de France en 1816, Guérin n'avait pas
accepté ces fonctions. Appelé de nouveau à ce poste en 1822, il se
rendit à sa destination. Mme Récamier l'avait trouvé à Rome en 1824 à la
tête de l'Académie de France, et M. de Chateaubriand le retrouva en 1828
à la Villa Medicis, gouvernant avec un zèle fort dévoué et une grande
intelligence ce noble établissement. Guérin, dont la santé toujours
délicate s'altérait de plus en plus, revint en France, où il ne fit
qu'un séjour de courte durée; il retourna en Italie en 1833, et mourut à
Rome le 6 juillet de la même année. Homme de moeurs extrêmement douces,
d'esprit fin et cultivé, sa société avait beaucoup d'attrait; artiste
plein de sensibilité, de goût et de grâce, sa peinture a plus de charme
encore que de science.