La petite ville de Brignoles (Var) vient de fêter le centenaire d'un de
ses habitants les plus universellement considérés, M. Auguste Bourgogne,
né le 13 octobre 1805.
[Illustration: M. A. Bourgogne, né le 13 octobre 1805. entouré de sa
famille.]
Président du tribunal de commerce de Brignoles pendant trente ans, doyen
des fabricants tanneurs de France, M. Bourgogne s'est retiré des
affaires il y a plus de cinquante ans. Il est le cadet d'une famille de
quatorze enfants qui dépassèrent tous la quatre-vingtième année; sa soeur
est morte à quatre-vingt-dix-sept ans.
Notre gravure le représente dans son jardin, entouré de son fils, de sa
fille et de ses deux arrière-petits-enfants; elle atteste la verdeur de
ce vieillard encore assez alerte pour avoir pu, le jour de son
centenaire, se rendre à pied à l'église, puis à la salle de banquet et,
de là, rentrer chez lui, ce qui représente un peu plus de deux
kilomètres.
Depuis l'année 1621, où mourut dans cette ville une femme âgée de cent
trente-quatre ans, on n'avait pas vu de centenaire à Brignoles.